lundi 13 mars 2006

Prière à Saint Joseph composée par Sa Sainteté le Pape Pie X

Glorieux Saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence, pour l'expiation de mes nombreux péchés;
De travailler en conscience, mettant le culte du devoir au dessus de mes inclinations;
De travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d'employer et de développer par le travail les dons de Dieu;
De travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés;
De travailler surtout avec pureté d'intention et détachement de moi-même, ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l'oeuvre de Dieu.
Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, ô Patriarche, telle sera ma devise.

+ Imprimatur: François-Marie, Evêque de Bayeux.

La main de l'humble Joseph a guidé la main du Créateur du monde

OFFRANDE DU TRAVAIL QUOTIDIEN

Afin que le travail humain soit davantage empreint de noblesse et d'esprit surnaturel par l'offrande qui en est faite à Dieu, S. S. Jean XXIII a daigné accorder le 7 octobre 1961:

1° - Une indulgence plénière pouvant être gagnée dans les conditions habituelles par les fidèles qui, le matin, offrent à Dieu le travail manuel ou intellectuel de toute leur journée, quelle que soit la formule utilisée;
2° - Une indulgence partielle de 500 jours pouvant être gagnée chaque fois que, avec piété et contrition, on offre ce même travail au moment où on l'accomplit, quelle que soit la pieuse invocation utilisée.

Permis d'imprimer: Bordeaux 19 décembre 1961. PAUL Cardinal RICHARD

Ave Joseph

Je vous salue, Joseph, vous que la Grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus l'Enfant divin de votre virginale Epouse est béni.
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu'à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l'heure de notre mort. Ansi soit-il.

Imprimatur, Friburgi Helv., die 15 Martii 1957. + Franciscus Charrière, Epis. Laus., Gen. et Friburgen.

Ave Joseph, gratia Dei abundantius praedite, cujus ulnae Salvatorem parvulum portaverunt et oculi erescentem aspexerunt: benedictus es inter viros, et benedictus filius almae Sponsae tuae Jesus.
Sancte Joseph, qui Unigenito Dei in patrem es electus, quamdiu in terris inter familiae valetudinis laborisque curas versamur, ora pro nobis et morte imminente nobis subvenire dignare. Amen.

Imprimatur de Rome: E Vicariatu Urbis die 30 april. 1960 ALOYIUS Card. Provicarius

Monastère St-Joseph, Case postale 162, 1920 Martigny (Suisse).

mercredi 8 mars 2006

Notre-Dame du Chêne - La signification des miracles

Comment ne pas voir dans ces miracles une revanche de la Sainte Vierge? 1803, c'est l'année de la restauration du culte, marquée d'abord en Scey-en-Varais par la solennité eucharistique de la Première Communion. L'Assomption, c'est la fête de la glorification de Marie, la fête aussi où la France, en vertu du voeu de Louis XIII, reconnaît officillement la Mère de Dieu pour sa Reine... L'image glorifiée est de celles qui n'ont échappé à la fureur de l'impiété révolutionnaire que grâce à l'humiliante obscurité de quelque réduit... Le bois de Grandchamp, témoin de cette glorification, est le lieu même où, pendant la persécution de l'Église, une autre image de Marie a été indignement traitée... C'est à la petite-fille de l'homme qui avait placé cette dernière image que l'image invisible est, une première fois, miraculeusement révélée, puis à son fils et à trois de ses petites-filles. Il n'y a d'autre témoin qu'un étranger; encore est-il l'hôte de la famillle et ne semble-t-il être là que par précaution, pour garantir la véracité des Mille et pour qu'il y ait deux hommes à témoigner.
Ainsi quelles que soient les circonstance que l'on regarde, de temps, de lieu, de personnes, toutes concourent à présenter le miracle du bois de Grandchamp comme une réponse de la Sainte Vierge à l'impiété révolutionnaire, aux affronts auxquels ses images furent en butte pendant ces jours troublés. Il est remarquable que les apparitions de Marie à la rue du Bac, à la Salette, à Lourdes et à Pontmain se rapportent à la France tout entière, qu'elles furent toutes suscitées par des misères et des fautes nationales. Le miracle de 1803 n'est pas différent. Si la Reine du ciel n'a pas jugé bon de lui donner plus d'éclat, il n'en inaugure pas moins, à une heure remarquable entre toutes, heure de résurrection et de réparation, la série des manifestations qu'elle daignera multiplier sur le sol français au cours d'une des périodes les plus critques de notre histoire. C'est ce que reppelait Mgr Foulon, archevêque de Besançon, dans sa lettre pastorale du 1er septembre 1883.

