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mardi 29 janvier 2008

Chemin de la Croix - Quatorzième Station: Jésus est mis dans le Sépulcre


Les Disciples pieux, dans leur douleur inexprimable, de parfums précieux embaument son corps adorable, et dans un sépulcre nouveau ils déposent leur cher fardeau, avec vous, Maître aimable, puissé-je être au tombeau!


Voici donc ô Jésus, notre cher Rédempteur, voici donc où repose votre corps adorable, le précieux gage de notre salut. Faites que notre plus grande consolation, dans cette vallée de larmes, soit de nous occuper des supplices et de la mort ignominieuse que vous avez endurée pour nous racheter. Et parce que vous n'avez voulu être placé dans un sépulcre nouveau, que pour nous faire connaître que c'était avec un nouveau coeur, que nous devions nous approcher de vous dans le Sacrement de votre amour, daignez nous purifier, de toutes nos taches, et nous rendre dignes de nous asseoir souvent à votre sacré banquet.
Ensevelissez dans ce même tombeau toutes nos iniquités et nos convoitises, afin que, mourant à nos passions et à toutes les choses d'ici bas pour mener avec vous une vie cachée en Dieu, nous méritions de faire une fin heureuse et de vous contempler à découvert dans la splendeur de votre gloire.

Pater noster, etc. Ave Maria. Glória Patri, etc.
V. Miserére nostri Dómine. R. Miserére nostri. V. Fidélium ánimae per misericórdiam Dei, requiéscant in pace. R. Amen.

Notre Père, etc. Je vous salue. Gloire soit au Père, etc.
V. Ayez pitié de nous, Seigneur. R. Ayez pitié de nous. V. Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. R. Ainsi soit-il.

Cantique final

Vous l'avez vu souffrir, votre Sauveur, troupe chrétienne, vous l'avez vu mourir! Qu'à jamais votre coeur retienne tous les traits de sa passion; objet de notre affection, que la Croix vous soutienne dans votre affliction.

V. Adorámus te, Christe et benedícimus tibi.
R. Quia per sanctam Crucem tuam redemísti mundum.

V. Nous vous adorons ô Jésus, et nous vous bénissons.
R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.

Parce, Domine
Parce, Dómine, parce pópulo tuo: Ne in aetérnum irasáris nobis. (3 fois)

V. Pardonnez Seigneur, pardonnez à votre peuple.
R. Ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

V. Dómine, non secúndum peccáta nostra fácias nobis.
R. Neque secúndum iniquitátes nostras retríbuas nobis.
V. Ora pro nobis, Virgo dolorosíssima.
R. Ut digni efficiámur promissiónibus Christi.

ORAISON. - Daignez Seigneur, nous vous en conjurons, jeter un regard de miséricorde sur cette famille pour laquelle Jésus-Christ n'a pas hésité à se livrer entre les mains de ses bourreaux, et à subir le supplice de la Croix.
O Jésus, Fils du Dieu vivant, qui à la sixième heure avez été attaché à la croix pour la rédemption du monde, et avez répandu votre sang précieux pour la rémission de nos péchés, nous vous supplions en toute humilité qu'après notre mort nous soyons admis dans le séjour de la gloire.
Que la bienheureuse Vierge Marie, votre Mère, dont la très sainte âme fut percée d'un glaive de douleur au moment de votre passion, veuille bien intercéder pour nous maintenant et à l'heure de notre mort: nous vous en supplions, ô Seigneur Jésus!
R. Ainsi soit-il.

Cantique de Pénitence
Je n'ai qu'une âme
(Mélodie Pieité, mon Dieu)


  1. Que les mortels ont peu d'intelligence
    Quand de la terre ils ne font que rêver!
    En auront-ils toujours la jouissance?
    Je n'ai qu'une âme, et je veux la sauer!

    Refrain:
    Je n'ai qu'une âme - Qu'il faut sauver;
    De l'éternelle flamme - Je veux la préserver (bis)

  1. Comment peut-on pour un moment d'ivresse
    Par le démon se laisser enlacer?
    Que de regrets suivront cette faiblesse!
    Je n'ai qu'une âme, et je veux la sauver!

    Refrain

  2. Quand tout le monde, enivré par le vice,
    Pour les enfers se ferait enrôler,
    Pour moi du feu je crains trop le supplice:
    Je n'ai qu'une âme, et je veux la sauver!

