vendredi 20 août 2010
Croisade pour les vocations
lundi 21 juillet 2008
Après l'Offrande à l'Amour Miséricordieux - 04
31. - Est-il nécessaire et suffisant, pour être une vraie Victime d'Amour, de réciter souvent l'Acte d'Offrande composé par Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus?
- Non, ce n'est pas nécessaire, car Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus nous a dit, dans la formule même de cet Acte: "Je veux, ô mon Bien-Aimé, à chaque battement de mon cœur, vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois", ce qui ne comporte la récitation d'aucune parole; et ce n'est pas suffisant, la donation plénière de la Victime d'Amour étant, avant tout, "une disposition du cœur".
Elle ne dépend donc pas de l'usage plus ou moins fréquent d'une formule quelconque. Néanmoins, la Sainte Église, voulant inviter les fidèles, non seulement à réaliser cet Acte d'Offrande, mais encore à se pénétrer des pensées et des paroles mêmes de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus qui le répétait souvent, a enrichi de précieuses indulgences le texte de la prière qui a jailli du cœur de la Sainte, sous le souffle de l'Ésprit divin.
Voici le détail de ces indulgences:
INDULGENCES attachées à perpétuité à la récitation de l'ACTE D'OFFRANDE composé par Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus (a partir de ces mots: "Afin de vivre dans un acte de parfait amour..."):
1° 3 ANS toutes les fois que les fidèles réciteront d'un cœur contrit et avec dévotion cet Acte d'Offrande.
2° Une indulgence PLÉNIÈRE chaque mois, aux conditions ordinaires, à quiconque aura récité cet Acte tous les jours du mois.
Donné à Rome, à la S. Pénitencerie, 31 juillet 1923 et 23 décembre 1935.
à
l'Amour miséricordieux du bon Dieu
(Prière indulgenciée)
"... Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m'offre comme Victime d'holocauste à votre amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme, les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en Vous, et qu'ainsi je devienne martyre de votre Amour, ô mon Dieu!...
"Que ce martyre, après m'avoir préparée à paraître devant Vous, me fasse enfin mourir, et que mon âme s'élance sans retard dans l'éternel embrassement de Votre miséricordieux Amour.
"Je veux, ô mon Bien-aimé, à chaque battement de mon cœur, vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois, jusqu'à ce que, les ombres s'étant évanouies, je puisse vous redire mon Amour dans un face à face éternel!..."
Petit Catéchisme de l'Acte d'Offrande de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus comme Victime d'Holocauste à l'Amour Miséricordieux du Bon Dieu.
mardi 15 juillet 2008
Après l'Offrande à l'Amour Miséricordieux - 03
- Elle ne vise que l'Amour, "le don le plus excellent (I Cor. XIII, 31.)." C'est à l'Amour Miséricordieux - c'est-à-dire doux et compatissant - du bon Dieu, qu'elle s'abandonne, sans autre désir que de l'aimer et de le faire aimer, sans retour sur elle-même et ce qui peut lui advenir.
"C'est l'enfant qui se livre aux vouloirs de son Père, pour souffrir ou jouir, au gré de son amour ("Rien d'impossible pour être un Saint." Carmel de Lisieux.)."
26. - Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus envisageait-elle donc une disposition plus parfaite que le désir de la souffrance?
- Oui, et c'est ce que précise, dès ses premières lignes, la formule de l'Acte d'Offrande: "Je désire, ô mon Dieu, accomplir parfaitement votre volonté."
A la fin de sa vie, notre Sainte confirme ainsi sa pensée sur ce point: "Je ne sais plus rien demander avec ardeur, excepté l'accomplissement parfait de la volonté de Dieu sur mon âme... Je ne désire plus la souffrance ni la mort. Longtemps je les ai appelées comme des messagères de joie... Aujourd'hui, c'est l'Abandon seul qui me guide, je n'ai point d'autre boussole."
Et elle répète sur son lit de mort: "Je n'aime pas mieux une chose que l'autre. Ce que le bon Dieu aime mieux et choisit pour moi, voilà ce qui me plaît davantage. C'est ce qu'il fait que j'aime!"
27. - Est-ce pour cela que notre Sainte appelle la Victime d'Amour "heureuse Victime"?
- Oui, c'est précisément parce que cet Abandon, "fruit délicieux de l'Amour (Saint Augustin)", est suavité, même dans la souffrance. L'Amour, en effet, "rend doux ce qu'il y a de plus amer (Im. III, v, 3.)."
Sans doute "il a ses temps d'épreuve comme ses temps de jouissance (Id. Réflexion)", mais il possède toujours le privilège unique de pouvoir transformer la douleur en joie, joie non sensible, peut-être, comme cet Amour même, mais "au-dessus de toute joie" et que Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus avait expérimentée lorsqu'elle chantait: "Oui, souffrir en aimant, c'est le plus pur bonheur... Ma joie est d'aimer la souffrance..."
C'est cette joie parfaite, fleur exquise de l 'Amour, qu'elle entrevoit comme apanage des heureuses Victimes de sa Légion et qu'elle veut léguer à ses sœurs comme gage suprême de sa tendresse fraternelle: "Je ne vous promets pas de vous épargner les épreuves, leur disait-elle, avant de les quitter pour le Ciel, mais je vous les ferai aimer, et vous en viendrez à dire avec moi: Vous me comblez de joie, Seigneur, par tout ce que vous faites (Ps. XCI, 4.)."
28. - En résumé, ne peut-on pas coclure que l'Acte d'Offrande à l'Amour Miséricordieux procure le vrai bonheur de l'âme Victime?
- Oui, l'âme Victime, en faisant appel à la "tendresse infinie du bon Dieu", a tout à gagner en paix et joie intérieures, car la charité divine envahissant un cœur humain ne peut qu'y apporter tous les germes de bonheur.
De plus, l'Acte d'Offrande, en livrant l'âme à la merci de l'Amour MISÉRICORDIEUX, lui acquiert l'assurance que cet Amour "aura compassion de sa faiblesse, la traitera - en toute rencontre, à travers toutes les vicissitudes de l'exil - avec douceur, avec MISÉRICORDE" et une souveraine libéralité.
Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus le proclamait dans cette "épreuve dernière (Histoire d'une Âme, Chap. IX.) qui, de son propre aveu, lui enlevait tout sentiment de jouissance: Jamais je n'ai si bien senti que le Seigneur est doux et miséricordieux!..." Et, déjà descendue dans les angoisses et les ombres de la mort, elle redisait encore, comme un chant de victoire: "Je ne me repens pas de m'être livré à l'Amour, au contraire!..."
29. - Mourir d'amour, serait-ce donc mourir dans les transports?
- Si la mort d'amour implique, pour l'âme Victime, une disposition foncière de paix et d'amoureuse confiance, elle ne suppose pas, cependant, la suppression des souffrances, qui sont, dans la mort, le tribut du péché.
Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus nous le fait remarquer, elle qui reçut une communication très grande de souffrances rédemptrices: "Notre-Seigneur est mort sur la Croix, dans les angoisses, et voilà pourtant la plus belle mort d'amour qu'on ait jamais vue! Mourir d'amour, ce n'est pas mourir dans les transports."
Elle avait tenu à en avertir ses sœurs au début de sa maladie: "Ne vous faites pas de peine, leur disait-elle, si je souffre beaucoup et si vous ne voyez en moi aucun signe de bonheur au moment de la mort... Notre-Seigneur est bien mort Victime d'amour, et voyez quelle a été son agonie!"
Mais les souffrances des derniers instants, dispensées à chaque âme différemment, selon les desseins de la Sagesse divine, sont néanmoins adoucies pour la Victime d'Amour, par la certitude que Celui en qui elle s'est aveuglément confiée "lui donnera du courage en proportion de ses souffrances... Je n'ai pas peur, si elles augmentent a-t-elle le droit de redire avec Sainte Thérèse, car Il augmentera en même temps ma patience."
30. - Que signifie donc, en réalité, l'expression Mourir d'amour?
- D'après la pensée de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, et sans prétendre épuiser les secrets de la divine Miséricorde, cette expression mourir d'amour signifie, qu'à l'heur suprême, le bon Dieu fera "déborder, avec une profusion insoupçonnée, les flots de sa tendresse infinie sur la Victime d'Holocauste, la préparant, en un instant, à paraître devant Lui et rompra tout à coup la toile de sa vie (C'est le mot de notre Sainte inspiré par St Jean de la Croix:)" sous la pression de son Amour.
Parce qu'elle est celle de la plus extrême MISÈRE pour tous les fils d'Adam, cette heure de détresse provoquera l'Amour MISÉRICORDIEUX du Père céleste, à s'épancher totalement, au delà de toute mesure, sur la petite Victime, jusqu'à la transformer en Lui dans un "embrassement éternel..."
Cette mort toute d'amour, splendide conclusion d'une existence terrestre, n'est pas nécessairement sentie, ni manifestée au dehors; elle n'est pas liée à des signes extérieurs de joie, ni même de pleine connaissance ou de dévotion. Mais, comment ne pas croire qu'elle se produit infailliblement selon que la Victime fidèle l'aura espéré de la Miséricorde du bon Dieu, car il est magnifique dans ses récompenses, "il peut faire en nous infiniment au delà de tout ce que nous demandons ou conservons (Eph. III, 21.) et "c'est le glorifier que d'espérer de Lui de grandes choses (Saint Jean de la Croix.)."
lundi 16 juin 2008
Après l'Offrande à l'Amour Miséricordieux - 02
- L'auteur de l'Imitation répond avec Sainte Thérèse: "Dès qu'on commence à se rechercher soi-même, à l'instant on cesse d'aimer." (L. III, v. 7.) Cela, parce qu'on remeuble son cœur, il n'est plus vide et la place offerte à l'Amour s'en trouve diminuée...
L'Imitation dit encore: "Qui n'est pas prêt à s'abandonner entièrement à la Volonté de son Bien-Aimé ne sait pas ce que c'est que d'aimer." (Ib. 8.)
Enfin l'Évangile nous apprend que celui qui manque de miséricorde envers son prochain, par là même, fait obstacle à l'effusion de l'Amour miséricordieux du bon Dieu en son âme (Cf. Mt. XVIII, 33.), car le Seigneur se servira envers nous de la mesure dont nous nous servons envers les autres. (Mt. VII, 2; Lc. VI, 38.)
21. - Est-ce à dire que les vraies Victimes d'Amour ne faibliront jamais, au moins sur ces trois points?
- Non et Sainte Thérèse les en prévient elle-même, en les rassurant: "Sans doute, dit-elle, on peut tomber, on peut commettre des infidélités; mais l'Amour, sachant tirer profit de tout, a bien vite consumé tout ce qui peut déplaire à Jésus, ne laissant plus au fond du cœur qu'une humble et profonde paix."
L'âme peut donc se voir au-dessous de ses aspirations, sans cesser d'être très agréable au bon Dieu. Si, à chaque chute, elle recourt à une humilité sincère, elle progresse dans la ferveur, car l'Amour trouve en elle le vase vide qu'il cherche. Notre Sainte l'assure hardiment: "Dans un acte d'Amour, même non senti, tout est réparé, et au-delà."
22. - Quel sera donc le moyen, pour la Victime d'Amour, d'atteindre la sainteté?
- Elle compte uniquement et en toutes circonstances sur l'Amour, attendant toute Vertu de l'infinie puissance et de la libéralité de cet Amour Miséricordieux auquel elle s'est livrée sans réserve. Elle connaît son "incapacité à gravir, par ses propres efforts, même la première marche de l'escalier de la sainteté", mais "elle sait à qui elle s'est confiée" (II Tim. 1, 2), et elle redit au Seigneur, suivant la formule même de son Acte d'Offrande:
"Je désire être sainte, mais je sens mon impuissance, et je vous demande, ô mon Dieu, d'être Vous-même ma sainteté. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. (Is. LXIV. 5.) Je veux donc me revêtir de votre propre Justice et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même."
23. - Mais quel foyer, ici-bas, alimentera cette constante Vie d'Amour?
"Le Foyer divin où l'âme Victime ira puiser la Vie", sera la Sainte Communion, cette invention sans rivale de l'Amour Miséricordieux du bon Dieu avide de fusionner avec l'humaine misère... C'est cette "fusion" mystérieuse et incomparable, que - par son Acte d'Offrande - Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus aspirait à voir prolonger et resserrer, spirituellement, en tous les instants de sa vie, disant au bon Dieu avec une humble hardiesse: "C'est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah! je ne puis recevoir la sainte communion aussi souvent que je le désire; mais Seigneur, n'êtes-vous pas Tout-Puissant? Restez en moi comme au Tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie." (Le mot hostie est, pour elle, équivalent de Victime.)
24. - Et par quel signe extérieur se révèlera la sincérité de cette Vie d'Amour?
- Par un accroissement constant de la vraie charité fraternelle qui est la conséquence naturelle du sincère Amour de Dieu.
Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus nous en fait la confidence, c'est après son Offrande à l'Amour Miséricordieux qu'elle reçut la grâce de "comprendre dans toute son étendue le précepte de la charité":
"Je m'appliquais surtout à aimer Dieu, explique-t-elle, et c'est en l'aimant que j'ai découvert le secret de son commandement nouveau... celui de nous entr'aimer les uns les autres comme Jésus lui-même nous a aimés... (Jn. XIII, 34.) Et elle le vérifiait, chaque jour, dans la pratique: "Plus je suis unie à Jésus, plus aussi j'aime toutes mes Sœurs". - Après elle, la vraie Victime d'Holocauste, livrée aux ardeurs consumantes de la Charité divine, pourra redire: "Depuis que cette douce flamme consume mon cœur, je cours avec délices, ô mon Dieu, dans la voie de votre commandement nouveau..."
samedi 31 mai 2008
Après l'Offrande à l'Amour Miséricordieux
Les devoirs de la victime d'amour, ses espérances, son attitude à l'égard de la souffrance, sa mort d'amour.