C'est sans doute pour n'avoir pas su reconnaître cette intention cependant si évidente de Marie qu'un religieux de la Compagnie de Jésus, le P. Fouillot, ému, à la suite de l'enquête canonique de 1844, par l'authenticité incontestable des faits miraculeux de 1803, se demanda quel pouvait bien avoir été le dessein de la Sainte Vierge et pensa en trouver l'explication dans l'emblème que porte la statue. Nous avons dit que c'est une grappe de raisin; mais l'état fruste où se trouve cette grappe permet de la prendre facilement pour un coeur. Le Père donna dans cette illusion et la chose pour lui fut claire: La Sainte Vierge était venue nous révéler son Coeur Immaculé. Il composa un long mémoire qu'il soumit au Cardinal Mathieu, gagna facilement à ses vues les "Filles du Saint Coeur de Marie", qui ne restèrent pas inactives, persuada pareillement le premier chapelain, M. Grosjean. Celui-ci qui, dès 1859, en tête de sa première notice, avait représenté Notre-Dame du Chêne avec un coeur, donna pour titre à celle qu'il publia en 1871: Histoire de Notre-Dame du Saint Coeur, dite Notre-Dame du Chêne, et y consacra tout un chapitre à la Dévotion au Saint Coeur de Marie. On fit de projets d'association. Certains status furent élaborés selon le plus pur esprit de Louis-Marie Grignion de Montfort, alors Vénérable, et de son Esclavage à la Sainte Mère de Dieu. Ce qui obtint l'agrément de Mgr Paulinier fut plus modeste et porta le titre un peu lourd d'Association de la Dévotion actuelle et perpétuelle au Très Saint Coeur de Marie. Mais, en 1880, succédait à M. Grosjean un chapelein quelque peu archéologue, M. Blanchet. Convaincu que l'emblème était une grappe de raisin, il se mit en quête de documents pour éclairer ses contradicteurs et eut le bonheur inespéré de tomber sur une statue qui sortait du même moule que l'image miraculeuse. La cause était entendue. Par ordre de Mgr Foulon, le vocable de "Notre-Dame du Saint Coeur" dut disparaître.

mardi 7 mars 2006

Notre-Dame du Chêne - La statue miraculeuse

Elle trône dans la chapelle, au-dessus du maître-autel. La Sainte Vierge, une haute couronne sur la tête, porte sur son bras grauche l'Enfant Jésus et tient de sa main droite contre sa poitrine une grappe de raisin. Les connaisseurs donnent cette statue pour une terre cuite d'Étrepigney (Jura) et la datent du siècle de Louis XIV. D'une exécution grossière, elle est d'une très belle conception de formes. Elle mesure, piédestal compris, 19 centimètres de haut.
Son nom lui vient d'un vieux chêne dans lequel elle fut découverte, au bord de la route, au bois dit de Grandchamp, à l'endroit où s'élève maintenant la statue de bronze. Qui l'avait mise dans cet arbre? Des gens de Montrond ont prétendu que c'était un de leurs ancêtres. Un soir que l'homme passait là, il fut attaqué par des malfaiteurs qui le menaçaient de le jeter à la Loue. Comme il se recommandait à la Sainte Vierge, des bruits mystérieux se firent entendre qui mirent ses agresseurs en fuite... Une autre tradition parle d'une jeune fille sauvée par la Sainte Vierge des attaques de deux libertins... Comme il est reconnu qu'avant l'exhaussement de la route, le passage était peu sûr avec la rivière d'un côté, le bois et le rocher à pic de l'autre, il est vraisemblable, quoi qu'il en soit de l'exactitude de ces traditions, que la statue fut placée dans le chêne par un voyageur reconnaissant.
L'arbre étant encore vigoureux, la niche qu'on avait creusée se referma, voilant peu à peu l'image, dont le souvenir se perdit. Cependant le chêne gardait son nom de Chêne de Notre-Dame. Un sentiment de vénération s'attachait à lui à ce point que, pendant la Révolution une coupe ayant eu lieu dans ce canton de la forêt, l'homme d'Ornans qui tenait le marteau pour marquer les pieds à abattre, passa outre en disant: "Pour celui-ci je ne le marquerai pas; on m'en voudrait trop".

