dimanche 22 mars 2009

Chapelet de l'Amour de Jésus par Saint Jean Eudes

Saint Jean Eudes
Ce chapelet se compose de trois dizaines, plus quatre grains, soit trente-quatre petits grains en l'honneur des années d'amour passées par Notre-Seigneur sur la terre. Cette prière est efficace pour obtenir la ferveur et saint Jean Eudes la conseille après la communion afin de rendre à Jésus amour pour amour.

Au commencement on dit:

"Venez Esprit Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles et allumez en eux le feu de votre amour."

On le fait pour invoquer et attirer en soi le saint amour de Jésus, qui est son Saint-Esprit, et pour se donner à lui afin qu'il détruise en l'âme tout ce qui lui est contraire et qu'il aime Jésus en elle de toutes les les manières qu'il désire.

A chaque petit grain, il faut dire:

"Je vous aime, ô très aimable Jésus; je vous aime ô bonté infinie; je vous aime de tout mon cœur, de toute mon âme et de toutes mes forces, et je veux vous aimer toujours de plus en plus."

En disant le premier "Je vous aime", il faut désirer le dire en tout l'amour que le Père éternel porte à son Fils; en disant le second, il faut avoir l'intention de le dire en tout l'amour que le Fils de Dieu a pour lui-même; en disant le troisième, il faut avoir la volonté de le dire avec tout l'amour que le Saint-Esprit porte à Jésus: car en nous donnant son Fils, le Père nous a tout donné avec lui, et nous avons le droit d'employer l'amour de chacune des Personnes divines pour aimer Jésus.

En disant "de tout mon cœur", il faut l'entendre du Cœur de Jésus, de celui de la sainte Vierge et de tous les cœurs des anges et des saints, lesquels tous ensemble ne font qu'un seul cœur avec ceux de Jésus et de Marie. Puisque tous ces cœurs sont à nous, nous pouvons et devons les employer à aimer Jésus.

En disant "de toute mon âme", il faut entendre cela de l'âme de Jésus, de celle de Marie et de toutes les saintes âmes du ciel et de la terre, lesquelles par la charité qui les unit ne sont qu'une seule âme qui est nôtre et dont nous devons faire usage pour aimer celui qui nous l'a donnée.

En disant "de toutes mes forces", il faut avoir l'intention d'employer toutes les puissances de la divinité et de l'humanité de Jésus, et toutes les forces de toutes les créatures, comme chose nôtre, à aimer Jésus.

En disant ces dernières paroles "et je veux vous aimer toujours de plus en plus", il faut avoir l'intention non seulement d'employer toute notre volonté à aimer Jésus, mais encore toute l'étendue de la divine volonté de Jésus qui est nôtre, et dont par conséquent nous pouvons et nous devons faire usage pour vouloir aimer ce même Jésus comme il faut, notre propre volonté n'étant pas seule capable de le faire dignement.

Aux gros grains, il faut dire ces paroles de saint Augustin:

"O feu qui êtes toujours brulant, et ne vous éteignez jamais; ô amour toujours fervent qui ne vous refroidissez jamais, enflammez-moi, embrasez-moi tout entier, afin que je sois tout de feu et tout d'amour pour vous!"

Au lieu de ces paroles, on peut dire aussi celles du début: "Venez, Esprit Saint."

On peut terminer par cette bénédiction due à saint Jean Eudes et enrichie d'indulgences:

"Bénis soient à jamais le Cœur très aimant et le très doux Nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ et de la très glorieuse Vierge Marie, sa Mère, à jamais." (300 j. d'ind. une fois le jour; indulg. pl. une fois le mois, aux conditions ordinaires, si cette bénédiction est récitée tous les jours.)

Imprimatur: Parisiis, die 10 Sept. 1931. V. Dupin, Vic. Gén.

jeudi 19 mars 2009

Pieuse Salutation à la Très Sainte Vierge

Composé par saint Jean Eudes et vivement recommandée par le saint Père Paul de Moll. L'un et l'autre promettaient, de la part de la Très Sainte Vierge, des grâces spéciales, à ceux qui réciteraient cette Salutation avec piété et à ceux en faveur desquels on la réciterait:


  • Je vous salue, Marie, Fille de Dieu le Père;
  • Je vous salue, Marie, Mère de Dieu le Fils;
  • Je vous salue, Marie, Epouse du Saint-Esprit;
  • Je vous salue, Marie, Temple de toute la Divinité;
  • Je vous salue, Marie, Lis blanc de la resplendissante et toujours immuable Trinité;
  • Je vous salue, Marie, Rose d'un éclat merveilleux, qui répandez un parfum tout céleste;
  • Je vous salue, Marie, Vierge des Vierges, Vierge fidèle, de laquelle le Roi des cieux a voulu naître, et du lait de laquelle il a daigné être nourri;
  • Je vous salue, Marie, Reine des Martyrs, dont un glaive de douleur a transpercé l'âme;
  • Je vous salue, Marie, Souveraine de l'univers, à qui toute puissance a été donnée au ciel et sur la terre;
  • Je vous salue, Marie, Reine de mon coeur, ma Mère, ma vie, ma consolation et mon espérance la plus douce;
  • Je vous salue, Marie, Mère tout aimable;
  • Je vous salue, Marie, Mère de Miséricorde;
  • Je vous salue, Marie, Mère admirable;
  • Vous êtes pleine de grâce, le Seigneur est avec vous;
  • Vous êtes bénie entre toutes les femmes;
  • Et bénie est le fruit de vos entrailles, Jésus;
  • Et béni soit votre époux saint Joseph;
  • Et béni soit votre père saint Joachim;
  • Et bénie soit votre mère sainte Anne;
  • Et béni soit votre fils adoptif saint Jean;
  • Et béni soit votre ange saint Gabriel;
  • Et béni soit le Saint-Esprit, qui a fait de vous son Epouse;
  • Et bénis soient à jamais tous ceux qui vous aiment et qui vous bénissent.
    Ainsi soit-il.


Permis d'imprimer. Nous accordons, en outre, 50 jours d'indulgence. - Joseph, Evêque d'Angers.

Ajouter Trois Ave Maria pour demander la bénédiction de la T. S. Vierge.

Aux Bueaux de "Notre-Dame de la Trinité" à Blois (Loir-et-Cher)

mercredi 18 mars 2009

Consécration universelle au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie

Coeur Douloureux
O Notre-Dame, nous vous en supplions par les mérites de votre cœur douloureux et immaculé, daignez nous obtenir, ainsi qu'à tous nos frères, la grâce de croire à l'amour de Dieu et de lui vouer un indéfectible attachement, une parfaite soumission, une fidélité sans réserve.
Montrez-nous votre cœur percé par le glaive de nos péchés et maintenez-nous sans cesse dans l'horreur du mal et la hantise de la réparation.
Que la pensée de votre cœur immaculé, triomphant de toutes les séductions et ouvert à tous les sacrifices, nous élève au-dessus de nos égoïsmes et de nos médiocrités. Que la flamme de ce foyer brulant de charité divine allume et entretienne en nous un ardent amour pour Dieu et pour nos frères.
Cœur douloureux et immaculé de Marie, nous vous consacrons nos personnes, notre diocèse, toutes les paroisses, tous les prêtres, les familles, la jeunesse, les malades, tous ceux qui souffrent. Nous vous confions la relève des âmes consacrées et nous implorons de votre maternelle puissance le retour de nos frères égarés.
O Reine de l'Univers, daignez vous servir de vos enfants pour assurer le Règne de votre Fils Jésus et le Vôtre sur notre pays et sur le monde entier. Amen.

(100 jours d'ind. chaque fois) Tournai, le 20 Janvier 1959 + Charles-Marie, Ev. de Tournai

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pous nous qui avons recours à Vous. (Card. van Roey - 200 j. ind.)

mardi 17 mars 2009

Prière de pénitence de Saint Basile

Saint Basile le Grand
Maître, Seigneur Dieu, Père tout-puissant, dont la pitié s'exerce mille fois et jamais ne se lasse, jetez du haut du ciel un regard favorable sur vos serviteurs qui vous invoquent en vérité. Devant vous nous inclinons nos cœurs, espérant de vous grande et riche miséricorde, pitié et bénédiction. Bénissez-nous de toute bénédiction; sanctifiez-nous dans votre Esprit Saint. Envoyez dans la vie de nous tous l'ange de la paix, pour nous protéger, nous garder, nous veiller, nous éclairer, et nous indiquer le chemin qui mène aux bonnes œuvres. Dans votre pitié ayez pitié de nous, et dans votre compassion sauvez-nous, compatissez; car votre pitié est éternelle. Donnez-nous, Seigneur Dieu, de passer sans péché cette sainte journée et tous les jours de notre vie, et de les achever en toute joie, santé, paix et salut, en bonnes œuvres, en sainteté, et dans votre crainte. Par la grâce et la pitié et l'amour du Christ-Jésus, avec qui vous êtes béni et loué, en union avec l'Esprit-Saint.