- Quelle est la disposition du cœur essentielle pour vivre en fervente Victime d'Amour?
- Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus nous répond: "Le seul désir d'être victime suffit...", désir sincère et persévérant, soutenu par la ferme espérance d'obtenir du bon Dieu, avec la totale effusion de son Amour, toutes les grâces qui permettront de le payer de retour. C'est dans ce sens que la Victime d'Amour redit avec Sainte Thérèse dans son Acte d'offrande: "Je suis certaine, ô mon Dieu, que vous exaucerez mes désirs...; je le sais, plus vous voulez donner, plus vous faites désirer."
19. - Mais quelle est la part de travail de l'âme Victime, sa coopération agissante à l'égard de l'Amour Miséricordieux?
- L'âme Victime d'Amour a une double tâche à remplir: l'une très active, l'autre apparemment passive, mais non moins généreuse.
Son premier devoir est de viser toujours plus à l'humilité, de chercher sans cesse à désencombrer son cœur, à le maintenir absolument vide de confiance en soi et de toute vaine recherche des créatures. "Il faut consentir à rester toujours pauvre et sans force, nous dit Sainte Thérèse, et voilà le difficile, car le véritable pauvre d'esprit, où le trouver? Il faut le chercher bien loin (Im. II, XI, 4.) c'est-à-dire dans la bassesse, dans le néant... Pour jouir des trésors de l'Amour Miséricordieux, dit-elle encore, il faut d'humilier, reconnaitre son néant, et voilà ce que beaucoup d'âmes ne veulent pas faire!..."
Le second devoir de l'Âme Victime, c'est de tendre de plus en plus à "l'Abandon du petit enfant qui s'endort sans crainte dans les bras de son Père", attitude d'enfance spirituelle à laquelle le nom de Victime n'est pas attribué sans raison, car "rien n'immole plus entièrement le moi, dans l'homme, que de devenir sincèrement petit (Mgr Gay)." Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus ne craint pas d'affirmer que "SEUL cet abandon livre réellement l'âme dans les bras de Jésus" et permet ainsi à son Amour de s'exercer en toute liberté, et selon toute l'étendue de sa puissance... C'est pourquoi dans son défi, jeté à l'âme plus faible que la sienne, elle l'assure que "des faveurs plus grandes encore, que celles dont elle a été comblée elle-même, seront son partage, pourvu qu'elle s'abandonne avec une entière confiance à la Miséricorde infinie du bon Dieu."
jeudi 15 mai 2008
Avant l'Offrande à l'Amour Miséricordieux - 04
14. - Cet Acte n'a-t-il pas, de plus, quelque portée apostolique?
- Oui, il procure à l'âme qui se livre sans réserve à l'Amour, un rayonnement apostolique intense, en vertu de la place privilégiée qu'il lui conquiert, de droit, dans le sein de l'Eglise:
"Dans le coeur de l'Eglise, ma Mère, je serai l'Amour", pourra-t-elle redire à la suite de Sainte Thérèse del 'Enfant-Jésus. Grâce à lui, "elle sera tout", contribuant en tous lieux, jusqu'à la fin des temps, à toutes les oeuvres de conquête évangélique, car "l'Amour renferme toutes les vocations... Lui seul fait agir les membres divers de la Sainte Eglise... il embrasse tous les temps et tous les lieux, parce qu'il est éternel."
Et l'efficacité de son rôle caché ne peut être dépassée par aucune autre acitivité, notre Sainte se plaît à nous le certifier avec Saint Jean de la Croix: "Le plus petit acte de pur amour est plus utile à l'Eglise que toutes les autres oeuvres réunies ensemble (Explication du Cantique Spirituel)."
15. - Toutes les âmes Victimes d'Amour auront-elles part aux mêmes prérogatives?
- Toutes les âmes victimes sont consumées, transformées par l'Amour, et le font rayonner, mais dans la mesure seulement où elles se livrent à cet Amour, où elles lui laissent toute sa liberté et son intensité d'action. Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus en prévient ses disciples: "On n'est consumé par l'Amour, qu'autant qu'on se livre à l'Amour."
Or, de même "qu'il y a plusieurs demeures dans la Maison du Père céleste (Jn. XIV, 2.)", il peut y avoir aussi bien des degrés dans la donation de soi-même... Si toutes les âmes Victimes d'Amour demeurent dans la fournaise, il peut s'en trouver néanmoins qui ne s'exposent pas pleinement à ses ardeurs, mai elles ont toutefois plus de grâces que celles qui n'y sont jamais entrées, une tendresse spéciale de Dieu les enveloppe jusqu'au dernier moment de leur exil.
Pour celles qui ne mettent pas de limites à l'effusion de l'Amour divin, le bon Dieu - comme pour sainte Thérèse - fera aussi "des merveilles qui surpasseront infiniment leurs immenses désirs."
16. - Ces parfaites Victimes d'Amour seront-elles nombreuses?
- Elles peuvent être légion, puisque Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, - et, après elle, le Vicaire de Jésus-Christ lui-même, le Pape Pie XI, au cours de la solennelle fonction de sa Canonisation - a conjuré le Seigneur de "se choisir une légion de petites Victimes dignes de son Amour..." et que notre Sainte a assuré, par ailleurs, "que toutes ses espérances seraient réalisées."
17. - Ne serait-il pas préférable, dans la crainte d'une défection, de renoncer à entrer dans "la légion des petites âmes Victimes d'Amour"?
- Oh! non, pas plus que la Sainte Eglise ne renonce à conférer le beptême à un enfant dont elle ignore la persévérance. Tout au contraire, elle l'enrôle dans ses rangs, heureuse d'avoir marqué un front du sceau de la Rédemption, d'avoir plongée un racheté dans la fontaine de la grâce. Ainsi, l'Offrande en Victime à l'Amour Miséricordieux du bon Dieu reste une source de bénédictions abondantes pour celui qui, d'un coeur sincère, ne fût-ce qu'un instant, est entré dans la Légion.
Toutesfois, si l'on veut ajouter à ce mérite celui de l'obéissance et s'assurer un guide en cette démarche - qu'il serait regrettable de faire à la légère - il peut être opportun de prendre conseil d'un directeur, son approbation étant toujours une grande sécurité, et ses encouragements une force, pour l'âme fidèle.