    Refrain

  3. Reine du ciel, ô ma Mère chérie,
    De tout péché diagnez me préserver:
    Priez pour moi, bonne et tendre Marie,
    Je n'ai qu'une âme, et je veux la sauver!

    Refrain
Exercise du Chemin de la Croix - Prières et Chants - Pour le Diocèse de Strasbourg, 1948, Editions F.-X. Le Roux & Cie, Imprimeurs de l'Évêché, Strasbourg

dimanche 20 janvier 2008

Chemin de la Croix - Treizième Station: Jésus est déposé de la croix et remis à sa mère


De la croix détaché, les yeux éteints, le corps livide, victime du péché, percé par un fer déicide, Jésus à sa mère est rendu. Marie a le coeur éperdu, et toi pécheur pefide, tu n'es point confondu?

Considérons la douleur extrême de cette tendre Mère après la mort de Jésus, son divin Fils. Elle reçoit ce précieux dépôt entre ses bras; elle contemple son visage pâle, sanglant et défiguré; elle voit ses yeux éteints, sa bouche fermée, son côté ouvert, ses mains et ses pieds percés. Cette vue est pour elle un martyre ineffable et dont Dieu seul peut connaître le prix.

O Marie! c'est nous qui sommes la cause de votre affliction, et ce sont nos péchés qui ont transpercé votre âme en attachant Jésus-Christ à la Croix. Daignez, ô Mère de miséricorde, obtenir notre pardon et nous permettre d'adorer dans vos bras notre amour crucifié. Imprimez tellement dans nos âmes les douleurs que vous ressentîtes au pied de la Croix, que nous n'en perdions jamais le souvenir.

mardi 8 janvier 2008

Chemin de la Croix - Douzième Station: Jésus meurt sur la croix


Du Fils de l'Éternel ici s'accomplit le martyre, sur ce sanglant autel le Maître de la vie expire... Une lance perce son coeur, l'astre du jour pâlit d'horreur. La nature en délire frémit pour toi, pécheur.


Considérons Jésus, le Dieu de toute sainteté, expirant entre deux scélérats, et admirons la douleur et la force de son amour. Il demande à son père le pardon de ses bourreaux; il promet sa gloire au bon larron; il remet son âme entre les mains de son père; il annoce que tout est consommé, et il expire pour nous. Au même instant toutes les créatures publient sa divinité. La nature entière s'attriste et semble vouloir s'anéantir en voyant expirer son Créateur.
O pécheurs! n'y aura-t-il que vous qui demeurerez insensibles à ce spectacle attristant? Jetez un regard sur votre Sauveur; voyez l'état affreux où vos crimes l'ont réduit. Il vous pardonne cependant, si votre repentir est sincère: il a ses pieds attachés pour vous attendre, ses bras étendus pour vous recevoir, son côté ouvert et son coeur blessé pour répandre sur vous toutes ses grâces, sa tête penchée pour vous donner le baiser de paix et de réconsiliation. Accourons donc tous auprès de sa croix, mourons pour lui puisqu'il est mort pour nous.

lundi 31 décembre 2007

Chemin de la Croix - Onzième Station: Jésus est attaché à la croix


Les bourreaux inhumains procèdent au dernier supplice, fixent ses pieds, ses mains sur le bois de son sacrifice: ses membres sont percés de clous, le sang, il jaillit sous les coups. O divine justice! Nous épargnerez-vous?


Considérons Jésus-Christ s'offrant à ses bourreaux pour être crucifié, et s'étendant lui-même sur l'arbre de la Croix. Quels tourments ne dut-il pas endurer dans le temps que les coups de marteau enfonçaient les clous dans ses pieds et dans ses mains adorables! Alors sa chair se déchire, ses os se froissent, ses nerfs se rompent, ses veines se brisent. Le sang coulant à grands flots épuise ses forces, et ajoute à de si horribles supplices celui de la soif la plus ardente.
O péché, maudit péché! c'est toi qui fus la cause de cette mer de douleurs dans laquelle nous contemplons la victime de notre salut. Ah! chrétiens, quel excès d'amour! quelle immense charité! Qu'à cette vue nos coeurs se déchirent et s'embrasent; qu'ils renoncent à tous les plaisirs de la terre; qu'ils soient sans cesse crucifiés avec celui de Jésus, et que nos yeux versent des torrents de larmes.

mercredi 19 décembre 2007

Chemin de la Croix - Dixième Station: Jésus est dépouillé de ses vêtements


Comme un agneau muet, sans proférer la moindre plainte, au terme du trajet arrive la victime sainte. De sueur et de sang mouillé, son vêtement est tout souillé; dans une rude étreinte son corps est dépouillé.


