samedi 9 février 2008

Recours à Marie en prévision de l'heure dernière

Voici, entre combien d'autres, une prières où s'exprime, dans la crainte de la mort, la confiance en Marie. Thème trop important à la fin du moyen âge pour que nous ne lui fassions pas une place spéciale. Cette prière est du début du XVe siècle. Elle nous a été amicalement communiquée par Dom Hesbert, de Solesmes. Nous en modernisons la forme juste assez pour que l'on n'achoppe pas inutilement. (Pie Régamey, O.P.)

Labouré Cathérine, ParisO très certaine espérance, défenderesse et Dame de tous ceux qui s'attendent à vous, glorieuse Vierge Marie, en cette heure que mes yeux seront aggravés de très noire obscurité de la mort, que je ne pourrai voir la clarté de ce siècle, ni ne pourrai mouvoir ma langue pour te prier et d'appeler, et mon chétif coeur, qui est si frêle, tremblera angoissement pour la peur des ennemis d'enfer, et sera si ébahi que tous les membres de mon corps trembleront et défendront pour la sueur de l'angoisseuse mort, je te prie que lors, très douce et très piteuse Dame, tu me daignes regarder en pitié et me veuilles aider avec toute la compagnie et toute la chevalerie du paradis.
Qu'ainsi mes accusateurs ne puissent avoir nulle vraie accusation contre moi, ni nulle espérance de me mettre en leur compagnie. Lors, très débonnaire Dame, je te prie que la prière que je fais maintenant, il te plaise de recevoir humblement et de mettre mon âme en ta benoîte garde et en ta foi et défense, et la présentes devant ton glorieux Fils, où elle puisse être vêtue des robes de gloire et accompagnée de saints en la joie et en la fête des anges et de tous les saints et saintes du paradis.
O Dame des anges et porte du paradis, ô joie des patriarches, des prophètes, des martyrs, des confesseurs, des vierges et des saints et des saintes, ô étoile du matin plus resplendissante que le soleil et plus blanche que neige, je joins mes mains, j'élève mes yeux, je fléchis mes genoux devant ton image, Dame très débonnaire, pour cette grande joie que tu eus, quand ta très saintissime âme, en présence des anges et des archanges, sans éprouver doute ni peur, se départit de ton corps et fut portée en paradis, en chantant, et présentée à ton Fils, et lors fut reçue et hébergée en la gloire perdurable.
Je te prie que tu me recoures et viennes au-devant, en l'heure qui tant fait à douter, quand la mort très amère me sera si près. Dame, soyez à mon âme tour forte pour refuge, et lance pour que les très cruels ennemis d'enfer, si horribles, ne me puissent épouvanter, ni ne soient si hardis qu'ils me mettent au-devant un péché que j'aie fait. Mais que je sois par toi, douce Dame, de toutes parts gardé et de bénignité garni, par toi présenté à ton Fils et en possession du perdurable repos et de la joie et du royame qui jamais ne faudra. Amen.

1 commentaire:

nene a dit…

Se nota claramente que la traducción en francés es una traición al texto original,búsquense uno que sepa bien el francés ! GRACIAS en nombre de la Virgen !