Seigneur tout-puissant, qui avez créé toutes choses selon votre sagesse; dans votre providence ineffable et votre grande bonté, vous nous avez accordé ces saints jours pour que nous puissions purifier nos âmes et nos corps, nous tenir écartés des passions et espérer la Résurrection. À votre serviteur Moïse, vous avez donné après quarante jours les tables de la loi écrites de votre main divine. Faites, Seigneur, que nous combattions le bon combat et parvenions jusqu'au bout de l'exercice du carême. Puissions-nous conserver intacte notre foi, anéantir nos ennemis invisibles et être vainquers de nos péchés, pour venir adorer votre sainte Résurrection! Car votre Nom sublime est béni et glorifié, Père, Fils et Saint-Esprit, mainenant, et toujours, et dans tous les siècls. Amen.

mercredi 11 mars 2009

Prière de saint Pierre Damien au Père et au Fils

Saint Pierre Damien
Je vous en supplie, bonté infinie, Dieu, Père tout-puissant, ne me livrez pas à la perdition, moi votre créature, que vous avez formée à votre image, et que votre Fils, mon Sauveur Jésus-Christ, a voulu racheter aux prix de son sang précieux. Prêtez-moi votre main, Seigneur, et arrachez-moi au lac profond de mes péchés. Relevez-moi de ma chute, délivrez-moi de mes chaines, illuminez mon aveuglement, guérissez-moi des mille blessures que m'ont infligées les esprits malins. Misérable que je suis, perdu, réduit à pleurer sans cesse! Voici que j'ai passé ma vie sous l'esclavage affreux de la chair; je ne vous ai jamais donné sujet de vous réjouir, je vous ai plongé dans la tristesse à cause de ma vie insensée. Mais je sais, Seigneur, que toutes choses dépendent de vous, et que personne ne peut résister à votre volonté: si vous décidez de nous sauver, nous serons aussitôt libérés. Faites donc jaillir de la pierre de mon cœur un ruisseau de larmes, vous qui avez tiré du rocher dans le désert une source coulant d'abondance.

Seigneur Jésus-Christ, si vous êtes la vraie lumière, et s'il est vrai que je vous honore, pourquoi permettez-vous que je reste dans les ténèbres? Malheur à moi: j'adore la lumière, et je consens à l'obscurité; je me consacre à la vérité, et les pensées vaines m'abusent. Seigneur, que votre lumière vienne visiter les ténèbres de mon cœur; empêchez que mon âme, rachetée par vous, la lumière éternelle, soit la proie du père des ténèbres. Vous qui avez rendu la vue à l'aveugle-né, illuminez-moi; vous qui avez guéri les lépreux, purifiez-moi; vous qui avez fait que Lazare se lèvre du tombeau, éveillez-moi et faites-moi sortir de la puanteur de mes vices, de dessous la pierre de mes mauvaises habitudes. Vous qui avez fait sortir Pierre de la prison d'Hérode, libérez-moi!

Seigneur glorieux et béni, vous voyez et vous êtes témoin que je veux répudier toutes mes fautes, et obéir à vos saints commandements. Mais de moi-même je ne puis rien, et il n'est rien dans ma chair qui soit bon. En vérité, Seigneur, lequel de vos saints a pu jamais de lui-même posséder la vertu ou la sainteté? Qui a pu, sans votre aide, atteindre le sommet de la perfection? Ah! vraiment, ni Pierre, ni Paul, ni les martyrs, ni les apôtres, ni même les anges, chérubins ou séraphins, n'auraient de sainteté s'ils ne l'avaient reçu de vous! Si donc les puissances célestes ne possèdent rien par elles-mêmes, combien serait-il insensé d'attendre quelque chose de moi, qui suis poussière et cendres!

