mercredi 20 mai 2009

Prière de Teresa Higginson

Teresa HigginsonO Jésus, mon bien-aimé Jésus, je Vous aime beaucoup plus que je ne puis Vous le dire. Jésus, mon Époux, mon Trésor, je souffre de Vous voir si peu connu et tant offensé! Jésus, ma Vie et ma Lumière, puissent tous les esprits Vous connaitre, tous les cœurs Vous aimer et toutes les langues Vous louer maintenant et à jamais! Amen.

Bulletin Sagesse, 54 rue de la Paix F-40700 Doazit

mercredi 6 mai 2009

Prière à Notre-Dame du Laus

Le Laus, Apparition de la Sainte ViergeSouvenez vous, ô Notre-Dame du Laus, de la parole que vous avez dite à la Vénérable Sœur Benoîte: "J'ai demandé le Laus à mon Divin Fils pour la conversion des pécheurs et il me l'a octroyé". Par ces paroles vous nous révélez une fois de plus la miséricordieuse sollicitude que vous avez pour vos enfants et la confiance sans bornes que nous devons avoir en vous. O ma bonne Mère, qui êtes toute puissante sur le Cœur de Jésus et qui m'avez en si grande pitié, obtenez-moi la grâce que je désire tant à cette heure et accompagnez-la d'une bénédiction qui me fortifie durant ma vie, me défende au moment de la mort et me conduise à la bienheureuse éternité. Ainsi soit-il. Pater, Ave, Gloria.

Notre-Dame du Laus, Refuge des pécheurs, priez pour nous qui avons recours à vous. (50 jours d'indulgence)

Avec permission de l'Ordinaire

lundi 4 mai 2009

Prière à Notre-Dame du Laus

Le Laus, Vierge du Sanctuaire

Reine du Laus, aimable et tendre Mère,
Prête l'oreille à nos pieux accents.
Toujours ton Fils exauce ta prière,
Oh! toi toujours exauce tes enfants.

Sans te lasser, ô Vierge toute pure,
Du haut du ciel veille sur notre cœur.
Ne permets pas que la moindre souillure
Puisse en ternir la céleste blancheur.

Sois notre appui, Vierge toute puissante,
Dans la vertu guide nos faibles pas.
Si nous glissons, Mère compatissante,
Avec bonté reçois-nous dans tes bras.

Ah! prête-nous un abri sous tes ailes,
Quand la tempête éclate avec fureur,
Épargne-nous les angoisses cruelles,
Les noirs remords qui troublent le pécheur.

Ah! laisse-nous jusqu'à l'heure dernière,
Dormir en paix sur ton sein maternel.
Et qu'au réveil, en rouvrant la paupière,
Nous te voyions dans les splendeurs du ciel.

Notre-Dame du Laus, refuge des pécheurs,
Priez pour nous qui avons recours à vous.