Considérons combien fut grande la douleur de Jésus-Christ lorsque les bourreaux lui arrachèrent ses habits. Toutes les plaies qui avaient collé sa robe contre sa chair sacrée, se rouvrirent en ce moment pour lui faire souffrir à la fois tous les tourments de la flagellation. Mais ce qui lui fut encore plus sensible, c'était de se voir exposé tout nu à la vue d'une foule immense de spectateurs.
O Jésus, divin Agneau, vous voilà donc parvenu au lieu de votre supplice, sans que vous ayez ouvert la bouche pour vous plaindre! Ah! que votre silence est éloquent et énergique! Avec quelle force ne nous prêche-t-il pas la nécessité de réprimer nos impatiences et nos murmures! Vous vous laissez encore dépouiller de vos vêtements, pour expier le malheur que nous avons eu de perdre le don précieux de la grâce. Daignez donc nous le faire recouvrer, et nous dépouiller entièrement du vieil homme, afin que nous ne vivions plus que selon les sentiments de votre coeur adorable.

samedi 15 décembre 2007

Chemin de la Croix - Neuvième Station: Jésus tombe pour la troisième fois


Accablé de langueur, chargé du péché qui l'oppresse, sous sa croix le Sauveur pour la troisième fois s'affaisse. Pécheur, c'est ton iniquité, ta malice, ta dureté, c'est ta coupable ivresse qui l'a tant contristé.


Considérons l'adorable Jésus arrivé au sommet du Calvaire. Il jette alors ses regards sur le lieu où il va bientôt être sacrifié à la fureur de ses ennemis. Ce qui l'occupe en ce moment, ce sont nos chutes sans fin et l'inutilité de son sang pour un grand nombre de pécheurs. Cette pensée cruelle le consterne et afflige son tendre coeur plus que tous les supplices qu'il doit encore souffrir. Elle jette son âme dans une si profonde tristesse et dans un si cruel abattement que, ses forces venant à lui manquer, comme dans son agonie, il se laisse aller la face contre terre.

O Jésus, victime d'amour, voici donc que vous allez être immolé pour le salut des hommes. Daignez nous appliquer les mérites de votre sacrifice dans le temps, afin que nous puissions vous offrir celui de nos louanges pendant l'éternité.

mercredi 5 décembre 2007

Chemin de la Croix - Huitième Station: Jésus console les filles d'Israël qui le suivent

Fugel, Kreuzweg, 8. Station

O filles d'Israël, ne pleurez point sur ma souffrance; sur vous de l'Eternel implorez plutôt la clémence, afin qu'au bienheureux séjour Il daigne vous admettre un jour. Ah! faites pénitence pour gagner son amour.



Admirons ici la générosité incomparable de Jésus-Christ. Il oublie, pour ainsi dire ses propres souffrances, afin de ne s'occuper que de celles des saintes femmes, et de leur procurer des consolations dont elles avaient besoin dans le grand abattement où son état déplorable les avait jetées. En leur recommandant de ne point pleurer sur lui, mais plutôt sur elles-mêmes et sur leur perfide patrie, il nous a fait sentir que son coeur serait peu sensible à notre compassion, si nous ne commencions par pleurer nos péchés, qui sont la seule cause de ses douleurs.
O aimable Jésus, vrai consolateur des âmes affligées, daignez jeter sur nous des regards de tendresse et de miséricorde; faites-nous la grâce de vous accompagner constamment dans le Chemin de la Croix, avec les filles de Jérusalem, afin d'y entendre comme elles des paroles de vie, et d'y jouir de vos ineffables consolations.



jeudi 29 novembre 2007

Chemin de la Croix - Septième Station: Jésus tombe à terre pour la seconde fois

Le Sauveur sous la croix, trahi par ses forces mourantes, une seconde fois tombe sur ses mains défaillantes, arrosant ses pas de ses pleurs, de son sang et de ses sueurs. Ah! ces chutes fréquentes, c'est votre oeuvre, pécheurs.