Chassez, Seigneur, le froid et les ténèbres qui règnent dans mon cœur, et répandez-y la flamme et la douceur de votre charité. Mon indignité sera-t-elle plus grande que votre bonté, que les crimes du monde entier n'ont pu vaincre? Il fut un temps où l'univers était presque totalement livré à l'idolâtrie; qui aurait osé alors demander que celui que les cieux ne peuvent contenir descende dans le sein étroit d'une Vierge, assume notre corps mortel, subisse les tourments d'une mort effroyable, pour libérer vos ennemis du supplice mérité de la mort? Si donc, Seigneur, tous les crimes du monde entier n'ont pu vaincre la grandeur de votre bonté, est-ce que les fautes d'un seul pécheur, si grandes soient-elles, la vaincront? Non, Seigneur, car vous avez dit: "Je ne veux point la mort du pécheur" (Ézéchiel 18, 83) et "Il y aura une grand joie parmi les anges de Dieu pour un seul pécheur qui fait pénitence" (Luc 15).

Accordez-moi donc, Seigneur, votre pitié. Le larron sur la croix a pu l'obtenir, et la femme surprise en adultère, et la pécheresse dans la maison de Simon. O mon Sauveur, remplissez-moi tout entier de votre amour, pour que mon âme vous bénisse et que votre bonté descende sur moi.

Car le Père tout-puissant vous a envoyé sur terre pour accomplir le salut des pécheurs.

lundi 9 mars 2009

Méditations et prières pour la deuxième semaine de Carême

Méditation sur l'imitation du Christ

Sacré-Coeur, MontmartreSi nous devions douter encore de la manière dont nous pouvons venir à Dieu dans notre vie, nous n'aurions qu'à lever aujourd'hui les yeux sur la montagne où nous console l'apparition de l'humanité transfigurée du Christ. Aux disciples et à nous-mêmes le mystère de l'humanité de Dieu est ici révélé, ainsi que celui de la transfiguration accordée au Fils en raison de son obéissance. Le Père rend témoignage à son Fils et nous dit qu'il nous faut l'écouter. Ici se trouve accompli ce qui avait été déjà préfiguré dans l'Ancien Testament, quand Dieu avait dit à Moïse: "Regarde, et agis suivant l'exemple qui t'a été montré sur la montagne" (Exod. 25, 40).
Le Christ lui-même s'est donné en exemple à nous: Il nous a dit qu'il était la voie, la vérité et la vie (Jean 14, 6), ou la porte par où l'on doit passer si l'on veut être sauvé (Jean 10, 9). Ce serait une erreur de croire qu'il nous suffit que le Christ ait mérité pour nous le salut et que nous recevions par lui la grâce divine; nous devons, de notre côté, l'imiter, et nous laisser conduire en tout par la méditation de son exemple. Pas un homme, quelque soit son degré de sainteté ou d'excellence, (écrit Saint Jean de la Croix), ne peut nous être proposé complètement en exemple: car le Malin ne manquera point d'attirer notre attention sur ses imperfections. Mais si nous imitons le Christ, qui est la perfection et la sainteté même, nous ne courrons jamais le danger de tomber dans l'erreur.
Nous ne pouvons imiter le Christ si nous refusons de souffrir avec lui. Nous commençons à le suivre si nous aimons sa Croix, si nous acceptons tout ce qui nos arrive, - la douleur que nous endurons par suite de tentations, et le sentiment de notre faiblesse, - pour devenir davantage semblables à lui. Si nous cherchons seulement à être consolés, sans vouloir accepter l'amertume de sa Croix, nous ne le suivons pas. Nous le trouvons dans l'humilité, l'amour véritable, la patience, la pénitence volontaire, d'un cœur joyeux. Alors seulement nous trouverons la paix, et la joie intérieures qu'il a promises à ceux qui le suivent.

Au Christ transfiguré

Demandons au Christ notre Seigneur d'élever notre esprit vers la sagesse du Fils grâce à la splendeur de la foi, vers l'amour de l'Esprit Saint grâce à l'ardeur de la charité, vers la puissance du Père grâce à la certitude de l'espérance; afin que nous méritions d'obtenir le don de la vision parfaite et de la possession tranquille et véritable. Christ notre Dieu, principe éternel de la lumière, qui avez voulu que nous passions le septième jour en le sanctifiant, plutôt qu'en le consacrant au labeur, voici que nous cherchons votre visage, mais les ténèbres qui règnent depuis longtemps sur notre âme nous en empêchent. Nous essayons de nous lever, mais nous retombons dans le découragement. Ne nous rejetez pas loin de vous, quand nous vous cherchons. Vous avez daigné apparaitre à ceux qui ne vous cherchaient point. Comme chaque année nous payons maintenant la dîme de nos jours, et nous avons déjà accompli la première semaine de ce temps sacré. Soyez notre secours sur cette route pénible où nous marchons, pour que nous soyons purs dans le service que nous vous offrons. Soulagez nos maux en nous donnant le désir de votre amour, et ranimez notre indolence par la ferveur abondante de votre dilection; afin que, demeurant en vous, notre vie ne connaisse point de chute et que notre foi trouve sa récompense.