dimanche 3 mai 2009

Notre-Dame du Laus

vendredi 1 mai 2009

Prière en l'honneur de la Très Sainte Vierge attribuée à Saint Éphrem

Notre-Dame de l'Ordre du CarmelEncensoir doré, lampe étincelante, vase éblouissant où se trouve la manne du ciel; table qui montre aux mortels la loi écrite, arche véritable, charte toute pleine de Dieu, vierge surpassant toutes les autres en prudence, en sagesse et en lumière; très sainte consolatrice, guide de l'univers, jeune fille plus que toute autre sanctifiée! O buisson ardent qui ne peut s'éteindre, jardin ouvert, rameau verdoyant d'Aaron: vous êtes vraiment un rameau verdoyant et la fleur en est votre Fils. Car de la souche de David et de Salomon a surgi le Christ notre Créateur, le Dieu et Seigneur tout-puissant, le seul Très-Haut. Vous avez enfanté un Dieu-homme et vous êtes demeurée vierge avant et après la naissance. Lorsque Dieu, votre Créateur, a pris chair dans votre sein virginal sans l'intermédiaire d'un homme, il n'a point brisé les verrous de la porte de l'Orient, toujours fermée. Il vous a laissée, ô Vierge glorieuse, telle que vous étiez avant qu'il naquît.
Par vous, nous avons été réconciliés avec le Christ notre Dieu, votre très doux Fils. Vous êtes l'unique avocate et l'unique secours des pécheurs et de ceux qui sont privés d'assistance. Vous êtes le port tranquille des naufragés, la consolation du monde. Vous protégez les orphelins, vous rachetez et libérez les prisonniers. Vous êtes la joie des malades, la consolation des affligés, et le salut de tous. Vous êtes le soutien des religieuses et des moines et l'espoir de ceux qui vivent dans le monde. Vous êtes la gloire, la couronne et l'allégresse des jeunes filles. Vous êtes la joie du monde, ô maitresse sublime, reine bénie, jeune fille illustre et la plus pure de toutes les Reines. A l'abri de votre miséricorde nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu; sous les ailes de votre bonté et de votre pitié, protégez-nous et gardez-nous. Sous votre protection, nous sommes pleinement en sureté. C'est pourquoi nous nous réfugions vers vous seule et nous tombons à genoux devant vous en pleurant, ô Mère bienheureuse. Nous demandons humblement que votre Fils, notre Sauveur et le Dispensateur de toute vie, ne nous efface pas de la terre en raison de nos fautes innombrables, ne jette pas nos pauvres âmes aux lions, et ne nous abatte pas comme un figuier stérile.
Remplissez donc notre bouche de votre douceur, ô notre Dame, et illuminez notre esprit, ô pleine de grâce. Faites mouvoir notre langue et nos lèvres pour que nous puissions avec joie et empressement chanter votre louange, et surtout ce doux chant des anges que Gabriel entonna pour vous à Nazareth, ô Vierge, Mère immaculée de notre Dieu!

jeudi 30 avril 2009

Prière de louange en l'honneur de la Sainte Mère de Dieu

prononcée par saint Cyrille d'Alexandrie au début du Concile d'Ephèse

Notre-Dame des Bois, Violot (Haute-Marne)Salut, Marie, Mère de Dieu, Vierge et Mère, vous qui portez la Lumière, vase incorruptible. Salut, Vierge Marie, Mère et servante; Vierge à cause de celui qui est né de votre virginité, Mère à cause de celui que vous avez porté dans vos bras et nourri de votre lait, servante à cause de celui qui a pris la forme d'un serviteur. Car le Roi est entré dans sa cité, ou plutôt dans votre sein, et il en est sorti comme il l'a voulu, et votre porte est demeurée scellée. Vous l'avez conçu sans la volonté d'un homme et vous l'avez enfanté d'une manière divine. Salut, Marie, temple où Dieu descend, temple sacré, comme le prophète David l'avait proclamé: votre temple est saint, admirable en justice. Salut, Marie, trésor de tout l'univers; salut, Marie, colombe sans tache; salut, Marie, flambeau qui ne peut s'éteindre: c'est de vous qu'est né le Soleil de justice. Salut, Marie, lieu de celui qui n'a pas de lieu, vous qui avez tenu enfermé dans votre sein le Fils unique, Dieu le Verbe, vous qui avez produit sans charrue et sans semence l'épi incorruptible. Salut, Marie; à cause de vous les prophètes chantent et les bergers entonnent avec les anges l'hymne redoutable: "Gloire à Dieu dans les hauteurs, et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté". Salut, Marie, Mère de Dieu: à cause de vous les anges se réjouissent et les archanges éclatent en chants retentissants. Salut, Marie, Mère de Dieu: à cause de vous les mages viennent adorer, conduits par une étoile étincelante. Salue, Marie, Mère de Dieu: à cause de vous les douze apôtres furent choisis. Salut, Marie, Mère de Dieu: à cause de vous Jean bondit dans le sein de sa mère et le flambeau adora la Lumière éternelle. Salut, Marie, Mère de Dieu, par qui est venue la grâce ineffable, dont l'apôtre disait: La grâce de Dieu est apparue aux hommes pour leur salut. Salut, Marie, Mère de Dieu: c'est de vous qu'est venue la Lumière véritable, notre Seigneur Jésus-Christ, qui dit dans l'Évangile: "Je suis la Lumière du monde". Salut, Marie, Mère de Dieu, c'est de vous que s'est levée la lumière pour ceux qui étaient assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort; car le peuple qui gisait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Quelle est cette lumière, sinon notre Seigneur Jésus-Christ, la Lumière véritable qui éclaire tout homme venant en ce monde? Salut, Marie, Mère de Dieu: c'est par vous qu'est annoncé dans l'Évangile: "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur"; c'est par vous que dans les villages, dans les îles, les Églises des justes sont fondées. Salut, Marie, Mère de Dieu: par vous est venu le vainqueur de la mort et le destructeur de l'enfer. Salut, Marie, Mère de Dieu: par vous est venu le Créateur qui a racheté sa créature de la faute et l'a conduite au royaume du ciel. Salut, Marie, Mère de Dieu: par vous a brillé la lumière de la résurrection. Salut, Marie, Mère de Dieu: par vous a jailli le baptême redoutable de la sanctification dans le Jourdain. Salut, Marie, Mère de Dieu: par vous Jean et le Jourdain ont été sanctifiés et le démon a été écrasé. Salut, Marie, Mère de Dieu: par vous tout esprit qui croit est protégé.