Suite: Après l'Offrande à l'Amour Miséricordieux
mercredi 30 avril 2008
Avant l'Offrande à l'Amour Miséricordieux - 03
Suite de "Avant l'Offrande à l'Amour Miséricordieux - 02" et de "Avant l'Offrande à l'Amour Miséricordieux [01]"
13. - Cet Acte ne procure-t-il pas cependant des avantages personnels à l'âme qui le fait?
- Oui, bien que notre Sainte ne les ait pas recherchés directement, son mobile ayant été dépourvu de tout intérêt propre. Voici, exprimés par elle-même, ces principaux avantages:
1° Une purification constante de l'âme, dont les imperfections sont sans cesse consumées par l'Amour: "Ah! depuis ce jour bienheureux de mon offrande, écrit Sainte Thérèse, l'Amour me pénètre et m'environne; à chaque instant, cet Amour Miséricordieux me renouvelle, me purifie et ne laisse en mon coeur aucune trace de péché."
2° Une perfection supérieure imprimée à tous les détails de la vie: "Quand une âme est entièrement livrée à l'Amour, toutes ses actions, mêmes les plus indifférentes sont marquées de ce cachet divin."
3° Une effusion toujours plus lumineuse de Vérité - c'est-à-dire d'humilité - car cet Amour est lumière en même temps que chaleur: "Mon âme est toute brillante et dorée, constatait Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, parce qu'elle est exprosée aux rayons de l'Amour. Si ce soleil divin ne m'envoyait plus ses feux, je deviendrais aussitôt obscure et ténébreuse." Et cette lumière entretient dans l'âme le sens toujours plus goûté de sa petitesse, de son néant, en même temps que celui de la Miséricorede divine: "Ce qui plaît au bon Dieu, comprend-elle avec notre Sainte, - mieux que les aspirations les plus généreuses - c'est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c'est mon espérance aveugle en sa Miséricorde... Voilà mon seul trésor..."
4° Après avoir vécu d'Amour, "l'âme s'élancera sans retard dans l'éternel embrassement de l'Amour Miséricordieux du bon Dieu - donc, sans passer par le purgatoire: Pour les Victimes d'Amour, promet en effet Sainte Thérèse, il n'y aura pas de jugement, mais le bon Dieu se hâtera de récompenser, par les délices étrnelles, son propre Amour qu'il verra brûler dans leur coeur... Le feu de l'Amour est plus sanctifiant que celui du purgatoire."
samedi 22 mars 2008
Avant l'Offrande à l'Amour Miséricordieux - 02
- Par ce mot de Victime, Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus entendait marquer une oblation totale d'elle-même à l'Amour divin, avec le désir que toute vie personnelle disparaisse, comme absorbée par cet Amour. - Elle a employé cet expression Victime d'Amour par opposition à celle de Victime de Justice dans un élan spontané de son coeur si délicat qui ne voulait pas que le plus bel attribut de Dieu soit moins favorisé que l'autre, qui a depuis longtemps ses Victimes.
9. - Que signifie ce mot d'Holocauste?
- Holocauste veut dire, suivant la pensée de la Sainte, que l'âme plongée "dans la délicieuse fournaise de l'Amour infini du bon Dieu" aspire à s'y consumer tout entière et à s'y transformer au point de devenir feu au perpétuel contact du Feu divin.
10. - C'est cela, sans doute, qu'elle appelle un martyre?
- Le martyre qui doit accompagner sa vie, c'est l'état d'âme créé par la tendresse infinie de Dieu débordant sans mesure, selon l'expression de Sainte Thérèse, dans un coeur humain forcément limité:
"Je vous supplie, dit-elle, de laisser déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous, et qu'ainsi je devienne martyre de votre Amour, ô mon Dieu!" Elle achève sa pensée: "Que ce martyre, après m'avoir préparée à paraître devant vous, me fasse enfin mourir."
Cette disproportion entre la tendresse infinie de Dieu et le coeur fini de la pauvre petite créature brisera un jour son enveloppe mortelle: c'est la mort d'amour.
11. - Mais, ne peut-on pas humblement penser: "Je ne suis pas appelé à ces hauteurs, cet Acte n'est pas fait pour moi?"
- Ecoutons Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus: "C'est ma faiblesse même qui me donne l'audace de m'offrir en Victime à votre Amour, ô Jésus!" Et encore: "Plus on est faibe et misérable, plus on est propre aux opérations de cet Amour consumant et transformant."
Et l'on pourrait dire que Thérèse - comme Jésus - est venue conquérir à l'Amour Miséricordieux "non les justes, mais les pécheurs (Mt. IX, 13)". "Autrefois, s'écrie notre Sainte, les hosties pures et sans taches étaient seules agréées par le Dieu fort et puissant; pour satisfaire à la justice divine, il faillait des victimes parfaites; mais à la loi de crainte a succédé la loi d'Amour, et l'Amour m'a choisie pour holocauste, moi, faible et imparfaite créature! Ce choix n'est-il pas digne de l'Amour? Oui, pour que l'Amour soit pleinement satisfait, il faut qu'il s'abaisse jusqu'au néant, et qu'il transforme en feu ce néant."
Souvenons-nous que "tout ce qu'a fait Thérèse, toutes les petites âmes peuvent le faire..." N'a-t-elle pas dit: "O Jésus! je sais que si, par impossible, tu en trouvais une plus faible que la mienne, tu te plairais à la combler de faveurs plus grandes encore..."
À suivre
vendredi 21 mars 2008
Avant l'Offrande à l'Amour Miséricordieux
- Quel est le but de cet Acte d'Offrande?
-- Dédommager le bon Dieu du refus que les créatures opposent à l'Amour qu'Il veut leur prodiguer. - Comment donne-t-on à Dieu ce dédommagement?
-- En lui offrant son coeur, afin qu' "Il y laisse déborder les flots de sa tendresse infinie (1)."
(1) Les passages imprimés en italique et placés entre guillemets, sans références, sont tirés des paroles textuelles de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus ou des fragments de ses écrits. - Cet Acte ne vise-t-il pas d'autres intentions?
-- Il en mentionne plusieurs autres, il est vrai, mais elles se ramènent toutes au but essentiel que nous venons de définir.
Voici ce que dit Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus à ce propos: "Je veux travailler pour votre seul Amour, ô mon Dieu, dans l'unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Coeur sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement."
On le remarquera: son désir de sauver les âmes n'est qu'une seconde intention, car si elle veut les sauver, c'est moins pour leur bonheur personnel, que pour procurer plus d'amour au bon Dieu. - Quelle est l'origine de cet Acte?
-- Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus nous l'apprend au livre de sa Vie:
"En l'année 1895, j'ai reçu, écrit-elle, la grâce de comprendre, plus que jamais, combien Jésus désire être aimé.
