jeudi 19 juillet 2007

Vivons à deux, Jésus

Jésus, zélateur des âmes, ayez pitié de nous!

Vivons à deux, Jésus,
Car sans vous, solitaire,
L'exil se fait si long
Dans l'attente des cieux,
Il faut rester hélas!
Sur cette triste terre.
Mais, si vous le voulez,
Jésus, vivons à deux!

Prions à deux, Jésus,
Et ma pauvre prière
Aura par votre Coeur
Un pouvoir merveilleux.
Votre divin secours
Élevant ma misère
Me rendra tout puissant...
Jésus, prions à deux!

Puis, travaillons à deux!
Nous peinerons ensemble,
Je ferai beaucoup plus,
Je ferai beaucoup mieux.
En mes plus durs labeurs,
Pour que je vous ressemble,
Vous m'aiderez, Jésus,
Oh! travaillons à deux!

Souffrons à deux, Jésus!
Partageons les épines
Et la pesante Croix
Et les clous douloureux.
Boire en votre Calice,
Aux souffrances divines,
Pour moi, c'est le bonheur,
Jésus, souffrons à deux!

Aimons à deux, Jésus!
Par le plus doux mystère
Aimons-nous en aimant
Notre Père des cieux.
Pour vous seul, ô Jésus.
Je veux aimer sur terre...
Votre Coeur est mon coeur...
Toujours aimons à deux!

Mourons à deux, Jésus!
Sur le même Calvaire
Où vous cloua pour nous
Un amour généreux.
Sur votre Sacré Coeur,
Près du Coeur de ma Mère
Qu'il est doux d'expirer...
Jésus, mourons à deux.

Sodalité de St-Pierre Calver, Fribourg - Nihil obstat. - L. Kern, cens.

mercredi 18 juillet 2007

Petites fleurs d'Ars - 05 - Pensées de Saint J.-M.-B. Vianney

Il semble que les pauvres pécheurs ne veulent pas attendre la sentence qui les condamnera à la société des démons; ils s'y condamnent eux-mêmes.

Le paradis, l'enfer, le purgatoire ont une espèce d'avant-goût dès cette vie. Le purgatoire est dans les âmes qui ne sont pas mortes à elles-mêmes; l'enfer est dans le coeur des impies; le paradis dans celui des parfaits qui sont bien unis à Notre-Seigneur.

Dans le monde, on cache le ciel et l'enfer; le ciel, parceque, si on en connaissait la beauté, on voudrait y aller à tout prix; - on laisserait bien le monde tranquille! - l'enfer, parce que, si on en connaissait les tourments, on voudrait les éviter coûte que coûte.

Il y en a qui perdent la foi et ne voient l'enfer qu'en y entrant.

Si un damné pouvait dire une seule fois: "Mon Dieu, je vous aime!" il n'y aurait plus d'enfer pour lui... Mais, hélas! cette pauvre âme, elle a perdu le pouvoir d'aimer qu'elle avait reçu et dont elle n'a pas su se servir. Son coeur est disséché comme la grappe quand elle a passé sous le pressoir. Plus de bonheur dans cette âme, plus de paix parce qu'il n'y a plus d'amour!

L'enfer prend sa source dans la bonté de Dieu. Les damnés diront: "Oh! si du moins Dieu ne nous avait pas tant aimés nous souffririons moins; l'enfer serait supportable!... Mais avoir tant été aimés! quelle douleur!..."

Si les pauvres damnés avaient le temps que nous perdons, quel bon usage ils en feraient! S'ils avaient seulement une demi-heure, cette demi-heure dépeuplerait l'enfer. Si l'on disait aux damnés qui sont en enfer depuis si longtemps: "Nous allons mettre un prêtre à la porte de l'enfer. Tous ceux qui voudront se confesser n'auront qu'à sortir", croyez-vous qu'il en restât un seul? Oh! comme l'enfer serait vite désert et comme le ciel se remplirait? Eh bien, nous avons le temps et les moyens que ces pauvres damnés n'ont pas.