mardi 28 avril 2009

Prière du Pape Pie XII à Marie-Reine

Patrona BavariaeDu fond de cette terre de larmes, où l'humanité souffrante se traine péniblement, dans les remous d'une mer sans cesse agitée par le vent des passions, nous levons les yeux vers vous, ô Marie, Mère très aimée, pour puiser du réconfort dans la contemplation de votre gloire et pour vous saluer Reine et Maitresse des cieux et de la terre, Notre Reine et Notre Dame.
Votre Royauté, nous voulons l'exalter avec une légitime fierté de fils et la reconnaître comme due à la suprême excellence de tout votre être, ô très douce et vraie Mère de celui qui est Roi par droit propre, par héritage, par conquête.
Régnez, ô Notre Reine et Notre Dame, nous montrant le chemin de la sainteté, nous dirigeant et nous assistant, afin que nous ne nous en éloignions jamais.
Au plus haut des cieux, vous exercez votre Royauté sur les chœurs des anges qui vous acclament comme leur Souveraine, sur les légions des saints qui se réjouissent dans la contemplation de votre éclatante beauté; régnez donc aussi sur le genre humain tout entier, surtout en ouvrant le chemin de la foi à ceux qui ne connaissent pas encore votre divin Fils.
Régnez sur l'Église qui professe et fête votre suave domination et qui recourt à vous comme à un sûr refuge au milieu des calamités de notre temps. Mais régnez spécialement sur cette portion de l'Église qui est persécutée et opprimée, lui donnant la force pour supporter les adversités, la constance pour ne pas plier sous les injustes pressions, la lumière pour ne pas tomber dans les embuches de l'ennemi, la fermeté pour résister aux attaques ouvertes, et, à chaque instant, une inébranlable fidélité à votre royaume.
Régnez sur les intelligences, afin qu'elles ne recherchent que la vérité; sur les volontés, afin qu'elles ne suivent que le bien; sur les cœurs, afin qu'ils aiment uniquement ce que vous aimez vous-même.
Régnez sur les individus et sur les familles, comme sur les sociétés et les nations; sur les assemblées des puissants, sur les conseils des sages, comme sur les aspirations des humbles.
Régnez sur les routes et sur les places publiques, dans les cités et les villages, dans les vallées et les montagnes, dans les aires, sur terre et sur mer; et accueillez la prière de ceux qui savent que votre royaume est un royaume de miséricorde, où toutes supplication est entendue, toute douleur réconfortée, toute infortune soulagée, toute infirmité guérie et où, comme sur un signe de vos très douces mains, la vie renait souriante de la mort elle-même.
Accordez-nous que ceux qui maintenant, dans toutes les parties du monde, vous acclament et vous reconnaissent Reine et Maitresse, puissent jouir un jour au ciel de la plénitude de votre royaume, dans la vision de votre divin Fils, qui vit et règne, avec le Père et le Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Amen.