"Pensant, un jour, aux âmes qui s'offrent comme Victimes à la Justice de Dieu, afin de détourner, en les attirant sur elles, les châtiments réservés aux pécheurs, je trouvai cette offrande grande et généreuse, mais j'étais bien loin de me sentir portée à la faire.
"O mon Divin Maître! m'écriai-je au fond de mon coeur, n'y aura-t-il que votre Justice à recevoir des hosties d'holocauste? votre Amour Miséricordieux n'en a-t-il pas besoin, lui aussi? De toutes parts, il est méconnu, rejeté... les coeurs auxquels vous désirez le prodiguer se tournent vers les créatures, leur demandant le bonheur avec une misérable affection d'un instant, au lieu de se jeter dans vos bras et d'accepter la délicieuse fournaise de votre Amour infini.
"O mon Dieu! votre Amour mérpisé va-t-il rester en votre Coeur? Il me semble que si vous trouviez des âmes s'offrant comme Victimes d'Holocauste à votre Amour, vous les consumeriez rapidement, que vous seriez heureux de ne point comprimer les flammes de tendresse infinie qui sont renfermées en vous...
"Si votre justice aime à se décharger, elle qui ne s'étend que sur la terre, combien plus votre Amour Miséricordieux désire-t-il embraser les âmes, puisque votre Miséricorde s'élève jusqu'aux Cieux.
O Jésus, que ce soit moi cette heureuse Victime, consumez votre petite hostie par le feu du divin Amour!" - Pourquoi cette expression Amour Miséricordieux?
-- Miséricorde, "suivant la gracieuse étymologie que lui attribue Saint Augustin: Miseris-cor-dare (Fillon: Commentaire S. Math. (Grande Bible)", veut dire: donner son coeur aux misérables.
L'âme qui s'offre à l'Amour Miséricordieux du bon Dieu fait donc appel, par toutes ses misères, à cette tendance ineffable du Coeur divin qui l'incline irrésistiblement à s'épancher tout entier sur ce qui est bas et méprisable. - Dans quelles dispositions doit se trouver l'âme qui veut attirer en elle cet Amour Miséricordieux?
-- Dans une disposition d'humilité confiante. Elle doit s'offrir au bon Dieu comme un vase vide pour qu'Il y déverse les flots de son Amour, ou comme un foyer en attente auquel Il mettra l'étincelle, qu'Il embrasera du torrent de flammes dont elle voudrait se consumer. - Ne doit-elle pas, auparavant, se corriger de ses défauts ou, du moins, se perfectionner en quelque manière?
Elle se donne telle qu'elle est, sans apprêt: inutile de vouloir commencer par renre son fruit net, en enlever les impuretés, c'est l'Amour, aidé de sa bonne volonté, qui fera ce travail. ("J'étendrai ma main sur toi, dit le Seigneur, et je fondrai tes scories et j'ôterai toutes les parcelles de plomb." (Is. 1, 25)
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mardi 18 mars 2008
Offrande de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus comme victime d'holocauste à l'Amour Miséricordieux du Bon Dieu
"O mon Dieu, Trinité bienheureuse, je désire vous aimer et vous faire aimer, travailler à la glorification de la Sainte Eglise en sauvant les âmes qui sont sur la terre et en délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire. Je désire accomplir parfaitement votre volonté et arriver au degré de gloire que vous m'avez préparé dans votre royaume; en un mot, je désire être sainte, mais je sens mon impuissance, et je vous demande, ô mon Dieu, d'être Vous-même ma sainteté."Puisque vous m'avez aimée jusqu'à me donner votre Fils unique pour être mon sauveur et mon Epoux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi, je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu'à travers la Face de Jésus, et dans son Coeur brûlant d'amour.
"Je vous offre encore tous les mérites des Saints qui sont au Ciel et sur la terre, leurs actes d'amour et ceux des Saints Anges. Enfin je vous offre, ô bienheureuse Trinité, l'amour et les mérites de la Sainte Vierge, ma Mère chérie; c'est à elle que j'abandonne mon offrande, la priant de vous la présenter. Son divin Fils, mon Epoux bien-aimé, aux jours de sa vie mortelle, nous a dit: Tout ce que vous demanderez à mon Père, en mon nom, Il vous le donnera! Je suis donc certaine que vous exaucerez mes désirs... je le sais, ô mon Dieu, plus vous voulez donner, plus vous faites désirer. Je sens en mon coeur des désirs immenses, et c'est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah! je ne puis recevoir la sainte communion aussi souvent que je le désire; mais, Seigneur, n'êtes-vous pas Tout-Puissant? Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie...
"Je voudrais vous consoler de l'ingratitude des méchants et je vous supplie de m'ôter la liberté de vous déplaire. Si, par faiblesse, je tombe quelquefois, qu'aussitôt votre divin regard purifie mon âme, consumant toutes mes imperfections, comme le feu qui transforme toute chose en lui-même.
"Je vous remercie, ô mon Dieu, de toutes les grâces que vous m'avez accordées; en particulier de m'avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C'est avec joie que je vous contemplerai au dernier jour, portant le sceptre de la Croix; puisque vous avez daigné me donner en partage cette croix si précieuse, j'espère au Ciel, vous ressembler, et voir biller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion.
"Après l'exil de la terre, j'espère aller jouir de vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le ciel, je veux travailler pour votre seul Amour, dans l'unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Coeur sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement.
"Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous, les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes ouevres... Toutes nos justices ont des taches à vos yeux! Je veux donc me revêter de votre propre Justice, et recevoir de votre Amour la possession éternelle de vous-même. Je ne veux point d'autre trône et d'autre couronne que vous, ô mon Bien-Aimé!...
"A vos yeux, le temps n'est rien, un seul jour est comme mille ans. Vous pouvez donc, en un instant, me préarer à paraître devant vous...
"Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m'offre comme victime d'holocauste à votre Amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme, les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous, et qu'ainsi je devienne martyre de votre amour, ô mon Dieu!
"Que ce martyre, après m'avoir préparée à paraître devant vous, me fasse enfin mourir, et que mon âme s'élance, sans retard, dans l'éternel embrassement de votre Miséricordieux Amour!
"Je veux, ô mon Bien-Aimé, à chaque battement de mon coeur, vous renouveler cette offrande un mombre infini de fois, jusqu'à ce que, les ombres s'étant évanouies, je puisse vous redire mon amour dans un face à face éternel!!!"
Fête de la Très Sainte Trinité
Le 9 Juin de l'an de grâce 1895
Le fac-similé de cet Acte d'Offrande, écrit de la main de la Sainte, et qu'elle portait toujours sur son coeur:
Petit Catéchisme de l'Acte d'Offrande de Sainte Thérèse de l'Enfant -Jésus
Ce PETIT CATÉCHISME a pour but de répondre aux nombreuses demandes d'éclaircissements, formulées par des personnes désireuses d'imiter Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus dans son Acte d'offrande à l'Amour Miséricordieux du bon Dieu.