Pourquoi les hommes s'exposent-ils à être maudits de Dieu?... Pour un blasphème, pour une mauvaise pensée, pour deux minutes de plaisir, perdre Dieu, son âme, le ciel pour toujours!...

Si vous voyiez un homme dresser un grand bûcher, entasser des fagots les uns sur les autres, et que, lui demandant ce qu'il fait, il vous répondît: "Je prépare le feu qui doit me brûler", que penseriez-vous? Et si vous voyiez ce même homme approcher la flamme du bûcher, et, quand il est allumé, se précipiter dedans, que diriez-vous?... En commettant le péché, c'est ainsi que nous faisons.

Ce n'est pas Dieu qui nous jette en enfer, c'est nous qui nous y jetons par nos péchés. Le damné dira: "J'ai perdu Dieu, mon âme et le ciel: c'est par ma faute, par ma faute, par ma très grande faute!..." Il s'élèvera du brasier pour y retomber... Il sentira toujours le besoin de s'élever, parce qu'il était créé pour Dieu, le plus grand, le plus haut des êtres, le TRÈS-HAUT... Comme un oiseau, dans un appartement, vole jusqu'au plancher et retombe... La justice de Dieu est le plancher qui arrête les damnés.

La Couronne de l'Enfant Jésus - approuvée par S. S. Pie IX

Parmi tant de pieuses pratiques par lesquelles on a coutume d'honorer l'Enfant Jésus miraculeux de Prague, il n'en est pas de plus efficace que la dévotion au petit CHAPELET de l'Enfant Jésus. On doit cette dévotion à la vénérable Marguerite du Saint-Sacrement, carmélite. Cette digne fille de sainte Thérèse, morte en odeur de sainteté en 1648, à l'âge de 27 ans, se rendit célèbre par une grande dévotion à l'Enfant Jésus et par son zèle à la propager. Inspirée d'En-Haut, elle fit un chapelet composé de trois Pater pour honorer la Sainte Famille et de douze Ave, en l'honneur des 12 premières années de l'Enfant-Dieu. Jésus exprima à la fidèle propagatrice de son culte combien cette pratique lui était agréable. Il lui fit voir, dans une révélation, ces petits chapelets brillant d'une lumière surnaturelle. Il promit à la Vénérable que ceux qui le porteraient et le réciteraient avec dévotion conserveraient la pureté et l'innocence.
Du temps de la vénérable Soeur Marguerite, la récitation du petit chapelet a obtenu des prodiges de grâces spirituelles et temporelles. L'Enfant-Jésus continue de prendre plaisir à voir les âmes lui tresser cette couronne, et il récompense d'une manière royale ceux qui se font les propagateurs de cette aimable dévotion. Voici un fait entre mille:

"Une personne, d'un âge fort avancé, ressentait au plus vif toutes les infirmités de la vieillesse: atteinte surtout de douleurs rhumatismales, elle pouvait à peine faire quelques pas. Habituée dès le jeune âge à une vie fort active, elle avait peine à supporter cette immobilité. Un jour qu'elle était très souffrante, elle reçut la visite d'un prêtre, son neveu, et lui demanda s'il ne connaissait pas quelques moyen de la soulager. Celui-ci lui conseilla de mettre toute sa confiance dans l'Enfant Jésus de Prague. "Ce divin Enfant, dit-il, fait à l'heure présente de véritables prodiges, et ne met aucune borne à ses prodigalités. Récitez son petit chapelet avec grande confiance, cette excellente pratique a tout pouvoir sur Lui." La brave femme se mit à réciter la Petite Couronne de l'Enfant Jésus dans l'espoir d'obtenir un prompt soulagment à ses maux. La grâce si vivement souhaitée ne se fit pas attendre; dès le lendemain, la souplesse commença à regagner les jambes, si bien qu'après avoir récité un certain nombre de fois le petit chapelet, elle devint aussi alerte qu'auparavant: elle put monter les escaliers, ce qui lui était impossible depuis longtemps, circuler, vaquer à toutes ses occupations sans la moindre gêne. Inutile d'ajouter qu'elle témoigna une reconnaissance sans bornes à son céleste bienfaiteur et qu'elle ne passa aucun jour sans réciter la petite couronne, instrument de sa guérison. Toutes les personnes de sa connaissance qui avaient lété témoins de sa paralysie si opiniâtre, s'empressèrent à leur tour, de réciter la Couronne de l'Enfant Jésus, dès qu'une nécessité, soit spirituelle, soit corporelle, venait à se faire sentir, et elles n'eurent qu'à se louer d'avoir mis leur confiance en l'Enfant Jésus miraculeux de Prague. Que chacun se munisse de ce précieux talisman en pensant à ces paroles de la vénérable Soeur Marguerite: "Qu'on porte et récite le petit chapelet e l'Enfant Jésus comme un mémorial de la grandeur et de l'innocence de Jésus dans la crèche et comme un lien qui nous unit à Lui."