Prière de Saint Basile

Seigneur Jésus-Christ, Fils unique et Verbe de Dieu le Père, par votre passion salutaire et vivifiante, vous avez rompu les chaines où nous retenaient nos péchés; vous avez soufflé sur le visage de vos disciples, les saints apôtres, et vous leur avez dit: "Recevez l'Esprit Saint; les péchés de ceux à qui vous les remettrez leur seront remis; et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez" (Jean 20, 22-23). Encore aujourd'hui vous choisissez, par vos saints apôtres, ceux qui seront les prêtres de vote sainte Église pour remettre sur la terre les péchés et lier ou délier toutes les chaines du mal. Seigneur qui aimez les hommes, nous faisons appel à votre bonté, et prions pour vos serviteurs, nos pères, nos frères et pour nous-mêmes , indignes, qui nous inclinons devant votre gloire. Soyez bon avec nous et délivrez-nous des liens de nos péchés. Bien que nous ayons péché contre vous sciemment ou inconsciemment, dans la dureté de notre cœur, ou par lâcheté, en action ou en parole, ou par timidité, vous, Seigneur, qui connaissez parfaitement la faiblesse humaine, accordez-nous le pardon de toutes nos fautes. Bénissez-nous et purifiez-nous, donnez-nous, ainsi qu'à tout votre peuple, l'absolution. Remplissez-nous de votre crainte, et apprenez-nous à suivre votre sainte volonté. Car vous êtes notre Dieu, et c'est à vous que reviennent la gloire, l'honneur et la puissance, avec votre Père et votre Esprit-Saint, maintenant, et toujours, et dans tous les siècles. Amen.

jeudi 26 février 2009

Carême: Strophes empruntées aux Livres Liturgiques Grecs

Saint Nicolas de FlueVoici venu le temps favorable, voici que le jour béni de la tempérance a brillé sur nous! Hâtons-nous, frères, purifions-nous, pour paraître devant le visage du Créateur et participer à sa splendeur, par l'intercession de celle qui l'a porté dans son sein, la seule pure Mère de Dieu.
Vous qui nous avez donné le temps de Carême pour que nous puissions nous convertir, vivre, et ne point mourir, Verbe de Dieu, rendez-nous tous dignes de vous plaire et de vous servir, ô Christ, dans un ardent repentir, comme la sainte et sage pécheresse qui, pour l'huile apportée et les larmes brûlantes répandues, obtint le pardon de ses péchés.
Vous qui avez été cloué sur la croix entre des voleurs, Christ-Dieu, qui par vos meurtrissures avez guéri la nature humaine, regardez-moi, ne passez pas outre! Voici que je suis tombé aux mains de voleurs qui s'attaquent aux âmes, ils m'ont dérobé le vêtement de la vertu, ils m'ont affreusement meurtri; il n'y a pas un saint chez qui je puisse trouver la guérison! Je suis près de la mort; il ne me reste que peu de temps à vivre, et mon seul espoir est fixé sur vous, qui pouvez redonner la vie aux morts! Pansez mes blessures, accordez-moi vos bienfaits, vous, le seul qui êtes bon.
Frères, acceptons le carême spirituel! Que la ruse ne soit point dans notre bouche! Ne plaçons pas pour notre frère une pierre d'achoppement. Que la pénitence orne la lampe de notre âme! Pleurons et crions au Seigneur: "Pardonnez-nous nos péchés, ô vous qui êtes bon et aimez les hommes."
Moïse, l'homme de Dieu, purifié par le jeûne, vit Celui qu'il désirait contempler; suis son exemple, ô ma pauvre âme; essaie, au jour du jeûne, de te purifier du mal, pour que tu puisses voir le Seigneur, qui te donne le pardon, l'indulgence et le rachat, lui qui est bon et l'ami des hommes.