mardi 14 avril 2009

Méditation sur la joie de la fête de Pâques attribuée à saint Jean Chrysostome

Jesus has risenQue celui qui est pieux, que celui qui aime Dieu se réjouisse de cette belle et lumineuse fête. Que celui qui est un serviteur fidèle s'approche avec joie de la joie de son Seigneur. Que celui qui s'est fatigué à jeûner recueille maintenant son denier. Que celui qui a travaillé depuis la première heure reçoive aujourd'hui son juste salaire. Que celui qui est venu à la troisième heure éclate en actions de grâces. Que celui qui est arrivé à la sixième heure ne soit point troublé, car il ne sera puni en rien. Que celui qui a tardé jusqu'à la neuvième heure s'approche sans hésiter. Que celui qui est arrivé à la onzième heure ne redoute point pour sa lenteur.
Car le Maître est généreux, il accueille le dernier comme le premier; il donne le repos à celui de la onzième heure comme à celui qui a travaillé dès la première; il a pitié du dernier comme il prend soint du premier; il donne à celui-ci et il accorde à celui-là; il reçoit le travail et accueille la bonne volonté; il honore l'action et loue l'intention! Entrez-donc tous dans la joie de notre Maître. Premiers et derniers, recueillez votre récompense. Riches et pauvres réjouissez-vous tous ensemble. Travailleurs et paresseux, respectez ce jour. Vous qui avez jeûné, et vous qui n'avez pas jeûné, tressaillez d'allégresse aujourd'hui. Voici que le festin est préparé, participez-y tous. Le veau gras est servi, que nul ne s'en aille affamé.
Profitez tous du banquet de la foi. Profitez tous des richesses de la bonté. Que personne ne se plaigne de sa pauvreté, car voici que s'est révélé le Royaume commun. Que personne ne pleure sur ses fautes, car voici que le pardon s'est levé tout resplendissant du tombeau. Que personne ne redoute la mort, car voici que la mort du Sauveur nous a libérés. Il a détruit la mort, celui qui était retenu par elle. Il a dépouillé l'enfer, celui qui y est descendu. Il l'a rendu amer, celui qui lui a fait goûter sa chair.
Ayant connu cela d'avance, Isaïe a proclamé: L'enfer s'est attristé, lorsqu'il vous a rencontré sous la terre. Il s'est attristé, car il a été aboli. Il s'est attristé, car il a été abaissé. Il s'est attristé, car il a été mis à mort. Il s'est attristé, car il a été anéanti. Il c'est attristé, car il a été enchaîné. Il a saisi un corps, et il s'est trouvé en présence de Dieu. Il a saisi la terre, et il a rencontré le ciel. Il a saisi le visible, et est tombé sur l'invisible.
Mort, où est ton aiguillon? Enfer, où est ta victoire? Le Christ est ressuscité, et tu as été renversé. Le Christ est ressuscité, et les démons sont troublés. Le Christ est ressuscité, et les anges sont dans l'allégresse. Le Christ est ressuscité, et la vie reprend ses droits. Le Christ est ressuscité, et aucun mort ne reste au tombeau. Car le Christ en ressuscitant d'entre les morts, est devenu prémices de ceux qui dorment. A lui soient la gloire et la puissance dans tous les siècles. Amen.