Dans la formule de bénédiction de la petite couronne, le prêtre dit: "Eloignez Seigneur, de ceux qui portent et récitent cette couronne en l'honneur des 12 années de la Sainte Enfance de Jésus, les démons qui sèment le mal; chassez les ennemis tant de l'âme que du corps, gardez-les de tout danger venant de la nature ou des hommes, protégez-les toujours et faites qu'ils arrivent sûrement au port de la vie éternelle." Cachun, après avoir lu ces lignes, voudra en faire l'heureuse expérience. Qu'on récite la couronne avec piété et confiance, le lundi surtout, jour consacré au Saint Enfant Jésus de Prague, et le 25e jour de chaque mois, précieux anniversaire de la Naissance et de l'Incarnation du Fils de Dieu. "Ce jour est précieux par les grandes grâces que le Divin Enfant daigne répandre", dit la vénérable Marguerite du Saint-Sacrement.

Manière de réciter la Couronne

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant-Jésus, bénissez-nous!" (50 jours d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous!". On peut terminer en baisant à nouveau la médaille, tout en disant: "Saint Enfant-Jésus, bénissez-nous!" (50 jours d'indulgence).

La Petite Oeuvre du Saint Enfant Jésus, 5, rue du Château d'Eau, Tongres (Limb.), Belgique. et 158, rue du Général-Buat, Nantes (L.-Atl.). Imprimatur initial, Rennes, 14-10-1955. A. Martin, v.g.

Soyons attentifs aux prévenances divines

Apprenez de moi que je suis doux et humble de coeur et vous trouverez le repos de vos âmes.

Dieu vous couve de ses ailes comme une poule couve ses poussins; et vous ne savez pas même imiter ces petits animaux, qui tout joyeux de se sentir couverts, réchauffés, protégés par cette bonne mère, font éclater leur joie par leurs petits cris et par leurs mouvements; vous restez froids et indifférents là où le Roi prophète tressaillait d'allégresse? O insensibilité! O stupidité de l'homme charnel et terrestre, ou scrupuleux et timide, qui est couvert de Dieu et qui ne l'aperçoit pas; qui vit en Dieu et qui ne le connaît pas; qui est comblé des bienfaits de Dieu et qui ne s'en réjouit pas et ne l'en remercie pas! O âmes terrestres et rampantes! Eh! si vous ne pouvez vous élever jusqu'au ciel, parce que le poids de la chair vous entraîne toujours vers la terre; disons mieux, parce que les liens des convoitises vous y tiennent attachées, que ne considérez-vous du moins celui qui est autour de vous, au milieu de vous, plus présent à vous que vous-mêmes? Et vous, âmes timorées, mais trop timides, que ne vous réjouissez-vous en lui, puisqu'il vous y invite, et que ne goûtez-vous le fruit de la droiture du coeur?