Le sacrilège du bois de Grandchamp

A quelques deux cents mètres de la chapelle, du même côté de la route vers la gare, mais à une certaine distance dans les terres, on aperçoit, à demi dissimulées dans un bouquet de sapins, les lignes grisâtres d'un corps de bâtiment. C'est la Malcôte, ancienne propriété du cardinal de Granvelle, ministre de Charles-Quint. Au XVIIIe siècle, la ferme attenant la maison de maître était occupée par des Mille. Le chef de cette famille avait-il connu la statue? Il semble que oui. Mais il ne se doutait pas qu'elle était toujours là, car rien n'eût été plus facile que de la remettre au jour. Regrettant donc qu'elle eût disparu, il eut l'idée d'en placer une autre dans un chêne qui s'élevait proche de là, à une vingtaine de mètres du chemin. Or cet arbre, lors de la coupe que nous venons de mentionner, loin d'être, comme l'autre, respecté par la hache, fut abattu avec impiété. Les documents n'en disent pas plus long; mais cela suffit. On devine le sort de la statue qu'il portait. Si personne du voisinage ne la recueillit, c'est qu'elle avait été mise en morceaux ou jetée à la Loue. Cela se passait au cours de la Révolution. En d'autres temps aucun bûcheron n'eût osé commettre cet acte. La profanation n'avait pu être perpétrée que sous le couvert des lois, qui proscrivaient tous les emblèmes de la superstition. Elle portait donc nettement l'estampille de l'impiété officielle.

La revanche de la Sainte Vierge
Les Miracles

Il y avait tout juste un an que le Concordat promulgué le jour de Pâques, 18 avril 1802, avait rendu à la France la liberté du culte, lorsque la paroisse de Scey-en-Varais, à laquelle appartient Maisières, revit, la première fois depuis douze ans, les touchantes cérémonies de la première communion. La petite-fille de l'homme qui avait placé la seconde statue, laquelle fut profanée, Cécile Mille, âgée de treize ans et demi, était parmi les privilégiées de ce grand jour. La messe terminée, elle revenait à la Malcôte avec une compagne, lorsque, passant devant le Chêne de Notre-Dame, elle aperçoit contre le tronc, à la naissance des branches, une statue de la Sainte Vierge entre deux lumières, deux chandelles, comme elle dira: "Oh! la belle Notre-Dame!" s'écrie-t-elle. Mais l'autre ne voit rien. Arrivée à la maison, Cécile s'empresse de raconter sa vision à ses parents. Sa mère se moque d'elle. Cependant, devant la force de ses affirmations, le père hésite. Sur ses instances il se décide à descendre avec elle jusqu'au chêne. Une partie de la famille les accompagne. Quand ils sont en vue de l'arbre, l'apparition se renouvelle pour Cécile, mais pour elle seule.
Les siens se demandent que penser. Voit-elle réellement? Ment-elle? Serait-elle le jouet de son imagination? Quelques jours après, le père va consulter un pieux gentilhomme, ancien conseiller au Parlement de Besançon, M. Mathias de Pirey, et le prêtre qui, simple vicaire, a desservi la paroisse avec un zèle admirable au cours de la Révolution, l'abbé Nicolet. La réponse qu'il reçut ne nous a pas été conservée; mais on la devine. Cécile passait pour une enfant très pieuse. Sans doute l'imagination surchauffée par la ferveur de la première communion expliquait tout.
Sommée par ses parents de taire ces contes ridicules, la voyante n'en continuait pas moins à protester dans son patois que cela était aussi vrai que le soleil brille: "Oui, çou qui est vra, quément l'est vra que lou chau beille".