lundi 30 mars 2009

Le Saint Christ de l'Agonie de Limpias

Santo Cristo de la Agonía, LimpiasDans les premiers jours d'avril 1919, la presse de Santander remplit ses colonnes de la relation d'un fait prodigieux, survenu le 30 mars, dans l'église paroissiale de Limpias, village à 48 km de Santander et à 72 de Bilbao.
Ce 30 mars, la paroisse clôture une mission, prêchée par deux capucins: le RP Jalon et le RP San Miguel. Comme ils se doit, les paroissiens - y compris les enfants - remplissent l'Église. Tous participent à la communion générale. Après avoir reçu le pain des Anges, une fillette de douze ans, vêtue de blanc, se dirige en toute hâte vers le Père Jalon et lui dit avec une intense émotion: "Le Christ remue les yeux, Il regarde d'un côté et d'un autre". Après le premier instant de surprise, le père se prend à douter: "Si l'enfant avait une hallucination?". Il n'a pas le temps de s'arrêter à cette pensée: une seconde enfant vient à lui, affirmant: "J'ai vu le Seigneur fermer et ouvrir les yeux". Après les enfants, accourent de grandes personnes de différents âges, de l'un et l'autre sexe, attestant toutes ce qu'elles ont vu: "Le Christ porte ses regards en diverses directions". Certaines ont, de plus, observé une sueur abondante sur le Corps du Christ.
Devant la candeur des enfants, la ferme certitude des grandes personnes, les Pères ne peuvent douter de la sincérité des voyants, ni écarter l'idée d'un prodige. Ils demandent le silence pour prier. Tous se prosternent devant la Face du Saint Christ, en une fervente oraison. Monsieur le Curé est à la sacristie, inscrivant sur les registres le nom des paroissiens ayant accompli le précepte pascal. On vient l'avertir de ce qui se passe. Il se rend à l'église. Ému du spectacle qui s'offre à lui, il ne peut faire autre chose que tomber à genoux, devant le Crucifix.
Le prodige se répète le 11 avril, devant des voisins de Limpias: pourtant bon catholiques, ils s'étaient moqué de la crédulité des témoins du 30 mars!... Les phénomènes miraculeux sont encore observés le 20 avril (jour de Pâques), par divers visiteurs. Puis, les manifestations se reproduisent, presque chaque jour, en faveur de tels ou tels pèlerins. Depuis le 30 mars, en moins d'un an, défilent devant le Saint Christ plus de 120.000 personnes: 971 témoins attestent avoir vu des transformations extraordinaires, surnaturelles, sur le Christ de bois sculpté du Crucifix de l'église. Les signataires de ces témoignages appartiennent à toutes les classes sociales: magistrats, ingénieurs, publicistes, étudiants, ouvriers, ... Comme on peut le penser, les incrédules ne manquent pas d'accuser ces témoins d'ignorance, d'hallucination, de suggestion, d'illusion, de fanatisme... Mais ces témoins font preuve de totale loyauté, tout au cours de leur vie, dans l'exercice de leurs professions, dans l'accomplissement de leurs devoirs et des lois morales; ils font honneur à l'humanité.


Quelles sont les origines du Christ de Limpias?