Prière tirée des écrits de saint Bonaventure

O Seigneur, mon Dieu, que de jours se sont passés pendant lesquels j'ai vécu inutilement! Comment puis-je subsister devant vous? Comment oser lever vers vous mon visage, au jour de ce grand et terrible jugement où vous compterez toutes mes journées, pour y chercher leur fruit? O Seigneur Dieu, pourquoi ai-je cessé de vous porter dans mon coeur, de vous chérir dans mon esprit, de me réjouir de votre douceur? Où était donc le plus profond de mon être, s'il n'était avec vous! Car tout ce qui rend une créature désirable, louable et aimable, provient de vous.

mercredi 18 février 2009

Mercredi des Cendres - Prière après qu'on a reçu les cendres

En signe de la pénitence volontaire que nous acceptons aujourd'hui, le prêtre répand des cendres bénites sur notre front.

SchmerzensmutterDIEU tout puissant et éternel, qui avez pitié de tous et ne haïssez rien de ce que vous avez fait, vous ne tenez pas rigueur aux hommes de leurs péchés, pourvu qu'ils s'en repentent; et vous venez en aide à ceux qui implorent votre clémence. Bénissez-nous, qui portons ces cendres sur nos têtes, comme les habitants de Ninive, en signe d'humilité pour les péchés que nous avons commis. Accordez, par l'invocation de votre saint nom, que tous ceux qui auront ainsi fait pénitence pour implorer votre pitié, méritent de recevoir le pardon de tous leurs péchés. Faites aussi que nous commencions aujourd'hui le jeûne sacré de telle manière que nous puissions parvenir, l'âme purifiée, à la fête de la résurrection, et recevoir un jour la gloire éternelle.

Prières empruntées aux livres des liturgies latines

Vraiment, il est digne de vous rendre grâce, Dieu éternel, Vous avez voulu que, pour la récolte des fruits de la terre, nous vous rendions grâces par l'abstinence, nous apprenant, par cette pieuse coutume, qu'ils nous ont été donnés pour suffire aux besoins de notre faiblesse, et non point pour les excès du corps, et que nous pouvons, avec ce que nous en aurons épargné, alimenter les pauvres. Faites, Seigneur, que cette abstinence salutaire tempère notre orgueil et que cette coutume nous fasse imiter votre bonté, afin que l'usage de vos dons dans le temps nous apprenne à désirer ceux que vous nous réservez dans l'éternité!
Souvenez-vous, Seigneur, que nous sommes poussière, et voyez le repentir de notre cœur. Nous qui courbons vers la terre notre faible corps, faites que nous nous élevions au ciel par la pénitence du jeûne spirituel. De nous-mêmes nous ne pouvons que tomber: que ce soit vous qui nous releviez!
Tournons-nous tous vers Dieu d'un cœur pur, dans la prière, le jeûne et les veilles nombreuses. Prions sans cesse et pleurons, pour que soit déchiré le registre de nos péchés, avant que ne survienne la mort soudaine, avant que l'abîme de la mort ne nous absorbe. Et puissions-nous, lorsque viendra notre Créateur, être trouvé prêts!

jeudi 12 février 2009

Mercredi des Cendres - Méditation de saint Yves de Chartres

Anna Katharina Emmerick, stigmatisiertLa création tout entière gémit et souffre dans les douleurs de l'enfantement. Nous aussi, qui possédons les prémices de l'Esprit (la grâce qui est le premier gage de notre béatitude) nous soupirons en nous-mêmes dans l'attente du rachat de notre corps." (Rom. 8, 22-23). Cette créature, c'est l'âme qui, de la corruption du péché, a été recréée à l'image de Dieu et gémit intérieurement sur la vanité à laquelle elle est assujettie. Aussi longtemps qu'elle demeure éloignée de la patrie, elle ressemble à une femme qui souffre les douleurs de l'enfantement. Telle était aussi la souffrance du Psalmiste, lorsqu'il disait: "Malheur à moi, car mon exil se prolonge!" (Ps. 119,5). L'Apôtre lui-même était poussé par la même nostalgie, lui qui pourtant avait été un des premiers, parmi les membres de l'Église, à recevoir l'Esprit-Saint et qui désirant passionnément la plénitude de l'adoption, - qu'il possédait déjà en espérance -, s'exclamait: "Je voudrais mourir pour être avec le Christ" (Phil. 1, 23).
En ces jours plus que jamais il nous faut nous livrer à la pénitence et aux larmes du repentir, pour retourner à la patrie d'où nous ont chassés les plaisirs qui mènent à la mort. Pleurons donc tant que nous sommes sur le chemin, pour nous réjouir une fois parvenus dans la patrie. Regardons la douleur du monde comme une véritable amertume, pour acquérir la douceur de Dieu. Courons dans le stade de cette vie pour recevoir la récompense de l'éternelle vocation. Ne ressemblons pas à ces voyageurs insensés qui oublient leur patrie, pour se rendre au pays de l'exil, et qui demeurent en chemin. Ne soyons point comme ces malades devenus insensibles à la douleur, et qui négligent, de chercher un remède; il faut en effet désespérer de la vie de ceux qui ne connaissent pas leur maladie. Courons plutôt au médecin du salut éternel, montrons-lui nos blessures en nous confessant à lui, et crions-lui du fond de notre cœur: "Ayez pitié de moi, Seigneur, car je suis sans force: guérissez-moi, Seigneur, car mes os sont tout ébranlés" (Ps. 6, 3). Alors notre médecin nous pardonnera nos fautes, guérira toutes nos infirmités et comblera de ses biens notre désir.