Le jour de l'Assomption de cette même année 1803, entre 7 et 8 heures du matin, par le plus beau soleil, cinq personnes descendaient de la Malcôte pour se rendre à la messe à trois quarts de lieue de là, à Scey-en-Varais. C'était Pierre-Antoine Mille, ses trois filles, Marguerite, Simone et Cécile, la voyante, et un vannier, Louis Seure, dit Marchandot (petit marchand), de la Vieille-Loye (Jura), lequel, à chaque printemps, allait de ferme en ferme réparer les hottes et les paniers des vignerons. Le fermier et Cécile devaient faire leurs dévotions ce jour-là. Ils marchaient un peu en avant des autres et venaient de dépasser le chêne, lorsque Marguerite, qui suivait en compagnie de Simone et du vannier, dit à celui-ci en lui montrant l'arbre: "C'est là que Cécile dit qu'elle a vu une Notre-Dame le jour de sa première communion". Louis Seure lève les yeux sur l'arbre et interpellant Pierre-Antoine: "Mais regarde donc, fit-il, qu'est-ce que c'est cela?" Sur le tronc, en plein soleil, deux pointes de feu brillaient d'un si vif éclat qu'on eût dit des vers luisants dans la nuit. Les deux hommes examinèrent attentivement. Impossible de se tromper; ce n'était pas naturel. Cependant, comme la messe sonnait, ils partirent. A leur retour, ils étaient accompagnés de tout Maisières. On avait apporté une hache et une échelle. Le vannier étant monté aperçut à l'endroit qu'avaient marqueé les feux, une fente d'environ trois centimètres. Il ouvrit le tronc et la statue apparut, saluée du chant d'un cantique.
Quelques jours après, le nouveau curé de Scey, M. Dupuy, assisté de M. Durand, curé de Cléron, entendait les deux hommes et consignait le récit de la découverte dans les registres paroissiaux.
Deux maîtres comtois, Isembart et Simon, ont consacré au Miracle des Lumières un beau tableau, qui se voit audessus de la porte de la chapelle, à l'intérieur.

À suivre

Notre-Dame du Chêne au Diocèse de Besançon - Témoignage du 1803


Extrait des registres paroissiaux de Scey-en-Varais (Année 1803)

"En mil huit cent trois, jour de l'Assomption de la Sainte Vierge qui, cette année, était le lundy, il se trouve qu'une Notre-Dame enfermée dans un chesne sur le chemin de Maisière à Ornans au bout de la roche, inconnue depuis plus de 40 ans, parce que le chesne s'était reformé depuis longtemps; en sorte que des personnes de trente ans et plus m'ont assuré n'en avoir pas eu l'idée.
"Un Mille, père de Pierre-Antoine Mille dont nous parlerons, voyant que la Sainte Vierge n'était plus visible dans ce chesne, en replaça une autre dans un chesne plus haut, même canton; le hazard ou un décret de la divine Providence a bien voulu que pendant la Révolution et la persécution de l'Église, ce chesne où l'on ne voyait pas une Vierge enfermée a été conservé, tandis que le chesne où l'image de la Sainte Vierge était enfermée et visible a été coupé comme les autres qui étaient dans ce canton, et même avec impiété. Celle invisible dans le chesne épargné a été retrouvée d'une manière surprenante ledit jour de l'Assomption mil huit cent trois. Je me suis informé exactement du fait; je ne suis pas volontiers crédule. Voici le fait tel que l'ont attesté les deux témoins oculaires et tout Maisière.
"Pierre-Antoine Mille, fils du Mille qui avait replacé la nouvelle image, âgé d'environ 40 ans et plus, de très bon sens, accompagné d'un autre homme faiseur de paniers, logé chez lui momentanément pour son travail, les deux demeurant à la Malcôte, venaient ensemble le lundy, jour de l'Assomption, à la messe de paroisse à Scey, dont la Malcôte dépend, et cette année existait une sécheresse terrible qui a perdu la plupart des denrées, surtout de Caresme; par le plus grand soleil, entre 7 et 8 heures du matin, ils passèrent davant le chesne qui est sur le chemin causant en marchant, comme ils avaient déjà passé ensemble la veille, dimanche, sans rien voir; étant vis-à-vis le chesne, le faiseur de paniers aperçoit tout à coup contre le chesne deux lumières. Tout étonnté il dit à Pierre-Antoine: "Regard donc, qu'est-ce que c'est cela?" Et tous deux voient les deux lumières qu'ils examinèrent quelque temps en sorte de na pas perdre la messe. Je leur ai demandé à tous deux en présence de M. Durand, curé de Cléron, s'ils avaient effectivement vu des lumières et à quoi elles ressemblaient, si elles ressemblaient à des chandelles ou à des cierges, ils me répondirent que non, mais bien à des vers clairants et très lumineux. Or, le jour de l'Assomption, par le plus beau soleil qui donne contre cet arbre à cette heure, on ne peut voir clairer de ces sortes de vers. Aussi après la messe tout Maisière s'y est transporté. On a ouvert le chesne dans l'endroit indiqué par les deux voyants qui y étaient présents et on y a trouvé une Notre-Dame de terre cuite que chez M. Verny ont habillée et fait poser comme elle est aujourd'hui; tout le voisinage y va pour prier. Y croira qui voudra; pour moi, j'y crois très fermement, après les informations que j'ai prises sans préventions, n'étant pas croyant aux apparences de miracle. Voilà la vérité.