(P. Ambroise de Lombez) - Avec permission de l'Ordinaire

Prière révélée par la Sainte Vierge au Vén. Père Cyrille à Prague, premier apôtre de la dévotion au Divin Enfant Jésus

O Divin Enfant Jésus, j'ai recours à Vous. Je Vous en prie, par votre Sainte Mère, assistez-moi dans cette nécessité (ici l'on expose l'objet de sa demand), car je crois fermement que votre Divinité peut me secourir. J'espère avec confiance obtenir votre sainte grâce. Je Vous aime de tout mon coeur et de toutes les forces de mon âme. Je me repens sincèrement de mes péchées et je Vous supplie, ô bon Jésus, de me donner la force d'en triompher. Je prends la résolution de ne plus jamais Vous offenser et je viens m'offrir à Vous, dans la disposition de tout souffrir plutôt que de Vous déplaire. Désormais, je veux Vous servir avec fidélité, et pour l'amour de Vous, ô Divin Enfant, j'aimerai mon prochain comme moi-même. Enfant tout puissant, ô Jésus, je Vous en conjure de nouveau, assistez-moi dans cette circonstance; faites-moi la grâce de Vous posséder éternellement avec Marie et Joseph et de Vous adorer avec les saints Anges dans la cour céleste. Ainsi soit-il.

Imprimi potest. fr. Antoinus-M. a Prae., o.c.d., Vic. Prov. - Imprimatur. A. Bert. Vic. Gén.

Prière pour remercier l'Enfant Jésus d'une grâce obtenue

O aimable, ô bon, ô très doux Enfant Jésus, me voici prosterné devant vous pour vous remercier, du fond de mon coeur, de la grâce inappréciable que vous m'avez faite. Dans l'impuissance où je me trouve de vous rendre grâces proportionnellement à la faveur que vous avez bien voulu m'accorder, je prends l'engagement de vous servir avec plus d'exactitude, plus d'amour et de ferveur que par le passé. Mais je suis si faible, ô doux Enfant Jésus, que je ne puis rien par moi-même; veuillez donc, je vous en conjure, me faire une nouvelle grâce: celle de pouvoir exécuter en tout point ma promesse, afin de redoubler d'amour, d'attention et de vigilance à votre saint service et d'arriver un jour à chanter éternellement vos louanges avec Marie et Joseph. Ainsi soit-il.

Imprimatur: Mechliniae, 26 Martii 1899. J. Thys, can. lib. cens.
Oeuvre de l'Enfant Jésus, 121, Avenue Brugmann, Bruxelles

Acte de consécration au saint Enfant Jésus

O saint Enfant Jésus, notre aimable roi, par les mains de votre auguste Mère, je me consacre à Vous. Daignez me prendre sous votre puissante protection, préservez-moi de maladie et de toute influence malsaine, gardez-moi pur et qu'à votre exemple je croisse en grâce et en vertu devant Dieu et devant les hommes!
Saint Enfant Jésus, bénissez-moi!

Prière de Saint Jean Eudes à Jésus Enfant

Nous vous adorons, ô Enfant Jésus, notre Roi, nous vous bénissons, nous vous aimons de tout notre coeur, de toute notre âme, de toutes nos forces; nous vous offrons, donnons, consacrons et immolons notre coeur. Recevez-le et gardez-le tout entier, purfiez-le, illuminez-le, afin que vous viviez et régniez en lui, maintenant, toujours et dans la suite des siècles. Ainsi soit-il.

Très précieuse offrande

O Père Eternel, je vous offre, par le Coeur de Marie, les mérites de la Sainte Enfance de Jésus, pour l'expiation de mes péchés, le triomphe de la sainte Eglise, le salut de la France et la conversion des pécheurs. Divin Roi Jésus, par les mérites de votre sainte Enfance, pardonnez-nous, sauvez-nous!