Considérons l'Homme-Dieu succombant derechef. Contemplons cette sainte victime étendue par terre sous le faix horrible du bois de son sacrifice, exposée de nouveau à la cruauté des soldats et de ses meurtriers. C'est encore pour nous donner des preuves de son amour infini que Jésus-Christ permet cette seconde chute. Il veut aussi nous montrer par là que retombant si souvent dans le péché, nous ne devons jamais néanmoins perdre confiance, mais tout espérer de sa miséricorde, et qu'au milieu des plus grandes afflictions, il ne faut pas se laisser aller au découragement; que la voie du ciel est semée de ronces et d'épines; que pour être glorifié, il faut d'abord passer par le creuset des souffrances.
O Jésus, notre force, préservez-nous de toute rechute, et ne permettez pas que nous ayons le malheur, en nous perdant, de rendre inutitles tant de fatigues et de peines que vous avez endurées pour nous délivrer de la mort éternelle.

mardi 30 octobre 2007

Chemin de la Croix - Sixième Station: Une femme pieuse essuie la face de Jésus-Christ

O visage brillant hier encore de tant de lumière, aujourd'hui tout sanglant, où donc est la beauté première? Sous ces mêmes traits de douleur, console-moi dans le malheur; jusqu'à l'heure dernière sois gravé dans mon coeur.


Considérons l'action héroïque de cette sainte femme qui s'avance à travers la foule des soldats pour voir son divin Maître. Elle l'aperçoit tout couvert de crachats, de poussière, de sueur et de sang. Un tel spectacle attendrit son âme jusqu'aux larmes; et, son amour la mettant au-dessus de toute crainte, elle s'approche de Jésus, essuie ce visage défiguré, cette auguste face qui ravit tous les Saints, devant laquelle tous les Anges se couvrent de leurs ailes, ne pouvant en soutenir l'éclat.
O Jésus, le plus beau des enfants des hommes, en quel état vous a réduit votre amour pour nous! Non, jamais vous n'avez été plus digne de nos adorations et de nos hommages. Nous vous adorons donc, et, prosternés devant votre divine Majesté, nous vous supplions d'oublier toutes nos offenses, et de rendre à notre âme son ancienne beauté, qu'elle a perdue par le péché.

jeudi 4 octobre 2007

Chemin de la Croix - Cinquième Station: Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter sa croix

Le Sauveur épuisé sous l'arbre de salut chancelle dans sa marche, exposé à faire une chute nouvelle, Simon, désigné par le choix, vient avec lui porter la croix. Ainsi, chrétien rebelle, sers-tu le Roi des rois?


Considérons la grande bonté de Jésus-Christ envers nous. S'il permet qu'on l'aide à porter sa Croix, ce n'est pas qu'il manque de force, étant celui qui soutient l'univers; mais il veut nous enseigner à unir nos souffrances aux siennes, et à partager avec lui son calice d'amertume.
O Jésus, notre Maître, vous en avez bu le plus amer, et vous ne nous en avez laissé que la plus petite partie. Ne permettez pas que nous soyons assez ennemis de nous-mêmes pour la refuser. Faites, au contraire, que nous l'acceptions volontiers, afin de nous rendre dignes de participer aux torrents de délices dont vous enivrez vos élus dans la terre des vivants.

samedi 22 septembre 2007

Chemin de la Croix - Quatrième Station: Jésus rencontre sa très sainte Mère

Jésus, se relevant, poursuit le chemin du Calvaire; défiguré, sanglant, Il rencontre sa tendre mère... Hélas! quel glaive de douleurs transperce à cet instant leurs coeurs! Pour cette scène amère n'aurons-nous point de pleurs?


Considérons combien il fut douleureux pour ce divin Fils de voir cette mère chérie dans des circonstances si cruelles; et pour Marie, de voir son aimable Fils traîné inhumainement par une troupe de scélérats, au milieu d'un peuple innombrable qui le charge d'injures. A cette vue, son coeur maternel est percé de mille glaives, et est livré à toutes les angoisses. Elle voudrait délivrer notre Sauveur, mais elle sait qu'il faut que notre salut s'opère ainsi. Unissant donc le sacrifice de son amour à celui de son Fils, elle partage toutes ses souffrances, et s'attache à lui jusqu'au dernier soupir.