Dupuy, curé de Scey."

Imprimatur: Beançon, le 27 juillet 1950. F. Pinondel, v. g.

À suivre

Prière à Notre-Dame de la Sagesse

Sainte Vierge Marie, Mère de Jésus et notre aimable Mère, vous que nous invoquons sous le beau titre de Notre-Dame de la Sagesse, nous voici à vos pieds, pour recourir à votre puissante protection.
Vous êtes Mère de Jésus-Sagesse infinie, et vous êtes notre Mère, Votre Coeur bat pour votre divin Fils et pour vos enfants de la terre. Vous voulez le bonheur de tous. Obtenez-nous les grâces nécessaires pour accomplir en tout la Volonté divine, ce qui est le bonheur de Jésus et... le nôtre.
Aimable Souveraine, nous vous prions d'accueillir le don de tout nous-mêmes en vous confiant nos peines et nos misères, nos espérances et nos consolations, ainsi que tout le cours de notre vie, afin que, par votre intercession et vos mérites, toutes nos oeuvres puissent plaire à Votre divin fils.
Vous, la meilleure, la plus tendre, la plus compatissante des Mères, soyez notre Avocate près du Coeur de Jésus. Obtenez que notre vie reproduise, par ses actes et ses vetus, la douce charité, la paix, le dévouement aux âmes de ce divin Coeur.
Aidez, bonne Mère, les plus courageux de vos Enfants, vos Fils de prédilection, à relever l'Eglise, à sauver des âmes, ces âmes que vous aimez tant, parce qu'elles ont coûté si cher à votre divin Fils!
Vous qui, mieux que personne, connaissez le vrai Visage de Jésus et les Trésors contenus dans Sa Tête Sacrée, aidez les pauvres apôtres que nous sommes à conquérir les coeurs à Son Chef adorable, pour lequel Il demande des hommages.
Acceptez, Mère bien-aimée, notre filiale reconnaissance pour avoir voulu porter avec Jésus, le fardeau de nos péchés. Souvenez-vous de vos heures passées près de la Croix qui vous rendit le cadavre de votre Jésus pour que vous puissiez mettre sur Ses blessures vos tendres baisers. Au Nom de ce Corps divin tout sanglant dont vos mains pures ont fermé les blessures, protégez ceux que notre amour vous confie. Jusqu'au dernier jour, gardez-les des ténèbres, pour les faire entrer corps et âme, glorieux et beaux, dans vos Palais de lumière. AMEN.

On peut se procurer cette prière en forme de dépliant à l'adresse: "SAGESSE", F-40300 Cagnotte.

vendredi 3 mars 2006

La Reine puissante de la Chrétienté

Dans ma vie, c'est Elle qui a tout fait... (Saint Jean Bosco.)