Imprimatur: Argentinae, die 9° mai 1952, L. Neppel. v.g.

lundi 16 juillet 2007

Prière efficace à l'Enfant Jésus, révélée par la Sainte-Vierge

au vénérable Père Cyrille de la Mère de Dieu, Carme déchaussé, à Prague

O Enfant Jésus, j'ai recours à Vous. Je Vous en prie, par votre Sainte Mère, assistez-moi dans cette nécessité (ici l'on expose l'objet de sa demande), car je crois fermement que votre Divinité peut me secourir. J'espère avec confiance obtenir votre sainte grâce. Je Vous aime de tout mon coeur et de toutes les forces de mon âme. Je me repens sincèrement de mes péchés; et je Vous supplie, ô bon Jésus, de me donner la force d'en triompher. Je prends la résolution de ne plus jamais Vous offenser; et je viens m'offrir à Vous, dans la disposition de tout souffrir plutôt que de Vous déplaire. Désormais, je veux Vous servir avec fidélité. Pour l'amour de Vous, ô Divin Enfant, j'aimerai mon prochain comme moi-même. Enfant plein de puissance, ô Jésus, je Vous en conjure de nouveau, assistez-moi dans cette circonstance (nommez-la), faites-moi la grâce de Vous posséder éternellement avec Marie et Joseph; et de Vous adorer avec les Saints Anges de la Cour céleste. Ainsi soit-il.

Vidi. Gandae, 25 Aug. 1885, F. Devos C.L.C.

Le Souvenez-Vous au Divin Enfant Jésus

L'Enfant Jésus miraculeux de PragueSouvenez-Vous, ô divin Enfant Jésus, de la promesse si douce que vous avez daigné faire vous-même à votre dévote servante, la vénérable Marguerite du Saint-Sacrement, lorsque vous lui disiez ces paroles si pleines de consolation pour notre coeur triste et accablé: "Recours à mon Coeur, et chaque fois que tu voudras obentir une grâce, ne manque jamais de me la demander par les mérites de ma sainte Enfance, car je ne te la refuserai point." Rempli de confiance en votre parole, ô divin Enfant Jésus, si miséricordieux et toujours fidèle dans vos promesses, je viens à vos pieds vous exposer mes peines. Aidez-moi à mener une vie sainte, afin d'arriver sûrement à l'éternelle patrie, et par les mérites de votre Incarnation et de votre sainte Enfance, ô divin Enfant Jésus, par l'intercession aussi de votre auguste Mère et des saints archanges Michel et Gabriel, daignez m'accorder la grâce que je sollicite... Je l'implore avec la plus vive instance, car vous savez combien j'en ai besoin. Non, non, ô doux Enfant Jésus, je ne serai point trompé dans mon espérance. Je me jette dans les bras de votre tendresse, de votre miséricorde et de votre puissance, persuadé que vous écouterez ma prière et que je ne me relèverai pas de vos pieds sans avoir été consolé et exaucé. Ainsi soit-il.

Imprimatur: Argentinae, die 9° mai 1952, L. Neppel, v.g.

Prière à Jésus, notre espérance, composée par Saint Alphonse

Sacré-Coeur de JésusMon Jésus, je serai bien injuste envers votre miséricorde et votre amour, si, après avoir reçu tant de preuves de la tendresse que vous avez pour moi et de la volonté que vous avez de me sauver, je doutais de votre amour et de votre miséricorde. O mon bien-aimé Rédempteur, je suis un pauvre pécheur; mais vous avez dit que vous êtes venu pour chercher les pécheurs. Je suis un pauvre malade; mais vous êtes venu pour guérir les malades, en disant que ceux qui se portent bien, n'ont pas besoin de médecin. Je me suis perdu par mes péchés; mais vous êtes venu pour sauver ceux qui étaient perdus. Qu'ai-je donc à craindre, si je veux me corriger et vous appartenir? Je ne dois me défier que de moi-même, de ma propre faiblesse; mais ma faiblesse et ma misère doivent augmenter ma confiance en vous, qui avez assuré que vous êtes le refuge des pauvres, et qui avez promis d'exaucer leurs désirs. Voici donc la grâce que je vous demande, ô mon Jésus: faites que j'aie confiance en vos mérites et que je ne cesse jamais de me recommander à Dieu en votre nom.
Imprim. +Joannes Fidelis, Epp. Curien.