jeudi 5 février 2009

Prière de la bénédiction des cierges empruntées à un ancien rituel

Candlemas DayDieu tout-puissant et éternel, source et principe de toute lumière, vous avez fait briller sur le monde votre splendeur en nous envoyant votre Fils unique dans le sein de la chaste Vierge Marie. Celui dont les prophètes avaient depuis longtemps prédit l'avènement, vous l'avez envoyé dans les dernier temps pour rayonner sur les peuples qui demeuraient dans les ténèbres; ils erraient au pays de l'ombre de la mort, et vous avez fait se lever sur eux votre éternelle clarté. Nous vous supplions de bien vouloir bénir ces cierges que nous avons préparés en l'honneur de votre nom; accordez-leur cette bénédiction par laquelle vous nous avez fait passer du domaine des ténèbres au royaume resplendissant de votre Fils bien-aimé, par qui s'est levé la lumière sur les justes et la joie du salut éternel. Vous avez comblé l'attente du juste Siméon, qui ne devait point mourir avant de voir le Christ revêtu de la chair; remplissez-nous aussi, ô lumière salutaire du monde entier, de la splendeur de votre claré et chassez loin de nous les ténèbres de l'incroyance. Comme vous avez aujourd'hui renvoyé en paix Siméon votre serviteur, veuillez aussi nous diriger dans la paix de votre sainte Église, pour que nous entrions au port du repos éternel et que, tout inondés des rayons de la vraie lumière, nous puissions au jour du jugement, unis avec les chœurs des anges, contempler dans l'allégresse le visage de l'éternel Soleil.
O trésor des siècles, vie de toute chose, devenu petit enfant pour moi, vous qui avez autrefois gravé la loi sur les tables au Sinaï, vous êtes né sous la loi pour nous arracher tous à l'antique servitude de cette loi. Gloire à votre bonté, ô Sauveur! Gloire à votre règne, gloire à vote œuvre rédemptrice, ô vous, qui êtes seul bon!

samedi 31 janvier 2009

Prière en l'honneur de la Mère de Dieu attribué à saint Anselme

Presentation in the TempleO Vierge très sublime, par les mérites de votre sainte Purification donnez-moi la force contre vos ennemis.Vous êtes très sainte, ô Vierge, toute pure de corps, toute belle dans votre vie. Votre cœur et votre bouche n'ont jamais été souillés; vous êtes belle infiniment, pure infiniment, Vierge toute chaste de corps et d'esprit. Vous qui ne deviez rien à la loi, vous avez pourtant voulu, pour donner un exemple d'humilité, remplir le devoir prescrit à toutes les mères. Vous avez porté au temple, pour être purifié avec vous, ô chaste Mère, celui qui connait nos péchés. Rien n'existe en effet qui ne soit ouvert et nu devant lui; c'est lui qui nous purifie de nos péchés cachés, si nous les confessons et si nous faisons pénitence chaque jour; c'est lui qui préserve ses serviteur du péché d'orgueil, s'ils se mortifient. Vous avez porté au temple, pour être purifié avec vous, celui dont le sang, répandu sur la croix de sa passion, nous a lavés de la tache originelle et qui nous purifie tous les jours sur l'autel de la croix, par les saints mystères, des péchés que nous regrettons et que nous avons confessés, Vous avez porté au temple, pour être purifié avec vous, celui qui est devenu pour nous le grand-prêtre selon l'ordre de Mélchisedech; qui compatit sans fin à notre faiblesse et ne cesse d'avoir pitié de nous; qui nous réconcilie, comme un prêtre fidèle, avec Dieu le Père, acquittant les péchés du peuple par l'offrande qui lui, dieu de Dieu, fait chaque jour à Dieu le Père. Car si nous nous repentons et si nous confessons nos péchés, Dieu, qui est fidèle, juste et patient, nous accordera l'indulgance et le pardon.
En son nom, ô Vierge très pure, je me réfugie vers vous. En son nom très doux et en son amour recevez-moi, clémente Souveraine, et venez à mon aide par les mérites de votre chaste Purification. Faites que je me sente, ô ma grande joie, tellement purifié pour l'éternité des taches de ma conscience, que nulle souillure ou mauvaise action ne m'attriste plus. Sainte Mère de Dieu, recevez-moi et intercédez pour le pécheur que je suis auprès de votre doux enfant Jésus-Christ, le fruit béni de votre sein, et ayez pitié de moi.