La Sainte Vierge n'est pas seulement celle qui veille avec tendresse sur chacun de nous. Elle est aussi la Reine puissante de la Chrétienté:
- En 1571, les Turcs menaçaient d'envahir l'Europe. Le 7 octobre, Marie assure aux chrétiens la grande victoire de Lépante. L'invocation des Litanies du Rosaire, Marie, Secours des Chrétiens, se propage dès lors dans la chrétienté.
- En 1683, le prince Sobieski, ayant confié son armée à Notre-Dame, chasse de Vienne les Turcs envahisseurs. En reconnaissance le pape Innocent XI institue la fête du saint Nom de Marie.
- En 1814, Pie VII, prisonnier de Napoléon, rentre à Rome et institue la Fête du 24 mai.
Jamais comme aujourd'hui la Chrétienté n'a eu tant besoin d'être délivrée! Don Bosco a été choisi par la Madone pour être le héraut moderne de son titre d'Auxiliatrice de l'Eglise.
Don Bosco, donnez-nous votre âme de lutteur qui s'oppose au mal partout où il se rencontre; Marie assure la victoire.
V. - Laissez-moi vous louer Vierge très Sainte.
R. - Rendez-moi fort contre vos ennemis.

PRIONS: Dieu, notre Père tout-puissant et bon, Vous avez fait une chose admirable en établissant la Vierge Marie comme Secours permanent du peuple chrétien en péril. Dans votre bonté, faites que, garantis par un tel Rempart, nous puissions nous battre avec courage en cette vie et remporter la victoire contre l'Ennemi perfide à l'heure de notre mort. Par Notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

Avec permission de l'Ordinaire. Don Bosco, 7, R. des Chantiers, Paris 5e

Le Pater Sacerdotal - Una Tecum

"Grande est la Moisson, peu nombreux les ouvriers. Priez donc..." (Matt. IX 37)

Au Divin Appel... Divine Réponse:
les 7 demandes du Pater:
Notre Père qui êtes aux cieux...
Pour que votre nom soit sanctifié, pour que vous soyez connu et aimé de tous les hommes...
PAR MARIE... DONNEZ-NOUS DE SAINTS PRÊTRES (Cette invocation est reprise après chaque demande)
Pour que votre règne arrive, pour que l'Eglise se répande sur la terre entière...
Pour que nous connaissions votre volonté et puissions l'accomplir...
Pour que tous les hommes aient toujours à leur disposition le Pain quotidien: la Sainte Eucharistie... et qu'ils sachent en profiter...
Pour que nous puissions obtenir le pardon de nos péchés au Tribunal de la Pénitence... et pour que partout règnent la sainte charité et la paix...
Pour que nous puissions résister aux tentations, aux attaques, aux séductions du démon...
Pour que nous soyons délivrés de tout mal et comblés de tout bien.

PRO EIS

Mère du Prêtre Unique, Marie est la Mère de tous les prêtres... et, de plus, le Modèle et la Force de toutes les vies vouées au sacerdoce... telle celle de la religieuse qui providentiellement découvrit le dessin ci-dessus. Ecoutez-la:
"Ce qui m'a frappé, c'est que le dessin était inachevé. J'ai aussitôt compris que c'est à "nous" de l'achever... aux prêtres "d'achever" le Christ, à nous. Ses filles, "d'achever" la Vierge.
"De ce dessin j'ai fait une image que je regarde souvent. J'y ai écrit: "Una Tecum" et... "Pro eis". ("Una Tecum": O Marie que je sois "une avec Vous". "Pro eis": Pour eux.)
"Pour moi, c'est tout un programme. Je le résume encore d'une autre manière. Il y a la croix et l'Immaculée. Ma réponse doit être: "Pure et crucifiée".
"La souffrance, la joie, le rien, tout doit m'être égal... pourvu que je sois immolée pour la sainteté de Ses prêtres".
Elle écrira encore: "Sois Marie 'ils' seront Moi", puis! "Una Tecum 'Filioli'"...
Pour une âme aimante... l'Union à Marie - et - tous les prêtres ses petits enfants: QUEL Idéal!...

Abbé Gallay, Yvoire (Hte-Savoie)

O Reine du Clergé, notre très douce Reine, priez pour nous!

Le Sauveur nous a faits porteurs de son Message,
Message de Lumière et Message d'amour...
Nous entendant, Il veut que le monde L'entende,
Et nous voyant, Il veut que le monde Le voie!
Il nous faut répéter ses divines paroles,
Il nous faut, comme Lui, peiner, être immolés...

Il voulut être las, fatigué de la route,
Avoir soif, avoir faim, n'avoir pas de demeure,
Pleurer, être incompris, abandonné, trahi,
Agonisant, frappé, cloué sur une croix,
Avili, condamné, mourir de mort ignoble...