O Marie, Mère de douleur, obtenez-nous cet amour ardent avec lequel vous accompagnâtes Jésus-Christ sur la montagne sainte, et cette fermeté que vous fîtes paraître au pied de la Croix, afin que nous y demeurions constamment avec vous, et que rien ne puisse jamais nous en séparer.

jeudi 20 septembre 2007

Chemin de la Croix - Troisième Station: Jésus tombe sous le poids de sa croix


Considérons Jésus-Christ entré dans la route du Calvaire. Le sang qu'il avait répandu dans la flagellation et le couronnement d'épines l'a tellement affaibli qu'il tombe sous son pesant fardeau, et ne se relève qu'après les outrages les plus sanglants, qu'il endure sans témoigner aucun sentiment d'indignation. Voilà comment il a voulu expier toutes nos chutes, et nous apprendre à nous relever par les austérités de la pénitence, quand nous avons eu le malheur de retomber dans l'abîme du péché.
O bon Jésus! tendez-nous une main secourable au milieu de tant de dangers auxquels nous sommes exposés. Diagnez nous fortifier dans nos faiblesses, afin qu'après vous avoir suivi courageusement sur le Calvaire, nous puissions y goûter le fruit délicieux de l'arbre de vie, et devenir éternellement heureux avec vous.

lundi 17 septembre 2007

Chemin de la Croix - Deuxième Station: Jésus est chargé de sa croix

V. Adorámus te, etc. V. Nous vous adorons, etc.

Kreuzweg Station 02Considérons avec quelle douceur notre divin Maître reçoit sur ses épaules meurtries et ensanglantées le terrible instrument de son supplice. C'est ainsi qu'il veut nous enseigner à porter notre croix, en acceptant avec la plus grande résignation les maux qui nous sont envoyés du ciel, ou qui nous viennent de la part des créatures.
O Jésus! ce n'était point à vous à porter cette croix, puisque vous étiez innocent; mais à nous, misérables pécheurs, chargés de toutes sortes d'iniquités. Donnez nous donc la force de vous imiter, en supportant sans murmure les revers et les disgrâces de cette vie, qui, dans l'ordre admirable de votre providence paternelle, doivent être pour nous l'occasion de satisfaire à votre justice, et le moyen d'arriver à la céleste patrie.

Pater noster, etc. Notre Père, etc.

vendredi 10 août 2007

Chemin de la Croix - Première Station

En quittant l'Autel pour aller à la première Station, on chante la Strophe suivante:

Première Station

Jésus est garrotté;
Après la trahison, l'outrage,
Infâme cruauté!
Le soldat lui crache au visage.
Devant Pilate il est traîné,
D'épines il est couronné;
La mort est le partage
Du Juste condamné.

V. Nous vous adoron, ô Jésus, et nous vous bénissons.
R. Parce que vous avez rachté le monde par votre sainte Croix.
V. Adorámus te, Christe, et benedícimus tibi.
R. Quia per sanctam Crucem tuam redemisti mundum.

PREMIÈRE STATION

Gebhard Fugel, Kreuzweg, 1. Station

Jésus est condamné à mort

Considérons la soumission admirable de Jésus lorsqu'il reçoit cette injuste sentence, et tâchons de bien nous persuader que ce ne fut pas seulement Pilate qui le condamna, mais nous tous ici présents, et tous les pécheurs de l'univers qui demandent sa mort. Disons-lui donc, pénétrés de la plus vive douleur:
O adorable Jésus! puisque ce sont nos crimes qui vous ont conduit au trépas, faites que nous les détestions de tout notre coeur, afin que notre repentir et notre pénitence nous obtiennent pardon et miséricorde.

Notre Père, etc. Je vous salue.
Gloire soit au Père, etc.
V. Ayez pitié de nous, Seigneur.
R. Ayez pitié de nous.
V. Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix.
R. Ainsi soit-il.