Neuvaine à l'Immaculée Conception

Maria Immaculata with Child JesusIndulgences: 1. 300 jours chacun des 9 jours, 2. indulgence plénière pendant la neuvaine ou dans la huitaine qui la suivent aux conditions ordinaires.

Prière préparatoire pour chaque jour

Venez, Esprit-Saint, remplissez les coeurs de vos fidèles, et allumez en eux le feu de votre divin amour.
V. Envoyez votre esprit et tout sera créé:
R. Et vous renouvellerez la face de la terre.

ORAISON: O Dieu qui avez instruit et éclairé les coeurs de vos fidèles par les lumières de votre Esprit-Saint, envoyez-nous ce même Esprit, qui nous fasse connaître et aimer le bien, et qui répande toujours sur nous la joie de ses divines consolations. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

On récite une des neuf prières ci-dessous en ajoutant quelques Ave Maria, les Litanies de la S. Vierge et le Tota pulchra avec l'oraison.

NEUF PRIÈRES - pour chaque jour de la neuvaine. (Traduit de la plus ancienne en usage à Rome.)

PREMIER JOUR
Me voici à vos pieds, Vierge Immaculée; je me réjouis vivement avec vous de ce que, de toute éternité, vous avez été choisie pour être la mère du Verbe incarné, Fils du Dieu éternel, et de ce que vous avez été préservée du péché originel. - Je remercie et je bénis la Très Sainte Trinité qui vous a accordé ce privilège dans votre Conception. - Je vous supplie humblement de m'obtenir la grâce de triompher des tristes suites que le péché originel a laissées en moi; de grâce, faites que je les surmonte et que je ne cesse jamais d'aimer mon Dieu.

DEUXIÈME JOUR
O Marie, lis de pureté immaculée, je me réjouis avec vous de ce que, dès le premier instant de votre Conception, vous avez été comblée de grâces et douée du parfait usage de votre raison. - Je remercie et j'adore la Très-Sainte Trinité qui vous a enrichie de dons si précieux, et je me confonds en votre présence, en me voyant si dépourvu de grâces. - O vous qui avez reçu une si grande abondance de biens célestes, daignez en faire part à mon âme, faites-moi participer aux trésors de votre Immaculée Conception!

TROISIÈME JOUR
O Marie, rose mystique de pureté, je me réjouis avec vous de ce que, dans votre Immaculée Conception, vous avez glorieusement triomphé du serpent infernal, en étant conçue sans la tache du péché originel. - Je remercie et je loue de tout mon coeur la Très Sainte Trinité qui vous a accordé un si grand privilège. - Je vous supplie de m'accorder la force nécessaire pour surmonter les embûches du démon et ne plus souiller mon âme par le péché. Ne me refusez jamais votre puissant secours, et faites que je triomphe toujours sous votre protection, de tous les ennemis de mon salut éternel!

QUATRIÈME JOUR
O Vierge Marie, miroir de pureté immaculée, je me réjouis au delà de toute expression, en pensant que, dès le moment de votre Conception, vous avez possédé, avec tous les dons du Saint Esprit, les vertus infuses les plus sublimes et les plus parfaites. - Je remercie et je loue la Très Sainte Trinité qui vous a favorisée de ces privilèges. - Je vous supplie, Mère de bonté, de m'obtenir la grâce de pratiquer la vertu et de me rendre par là digne de recevoir les dons et les grâces de l'Esprit-Saint!

CINQUIÈME JOUR
O Marie, astre resplendissant de pureté, je me réjouis avec vous de ce que le mystère de votre Immaculée Conception a été le principe du salut du genre humain et la joie du monde entier. - Je remercie et je bénis la Très Sainte Trinité qui vous a ainsi exaltée et glorifiée. - Je vous supplie de m'obtenir la grâce de savoir profiter de la passion et de la mort de Jésus, afin que le sang qu'Il a répandu pour moi sur la croix, ne me soit pas inutile; mais, au contraire, que, menant une vie sainte, je pense me sauver par ses mérites!