Santo Cristo de la Agonía, LimpiasOn ne connait pas l'auteur du beau Christ miraculeux. Si on prononce plusieurs noms possibles d'artistes, il n'est pas permis de s'arrêter à aucun, avec certitude. Ce que la tradition a transmis remonte seulement au milieu du 18° siècle. Habitait alors à Cadix, un illustre enfant de Santander, Don Diego de la Piedra y Secadura, Chevalier del 'Ordre royal et militaire de Santiago. Ce gentilhomme, enthousiaste des œuvres d'art, gardait en son palais quelques œuvres de grande valeur, parmi lesquelles un Christ sculpté qui recevait les honneurs d'un culte privé, dans l'Oratoire particulier du pieux Don Diego. Cela, jusqu'à ce qu'une intervention miraculeuse lui attirât la vénération publique: en 1755, une de ces catastrophes, qui apportent désolation et ruine à ds cités entières, menaçait la capitale andalouse. Les eaux de la mer avançaient impétueusement sur la ville, renversant tout sur leur passage. Si grande était la consternation des habitants, devant l'imminence du danger et le manque de moyens humains pour le conjurer, qu'il fut décidé de recourir à la Miséricorde divine par des prières publiques, pendant qu'on porterait en procession, le Christ de Don Diego, jusqu'à la furieuse inondation. Dès que le Christ arriva face aux eaux menaçantes, elles cessèrent d'avancer et reprirent leurs limites naturelles.
Commander aux flots est considéré, dans l'Écriture, comme le propre de la Puissance divine. Une page de l'Évangile présente la mer en furie. Dans une barque, sur les flots déchainés, Jésus dort. Ses apôtres l'appellent au secours et, "par la puissance et le mystérieux secret de sa Sainte Passion, il délivre ceux qui le réveillent" (2° et 3° nocturnes de Matines).
Après un tel prodige, tous pensent que le Christ miraculeux ne peut rester caché, dans un oratoire privé. Les autorités ecclésiastiques approuvent un culte général et solennel; elles souhaitent, pour le Saint Christ, une vénération publique. Don Diego est bien de cet avis. Comme un fils aimant de son pays d'origine, il envoie son précieux Christ au peuple de Limpias. Depuis lors, c'est dans l'église Saint-Pierre de Limpias qu'est vénéré le splendide Crucifix, manifestant à la perfection les souffrances et l'amour du Sauveur. On a pu dire que, parmi les images célèbres, commémorant le drame du Calvaire, aucune ne dépasse, ni n'atteint, l'artistique beauté du Christ de Limpias, non plus que sa prodigieuse tradition...
Après 1919, dès que le monde, en Espagne et bien au-delà, eut connaissance des prodiges opérés à Limpias, on y vit accourir une affluence de pèlerins: des Rois, des princes, des évêques, des prêtres, des religieux, des militaires, des ingénieurs, des artistes, des gens de toutes classes sociales, de toutes les nations du monde. On a pu calculer entre les deux guerres, une moyenne de 4000 personnes par jour!
Des prodiges divers continuent à survenir autour du "Christ de l'Agonie". A la sacristie de la paroisse, un gros livre, dépassant 200 pages, reçoit les témoignages des bénéficiaires de grâces. Plus de 1200 faveurs y sont déjà relatées. A la suite de leurs récits, plusieurs jurent qu'ils ont dit vrai, sur leur foi de chrétien, sur leur honneur de gentilhomme et même sur le salut de leurs enfants ou l'éternel repos de leurs défunts. Les premiers récits apportent le témoignage de ceux qui ont vu quelque changement se produire en la sainte image. Les uns ont vu les yeux du Christ se diriger de divers côtés, se lever vers le Ciel, regarder avec une infinie douceur ou tristesse, prendre l'expression de l'agonie... D'autres ont vu remuer ses lèvres, comme pour prononcer des paroles... sa bouche se remplir de sang... Quelques uns ont vu le Saint Corps se revêtir d'une grande clarté, se couvrir de sueur ou de sang... changer de couleur comme l'aurait fait la chair vivante d'un agonisant... Remarquons la touchante attestation de ceux qui ont vu, sur le front du Christ, perler le sang sous les blessures des épines...
Les signataires de ces témoignages sont, pour la plupart, connus par leur position sociale, leur culture, leurs services à la Société. Les propos des incrédules n'ébranlent pas leur sérénité, leur parfait équilibre pour juger avec sang-froid les manifestations miraculeuses du Saint Christ. Plusieurs ne peuvent oublier qu'ils sont entrés dans l'église de Limpias, sans foi ni aucune espérance, avec l'idée que les récits entendus étaient des contes. Ils ont dû voir, par leurs propres yeux, avant de croire. En parlant eux-mêmes, ils n'ignorent pas qu'ils s'exposent à être ridiculisés, insultés... Ils estiment que la vérité a le droit d'être proclamée et le Christ Tout-Puissant le droit d'être honoré.
Après le récit des divers changements survenus sur la Sainte Image, viennent les attestations de guérisons, conversions, trop longues à raconter dans nos courtes lignes.
Soyons donc de ceux qui savent admirer les miracles de la Sagesse divine et veulent les faire connaitre. Soyons aussi de ceux qui regardent le Christ, qui l'observent, lui parlent, le vénèrent et le gardent: bien petite résolution pour notre saint Carême! Teresa Higginson nous dit (page 243 du Lady Kerr) que "aucune image n'est représentée à l'intelligence" de celui qui se perd dans l'infini de l'union à Dieu. Aussi Dieu et l'Église ont permis que nous vénérions spécialement cette Sainte Face dont "le doux visage est pour nous le Ciel ici-bas" (Ste Thérèse de l'EJ), qui par son humanité même nous rappelle que la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ est la marque du plus grand amour qui ait jamais été.

Patience + Confiance = Sagesse (MMC)

Source: Bulletin bimestriel "SAGESSE", Adresse courrier: 54 rue de la Paix, F-40700 Doazit, N° 434, Mars-Avril 2009 (Abonnement annuel France: 6 €, Étranger: 10 €.

mardi 24 mars 2009

Prières au Christ souffrant

Geisselung JesuLe cycle de l'année ramène, ô Christ Fils de Dieu, la fête de votre Passion. D'un cœur pieux nous célébrons le temps où vous avez souffert les insultes de vos persécuteurs, où vous avez été livré, blessé et cloué sur la croix. Nous vous en supplions: ne vous éloignez pas de nous. Car, au milieu des tourments, il n'est personne qui nous aide sinon vous, qui nous relevez par l'œuvre de votre passion. Ne nous livrez pas aux ennemis qui nous feraient périr; mais recueillez vos serviteurs pour les sauver. Cependant, ces orgueilleux calomniateurs, c'est-à-dire les ennemis de nos âmes, terrassez-les par votre puissance. Car vous êtes la lampe de la Divinité, posée, dans votre humanité, sur le candélabre de la croix. Allumez-nous à votre lumière, pour que nous ne soyons pas condamnés. Et comme vous nous voyez commencer pieusement la célébration de votre Passion, faites que nous ayons part aussi à votre Résurrection. Dissipez les ténèbres qui plongent nos âmes dans la terreur et protégez-nous par votre lumière.