...Maintenant, comme Lui, c'est à nous de souffrir...

Oh! Qu'il est écrasant, Mère, ce grand Message!
Trop faibles messagers, nous tremblons, apeurés...

Mère qui, sur sa croix, avez aidé Jésus,
Venez auprès de nous, apportez-nous votre aide!
O Reine du Clergé, notre très douce Reine,
Priez pour nous, soutenez-nous!

(Prière du Prêtre souffrant)

Pour aider nos Prêtres souffrants, si vraiment nous comprenons leurs souffrances, pourquoi n'offririons-nous pas à notre très douce Reine l'humble concours de nos activités et de nos vies?

Encouragé et béni par tous les Papes, de Léon XIII à Pie XII, témoins de ses efforts, le Père Eugène Prévost, animé de cette pensée, a groupé, sous la protection de Marie, en deux familles religieuses: "Fraternité Sacerdotale", et "Oblates de Béthanie", Prêtres, Frères, et Soeurs, pour qu'ils se donnent totalement au Service de JÉSUS en la personne de ses PRÊTRES éprouvés, fatigués et souffrants.
Par la prière, unissons-nous à ces familles. A leurs efforts, unissons nos efforts.

Fraternité Sacerdotale, 32 rue de Babylone, Paris 7e
Imprimatur: P. Girard, Vic. Gén. - Paris 20-12-37

Prière pour les Prêtres

L'ESPRIT de sacrifice, ô mon Dieu, versez-le dans sa plénitude sur vos prêtres. C'est leur gloire autant que leur devoir d'être des victimes, de se consumer pour les âmes, de vivre sans joies humaines, de subir souvent la méfiance, l'injustice de la persécution.
Qu'ils songent à ce qu'ils disent chaque jour à l'autel: "Ceci est mon sang..." Qu'ils y songent et qu'ils se l'appliquent: "Je ne suis plus moi, je suis Jésus et Jésus crucifié; je suis comme le pain et le vin, une substance consacrée qui a cessé d'être elle-même!"
O mon Dieu, je brûle du désir de la sanctification de vos prêtres: je voudrais que toutes ces mains consacrées qui Vous touchent fussent des mains amies dont le contact est doux; et que ces bouches qui prononcent à l'autel des paroles si sublimes ne se ravalent jamais aux formules triviales! Qu'ils gardent dans toute leur personne l'habitude de leurs nobles fonctions. Que chacun les trouve simples et grands comme l'hostie; accessibles à tous et supérieurs aux autres hommes.
O faites qu'ils emportent de la Messe d'aujourd'hui la soif de la Messe de demain et que, remplis eux-mêmes de ce qu'ils donnent, ils aient la grâce de le communiquer largement aux autres!

Imprimatur: Mechlinae, 25 Novembris 1924. E. VAN ROEY, vic. gen.
Éditions de l'Abbaye de la Grande Trappe (Orne)

mercredi 1 mars 2006

Première Communion de la Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus

"Ce n'est pas pour rester dans le ciboire d'or que Jésus descend chaque jour du ciel, mais afin de trouver un autre ciel, le ciel de notre âme où il prend ses délices".

"Ma première Communion me restera toujours comme un souvenir sans nuages. Il me semble que je ne pouvait être mieux disposée...
"Ah! qu'il fut doux le premier baiser de Jésus à mon âme! Ce fut un baiser d'amour! Je me sentais aimée et je disais aussi: "Je vous aime, je me donne à vous pour toujours!" Jésus ne me fit aucune demande, il ne réclama aucun sacrifice. Depuis longtemps déjà, Lui et la petite Thérèse s'étaient regardés et compris... Ce jour-là, notre rencontre ne pouvait plus s'appeler un simple regard, mais une fusion. Nous n'étions plus deux: Thérèse avait disparu comme la goutte d'eau qui se perd au sein de l'océan; Jésus restait seul; il était le Maître, le Roi! Thérèse ne lui avait-elle pas donné sa liberté? Cette liberté lui faisait peur; elle se sentait si faible, si fragile, que pour jamais elle voulait s'unir à la Force divine.
"Et voici que sa joie devint si grande, si profonde, qu'elle ne put la contenir. Bientôt des larmes délicieuses l'inondèrent, au grand étonnement de ses compagnes qui plus tard se disaient l'une à l'autre: "Pourquoi donc a-t-elle pleuré?..." Elles ne comprenaient pas que toute la joie du Ciel venant dans un coeur, ce coeur exilé, faible et mortel, ne peut la supporter sans répandre des larmes.