Il a semblé utile, pour leur lumière et la consolation d'un grand nombre, de fixer ici, de façon précise, d'après les textes originaux de la Sainte et les enseignements qu'elle a donnés à ses novices, l'ensemble de ses pensées au sujet de cet Acte, nouveau dans les annales de la Sainte Eglise, et qui a jailli spontanément de son coeur à l'apogée de sa vie spirituelle.
"Des océans de grâces, suivant son aveu, vinrent inonder son âme aussitôt après cette donation du 9 juin 1895." Le rêve de notre Sainte était de procurer le même bienfait à toutes les âmes de bonne volonté, sincèrement désireuses d'aimer le bon Dieu et de Lui plaire...
Puissent ces humbles pages leur porter à toutes, avec ses encouragments, son invitation pressante à faire à leur tour - des Miséricordes divines - la même bienheureuse expérience.
lundi 17 mars 2008
Petit Catéchisme de l'Acte d'Offrande de Sainte Thérèse de l'Enfant -Jésus
Nous faisons Nôtre cette prière de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus:
"O Jésus, Nous vous supplions d'abaisser Votre regard divin sur un grand nombre de petites âmes et devous choisir en ce monde une légion de petites victimes dignes de Votre Amour!"
(S.S. Pie XI, Homélie de la Messe de Canonisation de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus.)
(Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus.)
"Il n'y a qu'un petit nombre d'âmes à recevoir cette divine blessure: celles dont la vertu et l'esprit doivent se propager dans la succession de leurs enfants spirituels. Dieu donne aux chefs de famille des richesses et des grandeurs en rapport avec les destinées providentielles de leur postérité selon la grâce."
(Saint Jean de la Croix, "La vive flamme d'Amour."
Permis d'imprimer: + François-Marie, Evêque de Bayeux et Lisieux - Impr. St-Paul, av. de Verdun, Issy-Les Moulineaux (S.), 1er tr. 1945. Imp. No 107
mardi 6 novembre 2007
Mon Espérance
Je suis encore sur la rive étrangère;
Mais, pressentant le bonheur éternel,
Oh! je voudrais déjà quitter la terre
Et contempler les merveilles du ciel!
Lorsque je rêve à l'immortelle vie,
De mon exil je ne sens plus le poids;
Bientôt, mon Dieu, vers ma seule patrie
Je volerai pour la première fois!
Ah! donne-moi, Jésus, de blanches ailes
Pour que, vers toi, je prenne mon essor.
Je veux voler aux rives éternelles,
Je veux te voir, ô mon divin trésor!
Je veux voler dans les bras de Marie,
Me reposer sur ce trône de choix,
Et recevoir, de ma Mère chérie,
Le doux baiser pour la première fois!
Mon Bien-Aimé, de ton premier sourire,
Fais-moi bientôt entrevoir la douceur;
Ah! laisse-moi, dans mon brûlant délire,
Oui, laisse-moi me cacher en ton Coeur.
Heureux instant!... O bonheur ineffable!
Quand j'entendrai le doux son de ta voix...
Quand je verrai, de ta Face adorable,
L'éclat divin pour la première fois!
Tu le sais bien, mon unique martyre,
C'est ton amour, Coeur sacré de Jésus!
Vers ton beau ciel, si mon âme soupire,
C'est pour t'aimer... t'aimer de plus en plus.
Au ciel, toujours m'enivrant de tendresse,
Je t'aimerai sans mesure et sans lois;
Et mon bonheur me paraîtra sans cesse
Aussi nouveau que la première fois!
Ste Thérèse de l'Enfant Jésus
morte au Carmel de Lisieux, le 30 septembre 1897, à l'âge de 24 ans.
Lisez en ligne: L'Histoire d'une Âme
lundi 5 novembre 2007
Litanies de sainte petite Thérèse de l'Enfant-Jésus
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité-Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Marie, priez pour nous.
Saint Joseph, priez pour nous.
Sainte Thérèse de Jésus, mère spirituelle de la petite Thérèse, priez pour nous.
Saint Jean de la croix, précepteur de la petite Thérèse, priez pour nous.
Saints patrons et patronnes de la petite Thérèse, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, enfant bien-aimée de Dieu, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, "petite soeur de l'Enfant-Jésus", priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, prévenue par les grâces du Saint-Esprit, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, douce "fleur de la sainte Vierge Marie", priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, prodige de sainteté, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, consumée d'amour pour Dieu, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, modèle d'humilité, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, miroir de simplicité évangélique, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, pleine de confiance en Dieu, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, délicat fleuron de la couronne des vierges, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, animée de zèle pour la gloire de Dieu, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, "dévorée de la soif des âmes", priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, ardente à prier et à vous immoler pour les pécheurs, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, protectrice des prêtres et des missionnaires, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, "apôtre des apôtres", priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, fille aimante de notre Mère la sainte Eglise, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, "victime de l'Amour miséricordieux", priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, comblée de faveurs divines, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, qui brûliez "du désir de devenir sainte", priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, qui avez si parfaitement compris que Dieu est pour nous un tendre père, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, qui avez sondé les abîmes de la miséricorde divine, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, qui, dès votre plus tendre enfance, n'avez cherché qu'à plaire à Jésus, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, qui vous nourrissiez des leçons de l'Evangile, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, qui nous avez enseigné la voie d'enfance spirituelle, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, qui avez été passionnée pour les mystères de la croix, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, qui avez approfondi les secrets de la sainte Face, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, qui vous êtes sanctifiée par la fidélité aux petites choses, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, qui n'avez vécu que pour l'amour de Dieu, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, qui êtes morte dans un dernier acte d'amour pour Dieu, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, qui avez promis "de passer votre ciel à faire du bien sur la terre", priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, qui avez reçu "pour mission de faire aimer Dieu comme vous l'avez aimé", priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, couronnée de gloire au ciel et sur la terre, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, remplie de compassion pour nos souffrances, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, "mère des âmes", priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, ravisseuse des coeurs, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, semeuse de roses, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, fleur splendide du Carmel, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, gloire de l'Eglise catholique, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse, brillante étoile de la cour céleste, priez pour nous.
Sainte petite Thérèse de l'Enfant-Jésus, priez pour nous.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur,
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seingeur,
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur,
Jésus-Christ, écoutez-nous,
Jésus-Christ, exaucez-nous,
Priez pour nous, sainte petite Thèrèse,
Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.
Prions. Seingeur, qui avez dit: Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux! donnez-nous, nous vous en supplions, de suivre si fidèlement la bienheureuse vierge Thérèse, dans la voie de l'humilité et de la simplicité du coeur, que nous méritions de partager sa récompense éternelle, vous qui vivez et règnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il!