SIXIÈME JOUR
O Marie, étoile brillante de pureté immaculée, je me réjouis avec vous de ce que votre Immaculée Conception a causé une très grande joie à tous les anges du Paradis. - Je remercie et je bénis la Très Sainte Trinité qui vous a fait part d'un si beau privilège. - O Marie, obtenez-moi la grâce de participer un jour à cette joie, et de pouvoir, dans la compagnie des anges, vous louer et vous bénir pendant toute l'éternité!

SEPTIÈME JOUR
O Marie, aurore naissante de pureté immaculée, pénétré d'admiration, je me réjouis avec vous de ce que, dans le moment même de votre Conception, vous avez été confirmée en grâce et rendue impeccable. - Je remercie et j'exalte la Très Sainte Trinité qui n'a accordé qu'à vous seule ce privilège tout particulier. - Obtenez-moi, Vierge sainte, une horreur profonde et continuelle pour le péché, le plus grand de tous les maux, et la grâce de plutôt mourir que de le commettre jamais.

HUITIÈME JOUR
O Vierge Marie, soleil sans tache, je me réjouis avec vous de ce que, dans votre Conception, le Seigneur vous a conféré plus de grâces que n'eneurent jamais tous les anges et tous les saints, au comble de leurs mérites. - Je remercie et j'admire la souveraine libéralité de la Très Sainte Trinité qui vous a accordé ce privilège. - O Marie, faites que je corresponde fidèlement à la grâce divine et que je n'en absue plus désormais; changez mon coeur, et que, dès à présent, je commence à reconnaître mes fautes et à m'en corriger.

NEUVIÈME JOUR
O Marie, vierge et mère tout ensemble, lumière brillante de sainteté et de pureté immaculée, à peine conçue, vous avez adoré profondément votre Dieu et l'avez remercié de ce qu'il voulait bien se servir de vous pour anéantir l'ancien arrêt de malédiction porté contre le genre humain et pour répandre d'abondantes bénédictions sur les enfants d'Adam. - O Marie, faites que ces bénédictions allument dans mon coeur l'amour de Dieu; enflammez ce coeur, afi que j'aime mon Dieu constamment, et que, le possédant dans l'éternité, je puisse lui témoigner une vive reconnaissance pour les privilèges incomparables qu'il vous a accordés, et jouir du bonheur de vous voir couronnée de tant de gloire!

IMPRIMATUR: Metis, die 6 Octobris 1904, +WILLIBRORDUS, Episc. Met.
Imprimerie des Orphelins-Apprentis, Guénange (Lorr.)
Extrait du: Souvenir du Cinquantenaire 1854 - 1904 - Tribut à l'Immaculée par St Bonaventure avec suite de prières.

dimanche 15 juillet 2007

Tota pulchra - Vous êtes toute belle, ô Marie!

Queen of Heaven and EarthV. Vous êtes toute belle, ô Marie!
R. Vous êtes toute belle, ô Marie!
V. Et la tache originelle n'est point en vous.
R. Et la tache originelle n'est point en vous.
V. Vous êtes la gloire de Jérusalem.
R. Vous êtes la gloire d'Israël.
V. Vous êtes l'honneur de notre peuple.
R. Vous êtes l'avocate des pécheurs.
V. O Marie!
R. O Marie!
V. Vierge très prudente,
R. Mère pleine de clémence,
V. Priez pour nous,
R. Intercédez pour nous auprès de Jésus-Christ Notre-Seigneur.

V. O Vierge bienheureuse, vous avez été immaculée dans votre Conception,
R. Priez pour nous le Père dont vous avez enfanté le Fils.

PRIONS: O Dieu, qui par la Conception immaculée de la Vierge avez préparé à votre divin Fils une demeure digne de lui; nous vous en supplions, ô vous qui, en la prévision de la mort de ce même Fils, l'avez préservée de toute tache, accordez-nous, par son intercession, d'arriver jusqu'à vous purs de tout péché. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

Indulgence de 300 jours une fois par jour, plénière, aux granes Fêtes de la Vierge. (Pie X, 23 Mars 1904)