Ainsi parlait la Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus en évoquant l'ineffable souvenir du beau jour de sa première Communion.
Ce jour, elle l'avait désiré pendant de longues années, avec une ferveur angélique. Toute petite elle supplia naïvement sa soeur aînée, une veille de Noël, de l'emmener à la Messe de minuit, voulant profiter des ténèbres pour aller à la Sainte-Table voler le petit Jésus. "Je me glisserai à côté de toi, disait-elle, on ne me verra pas... Est-ce-que je puis faire cela?" "Non! répondit sa soeur... et la petite Thérèse soupira....
A l'âge de dix ans, elle rencontra un jour, dans la rue, Mgr l'évêque de Bayeux, et, si sa soeur ne l'avait pas retenue, elle se serait élancée pour demander la permission de faire sa première Communion cette année-là, au lieu d'attendre à l'année suivante.
Enfin ce petit ange eut un désir si ardent de Jésus-Eucharistie que, depuis son départ de cette terre, il s'est plu à secourir d'une façon toute spéciale les enfants exposés, par la maladie, à voir retarder leur première Communion. Plusieurs petites filles, dont deux étaient atteintes de méningite et condamnées par la science à une mort certaine, dans un très court délai, ont été soudainement guéries après que l'on eût prié pour elles la Sainte Thérèse , et elles ont pu faire leur première Communion avec leurs petites compagnes.
La guérison d'une de ces enfants privilégiées mérite d'être racontée.

Le 2 janvier 1910, Marie X... âgée de onze ans, fut prise de fièvre et bientôt une coxalgie se déclara. Le traitement médical n'agissant point, la directrice de l'école engagea la fillette à prier Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus. "Mais, raconte-t-elle, la "petite Fleur" semblait sourde à nos supplications. Trois semaines avant la première Communion à laquelle elle devait prendre part, l'enfant allait au plus mal. Tout espoir de guérison était perdu.
"Or, dans la nuit du 30 au 31 mars, Marie ouvrant les yeux, vit, selon son expression, une jolie petite figure qui lui souriait. Elle fut légèrement effrayée et fit un signe de croix. L'apparition sourit davantage, sembla se rapprocher d'elle et lui dit: "Tu marchera dans peu de temps... aujour'hui même!" Puis elle resta quelques instants, toujours souriante, à contempler sa petite protégée tout à fait rassurée, et disparut...
"Le matin, l'heureuse voyante dit à ses parents: "Je vais marcher aujourd'hui; j'ai vu cette nuit ma "petite Fleur" qui me l'a dit." Elle n'avait jamais vu de photographie de Soeur Thérèse, mais son coeur lui disait que cette angélique vision ne pouvait être que la petite sainte invoquée par elle avec tant de confiance.
"Vers trois heures de l'après-midi, une voix suave et douce, qu'elle reconnaît bien, se fait entendre à son oreille: "Marche" dit-elle. La malade se lève aussitôt et court se jeter dans les bras de sa mère, qui ne peut croire à tant de bonheur...
"Il y avait trois mois que l'enfant ne marchait plus!
"Quelques jours plus tard, l'heureuse privilégiée vint nous voir et nous lui mîmes dans les mains l'Histoire d'une âme. Lorsqu'elle fut en face de la première gravure l'enfant s'écria: "C'est bien elle que j'ai vue, je la reconnais!"
"A partir du 31 mars, notre petite élève marcha très bien. Elle a eu le grand bonheur de faire sa première communion et d'être confirmée avec ses compagnes.

O Dieu, qui avez embrasé de votre Espirit d'Amour l'âme de la Sainte THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS, accordez-nous de vous aimer, nous aussi, et de vous faire beaucoup aimer.

Permis d'imprimer. + THOMAS, év. de Bayeux et Lisieux

Les personnes qui reçoivent des grâces attribuée à la Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus sont priées de les faire connaître au monastère des Carmélites de Lisieux.