Vous supportez patiemment, ô Christ, ceux qui en veulent à votre vie, et vous donnez, comme un berger, le bon exemple à vos brebis, en endurant les coups de vos persécuteurs et en priant le Père pour eux. Accordez-nous donc, par le mystère de votre Passion, d'être purifiés de nos mauvaises passions. Vous qui avez supporté avec une infinie patience les blasphémateurs, arrachez vos fidèles à l'éternelle damnation.

Christ notre Dieu, qui avez supporté pour nous l'opprobre et la Passion, vous avez été trouvé pacifique parmi les ennemis de la paix, vous l'innocent crucifié par les criminels. Vous avez anéanti par votre mort la mort du genre humain. Ne permettez pas que la méchanceté redoublée des orgueilleux triomphe sur nous et que notre cœur cesse de méditer votre loi. Vous qui, pour nous tous, avez supporté la mort et le tombeau, accordez à vos fidèles la lumière et la récompense de la vie éternelle.

Christ Dieu, qui, suspendu entre des voleurs, avez voulu souffrir l'opprobre de la croix, accordez-nous la patience de la vie parfaite. Cet amour, lequel vous a fait aimer le monde au point de subir la mort pour lui, faites qu'il soit parfait en nous. Ainsi nous pourrons, à l'exemple de votre Passion, tolérer les injures qui nous seront faites, et, par le sang versé sur la Croix, le sang qui pacifie toutes choses, devenir les membres de ce corps dont vous êtes la Tête.

Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, qui êtes tombé aux mains de l'ennemi et qui, pour nous, vos serviteurs, avez livré à la mort votre vie si chère; vous qui êtes ensuite avec gloire ressuscité sur l'ordre de Dieu le Père, et qui avez racheté le monde; nous en supplions votre bonté: Faites que votre grâce descende sur nous, et accordez-nous d'être debout, sans tache, au jour de votre résurrection.

dimanche 22 mars 2009

Chapelet de l'Amour de Jésus par Saint Jean Eudes

Saint Jean Eudes
Ce chapelet se compose de trois dizaines, plus quatre grains, soit trente-quatre petits grains en l'honneur des années d'amour passées par Notre-Seigneur sur la terre. Cette prière est efficace pour obtenir la ferveur et saint Jean Eudes la conseille après la communion afin de rendre à Jésus amour pour amour.

Au commencement on dit:

"Venez Esprit Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles et allumez en eux le feu de votre amour."

On le fait pour invoquer et attirer en soi le saint amour de Jésus, qui est son Saint-Esprit, et pour se donner à lui afin qu'il détruise en l'âme tout ce qui lui est contraire et qu'il aime Jésus en elle de toutes les les manières qu'il désire.

A chaque petit grain, il faut dire:

"Je vous aime, ô très aimable Jésus; je vous aime ô bonté infinie; je vous aime de tout mon cœur, de toute mon âme et de toutes mes forces, et je veux vous aimer toujours de plus en plus."

En disant le premier "Je vous aime", il faut désirer le dire en tout l'amour que le Père éternel porte à son Fils; en disant le second, il faut avoir l'intention de le dire en tout l'amour que le Fils de Dieu a pour lui-même; en disant le troisième, il faut avoir la volonté de le dire avec tout l'amour que le Saint-Esprit porte à Jésus: car en nous donnant son Fils, le Père nous a tout donné avec lui, et nous avons le droit d'employer l'amour de chacune des Personnes divines pour aimer Jésus.

En disant "de tout mon cœur", il faut l'entendre du Cœur de Jésus, de celui de la sainte Vierge et de tous les cœurs des anges et des saints, lesquels tous ensemble ne font qu'un seul cœur avec ceux de Jésus et de Marie. Puisque tous ces cœurs sont à nous, nous pouvons et devons les employer à aimer Jésus.