jeudi 22 janvier 2009

Prière de la famille chrétienne du Pape Pie XII

La Sainte FamilleO sainte Famille, ô Jésus, Marie et Joseph, sublimes modèle et tuteurs des familles chrétiennes, nous recourons à vous, non seulement pour nous fortifier dans la suave contemplation de vos aimables exemples, mais aussi pour implorer votre protection et vous promettre une constante fidélité dans la voie que vous nous montrez.
Votre paix, votre inaltérable sérénité réconfortent nos esprits tourmentés parmi les angoisses d'une vie toujours plus compliquée et difficile, en nous montrant avec éloquence que c'est seulement dans les foyers ornés et enrichis des vertus domestiques que vous nous enseignez, que nos cœurs pourront trouver le repos et la félicité auxquels nous aspirons tant.
Mais comment cette tendre plante qu'est la famille pourra-t-elle se défendre de l'ardeur des passions sans frein, des mouvements insidieux de révolte qui, pour ainsi dire, se glissent en tout lieu, de l'ouragan de la vie moderne, qui, dirait-on, veut tout bouleverser? Comment, sinon en faisant nous-mêmes pénétrer profondément ees racines dans la terre généreuse de la piété chriétienne; en implorant pour elle la rosée abondante de la grâce divine, spécialement par la participation commune aux Sacrements; en l'animant d'un véritable espirt de foi, qui nous amène à dominer la conception matérialiste de la vie; en unisssant tous ses rameaux par l'étroit lien d'un amour qui, s'il n'était encore surnaturel, passerait comme tout ici-bas; en la consolidant dans son être même, par la ferme résolution d'accomplir chacun nos devoirs en tout ce que nous impose le bon ordre de la famille; en la soutenant dans les difficultés de cet exil terrestre, où parfois manque jusqu'à une honnête demeure, ou bien font défaut les moyens suffisants de subsistance.
Dans le désordre des idées qui souvent trouble les esprits, nous proclamons hautement la sainteté, l'unité et la mission divine de la famille chrétinne, cellule de la société et de l'Église; et, chacun à notre place, - parents et enfants, - avec modestie mais avec fermeté, nous nous engageons à faire tout ce qui est en notre pouvoir, afin qu'un idéal aussi saint soit dan le monde une réalité.
Aidez-nous, ô Joseph, miroir de la plus admirable paternité dans le soin assidu dont vous avez su entourer le Sauveur et la Vierge, vous conformant fidèlement aux inspirations divines; venez à notre secours, ô Marie, la plus aimante, la plus fidèle et la plus pure de toutes les épouses et de toutes les mères, assistez-nous, ô Jésus, qui pour nous être en tout un éclatant modèle, vous êtes fait le plus soumis des fils. Soyez toujours tous trois auprès de nous, dans les heures de joie et dans les heures de tristesse, dans notre travail et dans notre repos, dans nos inquiétudes et dans nos espoirs, auprès de ceux qui naissent et de ceux qui meurent.
Et obenez-nous que tous les foyers, si saints à l'exemple du vôtre, soient pour tous leurs membres des écoles de vertus, des asiles de sainteté, un chemin assuré vers cette étenelle béatitude que, par votre intercession, nous espérons avec confiance. Ainsi soit-il.