Couvent des Carmes, Gand
Cent jours d'indulgence. -Malines, 5 mai 1926. + Jos.-Ern, archév. de Maline.
Cinquante jours d'indulgence. - Bruges, 23 janv. 1926, + Gust.-Jos., Ev. de Bruges, Liège, 25 janv. 1926, + M.H. Rutten, Ev. de Liège, Namur, 29 janv. 1926, + Th.-Louis, Ev. de Namur, Gand, 14 janv. 1926, + Em.-Jean, Ev. de Gand., Tournai, 5 févr. 1926, + Gaston-Ant., Ev. de Tournai
Imprimi potest., Gandae, 10 Febr 1926, P. Thomas-Aquinas a SS.S.o.c.d. prov.
Imprimatur Gandae, 15 Febr. 1926, A. de Bock, Vic. gen.
La souffrance avec Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus
Ne craignons rien, il est là tout près de nous; il nous regarde; c'est lui qui nous mendie cette peine, ces larmes... Il en a besoin pour les âmes, pour notre âme; il veut nous donner une si belle récompense. Ah! je vous assure qu'il lui en coûte pour nous abreuver d'amertume, mais il sait que c'est l'unique moyen de nous préparer à le connaître comme il se connaît lui-même, à devenir des dieux nous-mêmes. (I Cor, XIII, 12; Ps. LXXXI, 6). Oh! quelle destinée! Que notre âme est grande! Élevons-nous au-dessus de ce qui passe, tenons-nous à distance de la terre; plus haut l'air est si pur! Jésus peut se cacher, mais on le devine...
La vie passe, l'éternité s'avance; bientôt nous vivrons de la vie même de Dieu. Après avoir été abreuvés à la source des amertumes, nous serons désaltérés à la source même de toutes les douceurs.
Demain, dans une heure, nous serons au port! Mon Dieu, que verrons-nous alors? Qu'est-ce donc que cette vie qui n'aura pas de fin? Mystère insondable! "L'oeil de l'homme n'a point vu la lumière incréée, son oreille n'a point entendu les incomparables mélodies des cieux et son coeur ne peut comprendre ce qui lui est réservé dans l'avenir". (I Cor. II, 9)
Le temps n'est qu'un mirage, un rêve; déjà Dieu nous voit dans la gloire, il jouit de notre béatitude éternelle. Que cette pensée fait de bien à mon âme. Je comprends alors pourquoi il nous laisse souffrir.
Notre-Seigneur n'impose jamais de sacrifice au-dessus de nos forces. Parfois, il est vrai, ce divin Sauveur nous fait sentir toute l'amertume du calice qu'il présente à notre âme. Lorsqu'il demande le sacrifice de tout ce qui est le plus cher au monde, il est impossible, à moins d'une grâce toute paticulière de ne pas s'écrier comme lui au jardin de l'Agonie: "Mon Père, que ce calice s'éloigne de moi..." Mais empressons-nous d'ajouter aussi. "Que votre volonté soit faite et non la mienne". (Mt. XXVI. 39).
Il est bien consolant de penser que Jésus, le divin Fort, a connu toutes nos faiblesses, qu'il a tremblé à la vue du calice amer, ce calice qu'il avait autrefois ardemment désiré.
Jésus connaît l'étendue de votre immolation, il sait que la souffrance de ceux qui vous sont chers augmente encore la vôtre; mais Lui-même a souffert ce martyre pour sauver nos âmes. Il a quitté sa mère, il a vu la Vierge Immaculée debout au pied de la croix, le coeur transpercé d'un glaive de douleur... Travaillons donc au salut des âmes, nous n'avons que l'unique jour de cette vie pour les sauver et donner ainsi au Seigneur des preuves de notre amour. Le lendemain de ce jour sera l'éternité et Jésus nous rendra au centuple les joies si douces que nous lui sacrifions.
La souffrance seule peut enfanter les âmes. Plus que jamais, ces sublimes paroles de Jésus me dévoilent leur profondeur: "En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé étant tombé en terre ne vien à mourir, il demeure seul; mais s'il meurt, il rapporte beaucoup de fruit". (Jn. XII, 24).
C'est bien plus par la souffrance et par la persécution que par de brillantes prédications que Dieu veut affermir son règne dans les âmes.
Si je ne souffrais pas de minute en minute, il me serait impossible de garder la patience; mais je ne vois que le moment présent, j'oublie le passé et je me garde bien d'envisager l'avenir. Si on se décourage, si parfois on désespère, c'est parce qu'on pense au passé et à l'avenir.
Quand je souffre beaucoup, quand il m'arrive des choses pénibles, désagréables, au lieu de prendre un air triste, j'y réponds par un sourire. Au début, je ne réussissais pas toujours; mais maintenant, c'est une habitude que je suis heureuse d'avoir contractée.
"C'est affreux ce que vous souffrez?" lui disait-on. - Non, ce n'est pas affreux, Jésus me donne à chaque instant ce que je puis supporter; pas davantage; et si, le moment d'après, il augmente ma souffrance, il augmente aussi ma force.
Cependant, je ne pourrais jamais lui demander des souffrances plus grandes, car je suis trop petite; elles deviendraient mes souffrances à moi; alors il faudrait que je les supporte toute seule; et je n'ai jamais rien pu faire toute seule.
Pour une souffrance supportée avec amour, nous aimerons davantage le bon Dieu pendant toute l'éternité.
(Extrais de paroles et écrits de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus).
Permis d'imprimer: + François-Marie, Évêque de Bayeux et Lisieux
jeudi 21 juin 2007
La Vierge du Sourire et Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus
PRIÈRE: O Marie, Mère de Jésus et la nôtre, qui, par un visible sourire, avez daigné consoler et guérir autrefois votre enfant privilégiée, Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, nous vous en supplions, venez nous consoler, nous aussi, dans les peines de cette vie; détachez nos coeurs de la terre, donnez-nous la santé de l'âme et du corps, affermissez-nous dans l'espérance, obtenez-nous enfin de jouir éternellement dans le Ciel de votre maternel et ravissant sourire. Ansi soit-il.mercredi 1 mars 2006
Première Communion de la Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus
"Ce n'est pas pour rester dans le ciboire d'or que Jésus descend chaque jour du ciel, mais afin de trouver un autre ciel, le ciel de notre âme où il prend ses délices"."Ma première Communion me restera toujours comme un souvenir sans nuages. Il me semble que je ne pouvait être mieux disposée...