En disant "de toute mon âme", il faut entendre cela de l'âme de Jésus, de celle de Marie et de toutes les saintes âmes du ciel et de la terre, lesquelles par la charité qui les unit ne sont qu'une seule âme qui est nôtre et dont nous devons faire usage pour aimer celui qui nous l'a donnée.

En disant "de toutes mes forces", il faut avoir l'intention d'employer toutes les puissances de la divinité et de l'humanité de Jésus, et toutes les forces de toutes les créatures, comme chose nôtre, à aimer Jésus.

En disant ces dernières paroles "et je veux vous aimer toujours de plus en plus", il faut avoir l'intention non seulement d'employer toute notre volonté à aimer Jésus, mais encore toute l'étendue de la divine volonté de Jésus qui est nôtre, et dont par conséquent nous pouvons et nous devons faire usage pour vouloir aimer ce même Jésus comme il faut, notre propre volonté n'étant pas seule capable de le faire dignement.

Aux gros grains, il faut dire ces paroles de saint Augustin:

"O feu qui êtes toujours brulant, et ne vous éteignez jamais; ô amour toujours fervent qui ne vous refroidissez jamais, enflammez-moi, embrasez-moi tout entier, afin que je sois tout de feu et tout d'amour pour vous!"

Au lieu de ces paroles, on peut dire aussi celles du début: "Venez, Esprit Saint."

On peut terminer par cette bénédiction due à saint Jean Eudes et enrichie d'indulgences:

"Bénis soient à jamais le Cœur très aimant et le très doux Nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ et de la très glorieuse Vierge Marie, sa Mère, à jamais." (300 j. d'ind. une fois le jour; indulg. pl. une fois le mois, aux conditions ordinaires, si cette bénédiction est récitée tous les jours.)

Imprimatur: Parisiis, die 10 Sept. 1931. V. Dupin, Vic. Gén.

jeudi 19 mars 2009

Pieuse Salutation à la Très Sainte Vierge

Composé par saint Jean Eudes et vivement recommandée par le saint Père Paul de Moll. L'un et l'autre promettaient, de la part de la Très Sainte Vierge, des grâces spéciales, à ceux qui réciteraient cette Salutation avec piété et à ceux en faveur desquels on la réciterait:


  • Je vous salue, Marie, Fille de Dieu le Père;
  • Je vous salue, Marie, Mère de Dieu le Fils;
  • Je vous salue, Marie, Epouse du Saint-Esprit;
  • Je vous salue, Marie, Temple de toute la Divinité;
  • Je vous salue, Marie, Lis blanc de la resplendissante et toujours immuable Trinité;
  • Je vous salue, Marie, Rose d'un éclat merveilleux, qui répandez un parfum tout céleste;
  • Je vous salue, Marie, Vierge des Vierges, Vierge fidèle, de laquelle le Roi des cieux a voulu naître, et du lait de laquelle il a daigné être nourri;
  • Je vous salue, Marie, Reine des Martyrs, dont un glaive de douleur a transpercé l'âme;
  • Je vous salue, Marie, Souveraine de l'univers, à qui toute puissance a été donnée au ciel et sur la terre;
  • Je vous salue, Marie, Reine de mon coeur, ma Mère, ma vie, ma consolation et mon espérance la plus douce;
  • Je vous salue, Marie, Mère tout aimable;
  • Je vous salue, Marie, Mère de Miséricorde;
  • Je vous salue, Marie, Mère admirable;
  • Vous êtes pleine de grâce, le Seigneur est avec vous;
  • Vous êtes bénie entre toutes les femmes;
  • Et bénie est le fruit de vos entrailles, Jésus;
  • Et béni soit votre époux saint Joseph;
  • Et béni soit votre père saint Joachim;
  • Et bénie soit votre mère sainte Anne;
  • Et béni soit votre fils adoptif saint Jean;
  • Et béni soit votre ange saint Gabriel;
  • Et béni soit le Saint-Esprit, qui a fait de vous son Epouse;
  • Et bénis soient à jamais tous ceux qui vous aiment et qui vous bénissent.
    Ainsi soit-il.


Permis d'imprimer. Nous accordons, en outre, 50 jours d'indulgence. - Joseph, Evêque d'Angers.

Ajouter Trois Ave Maria pour demander la bénédiction de la T. S. Vierge.

Aux Bueaux de "Notre-Dame de la Trinité" à Blois (Loir-et-Cher)