Pater noster etc. Ave Maria.
Glória Patri, etc.
V. Miserére nostri Dómine.
R. Miserére nostri.
V. Fidelium ánimae per misericórdiam Dei, requiéscant in pace.
R. Amen.

jeudi 9 août 2007

Exercice du Chemin de la Croix - Prière que l'on doit faire au Maître Autel

O Jésus, notre aimable Sauveur, nous voici humblement prosternés à vos pieds, afin d'implorer votre divine miséricorde pour nous et pour les âmes des fidèles qui sont morts. Daignez nous appliquer à tous les mérites infinis de votre sainte Passion, que nous allons méditer. Faites que, dans cette voie de soupirs et de larmes où nous entrons, nos coeurs soient tellement contrits et repentants que nous embrassions avec joie toutes les contradictions, les souffrances et les humiliations de cette vie.
Et vous, ô Marie! qui la première nous avez enseigné à faire le CHEMIN DE LA CROIX, obtenez de l'adorable Trinité qu'elle daigne accepter, en réparation de tant d'injures qui lui sont faites, les affections de douleurs et d'amour, dont l'Esprit vivificateur nous favorisera pendant ce saint exercice.

Offrande du Chemin de la Croix

Seigneur mon Dieu, daignez, par votre miséricorde infinie, m'admettre à vous suivre dans le Chemin de la Croix et m'accorder les indulgences attachées à ces 14 stations que je vais faire.
Soyez, divin Jésus, mon guide et mon soutien dans ce saint exercice, afin qu'il soit pour votre plus grande gloire, le salut de mon âme et le soulagement des fidèles trépassés. Ainsi soit-il.

Exercice du Chemin de la Croix - Avant-Propos

Prières et Chants - Nouvelle Édition approuvée pour le Diocèse de Strasbourg - 1948

Avant-Propos

La dévotion du "Chemin de la Croix" ne saurait trop être recommandée à tous les fidèles. Elle consiste à méditer, devant 14 tableaux ou stations, sur la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, à partir de sa condamnation à mort jusqu'à sa sépulture. Les cantiques que l'on chante, les méditations et les prières que l'on fait devant chaque station, nous font connaître l'immense amour de Notre-Sauveur pour nous. Ils excitent en notre âme des sentiments de sincère contrition pour nos nombreux péchés et suscitent en nous la ferme résolution d'aimer toujours davantage Celui qui a donné sa vie pour notre salut.
Les personnes les plus versées dans les questions spirituelles affirment que la pratique fréquente du "Chemin de la Croix" est un des meilleurs moyens pour vaincre nos mauvais penchants et acquérir de solides vertus. On recommande ce pieux exercice surtout aux pécheurs qui ont le sincère désir de se convertir.
Pour nous stimuler à faire bien souvent le "Chemin de la Croix", la sainte Eglise a accordé à cette dévotion de riches indulgences:
Tous les fidèles, isolés ou en groupe, qui le coeur contrit pratiquent le pieux exercice du chemin de la croix, érigé légitimement suivant les prescriptions du Saint-Siège, peuvent gagner:
a) Une indulgence plénière chaque fois (toties quoties) qu'ils accomplissent le chemin de la croix;
b) Une autre indulgence également plénière si le jour même où ils ont pratiqué ce saint exercice, ou si, dans un délai d'un mois après avoir accompli dix fois ledit exercice, ils s'approchent de la sainte Table;
c) Une indulgence partielle de dix ans et dix quarantaines, autant de fois qu'ils auront parcouru de stations, au cas où, pour un juste motif, ils n'auraient pu terminer l'exercice déjà commencé.
Ces indulgences sont également applicables aux âmes du Purgatoire.
(Décr. S. Pén. Apostol. - 20.10.1931)

Voici les conditions à remplir pour les gagner:
  1. Il faut être en état de grâce.
  2. Il faut, en méditant sur la Passion de N.-D., aller de station en station. Seulement, si l'exercice se fait en commun, il suffit de se lever au commencement de chaque nouvelle méditation.

Le Très Saint-Père a bien voulu également étendre ces indulgences à ceux qui ne peuvent, pour un motif raisonnable, réciter tous les Pater, Ave et Gloria prescrits pour gagner l'indulgence plénière, afin qu'ils acquièrent l'indulgence partielle de dix ans et dix quarantaines autant de fois qu'ils auront récité de Pater, Ave et Gloria; et que si quelqu'un, par suite de la gravité de la maladie, peut seulement baiser ou même seulement regarder le crucifix bénit à cet effet, sans y ajouter une oraison jaculatoire, il puissse ganger aussi l'indulgence plénière.

Imprimatur, die 21 Februarii 1946 - C. Kolb v.g.