"Ah! qu'il fut doux le premier baiser de Jésus à mon âme! Ce fut un baiser d'amour! Je me sentais aimée et je disais aussi: "Je vous aime, je me donne à vous pour toujours!" Jésus ne me fit aucune demande, il ne réclama aucun sacrifice. Depuis longtemps déjà, Lui et la petite Thérèse s'étaient regardés et compris... Ce jour-là, notre rencontre ne pouvait plus s'appeler un simple regard, mais une fusion. Nous n'étions plus deux: Thérèse avait disparu comme la goutte d'eau qui se perd au sein de l'océan; Jésus restait seul; il était le Maître, le Roi! Thérèse ne lui avait-elle pas donné sa liberté? Cette liberté lui faisait peur; elle se sentait si faible, si fragile, que pour jamais elle voulait s'unir à la Force divine.
"Et voici que sa joie devint si grande, si profonde, qu'elle ne put la contenir. Bientôt des larmes délicieuses l'inondèrent, au grand étonnement de ses compagnes qui plus tard se disaient l'une à l'autre: "Pourquoi donc a-t-elle pleuré?..." Elles ne comprenaient pas que toute la joie du Ciel venant dans un coeur, ce coeur exilé, faible et mortel, ne peut la supporter sans répandre des larmes.
Ainsi parlait la Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus en évoquant l'ineffable souvenir du beau jour de sa première Communion.
Ce jour, elle l'avait désiré pendant de longues années, avec une ferveur angélique. Toute petite elle supplia naïvement sa soeur aînée, une veille de Noël, de l'emmener à la Messe de minuit, voulant profiter des ténèbres pour aller à la Sainte-Table voler le petit Jésus. "Je me glisserai à côté de toi, disait-elle, on ne me verra pas... Est-ce-que je puis faire cela?" "Non! répondit sa soeur... et la petite Thérèse soupira....
A l'âge de dix ans, elle rencontra un jour, dans la rue, Mgr l'évêque de Bayeux, et, si sa soeur ne l'avait pas retenue, elle se serait élancée pour demander la permission de faire sa première Communion cette année-là, au lieu d'attendre à l'année suivante.
Enfin ce petit ange eut un désir si ardent de Jésus-Eucharistie que, depuis son départ de cette terre, il s'est plu à secourir d'une façon toute spéciale les enfants exposés, par la maladie, à voir retarder leur première Communion. Plusieurs petites filles, dont deux étaient atteintes de méningite et condamnées par la science à une mort certaine, dans un très court délai, ont été soudainement guéries après que l'on eût prié pour elles la Sainte Thérèse , et elles ont pu faire leur première Communion avec leurs petites compagnes.
La guérison d'une de ces enfants privilégiées mérite d'être racontée.
Le 2 janvier 1910, Marie X... âgée de onze ans, fut prise de fièvre et bientôt une coxalgie se déclara. Le traitement médical n'agissant point, la directrice de l'école engagea la fillette à prier Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus. "Mais, raconte-t-elle, la "petite Fleur" semblait sourde à nos supplications. Trois semaines avant la première Communion à laquelle elle devait prendre part, l'enfant allait au plus mal. Tout espoir de guérison était perdu.
"Or, dans la nuit du 30 au 31 mars, Marie ouvrant les yeux, vit, selon son expression, une jolie petite figure qui lui souriait. Elle fut légèrement effrayée et fit un signe de croix. L'apparition sourit davantage, sembla se rapprocher d'elle et lui dit: "Tu marchera dans peu de temps... aujour'hui même!" Puis elle resta quelques instants, toujours souriante, à contempler sa petite protégée tout à fait rassurée, et disparut...
"Le matin, l'heureuse voyante dit à ses parents: "Je vais marcher aujourd'hui; j'ai vu cette nuit ma "petite Fleur" qui me l'a dit." Elle n'avait jamais vu de photographie de Soeur Thérèse, mais son coeur lui disait que cette angélique vision ne pouvait être que la petite sainte invoquée par elle avec tant de confiance.
"Vers trois heures de l'après-midi, une voix suave et douce, qu'elle reconnaît bien, se fait entendre à son oreille: "Marche" dit-elle. La malade se lève aussitôt et court se jeter dans les bras de sa mère, qui ne peut croire à tant de bonheur...
"Il y avait trois mois que l'enfant ne marchait plus!
"Quelques jours plus tard, l'heureuse privilégiée vint nous voir et nous lui mîmes dans les mains l'Histoire d'une âme. Lorsqu'elle fut en face de la première gravure l'enfant s'écria: "C'est bien elle que j'ai vue, je la reconnais!"
"A partir du 31 mars, notre petite élève marcha très bien. Elle a eu le grand bonheur de faire sa première communion et d'être confirmée avec ses compagnes.
O Dieu, qui avez embrasé de votre Espirit d'Amour l'âme de la Sainte THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS, accordez-nous de vous aimer, nous aussi, et de vous faire beaucoup aimer.
Permis d'imprimer. + THOMAS, év. de Bayeux et Lisieux
Les personnes qui reçoivent des grâces attribuée à la Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus sont priées de les faire connaître au monastère des Carmélites de Lisieux.
mercredi 1 février 2006
Le Chapelet de l'Enfant Jésus dit Petite Couronne
approuvée par S.S. PIE IXParmi tant de pieuses pratiques par lesquelles on a coutume d'honorer l'Enfant Jésus miraculeux de Prague, il n'en est pas de plus efficace que la dévotion au petit chapelet de l'Enfant Jésus. On doit cette dévotion à la Vénérable Marguerite du Saint-Sacrement, carmélite. Cette religieuse morte en odeur de sainteté en 1648, à l'âge de 29 ans, se rendit célèbre par une grande dévotion envers l'Enfant Jésus, et par son zèle à la propager. Inspirée d'En-Haut, elle fit un chapelet composé de trois Pater pour honorer la Sainte Famille et de douze Ave Maria en l'honneur des 12 premières années de l'Enfant-Dieu. Jésus lui exprima combien cette pratique était agréable à son Coeur et lui fit voir, dans une révélation, ces petits chapelets brillants d'une lumière surnaturelle. Il promit à la Vénérable que ceux qui le porteraient et le réciteraient avec ferveur conserveraient la pureté et l'innocence.
Du temps de la Vénérable Soeur Marguerite, la récitation du petit chapelet obtint des prodiges de grâces spirituelles et temporelles. L'enfant Jésus continue de prendre plaisir à voir les âmes lui tresser cette couronne, et Il récompense d'une manière royale ceux qui se font les propagateurs de cette dévotion. Voici un fait entre mille: "Une personne, d'un âge fort avancé, ressentait vivement toutes les infirmités de la vieillesse: atteinte surtout de douleurs rhumatismales, elle pouvait à peine faire quelques pas et supportait difficilement son immobilité. Un jour qu'elle était très souffrante, elle reçut la visite d'un prêtre, son neveu, et lui demanda s'il ne connaissait pas quelque moyen de la soulager. Celui-ci lui conseilla de mettre toute sa confiance dans l'Enfant Jésus de Prague. "Ce Divin Enfant, dit-il, fait de véritables prodiges. Récitez son petit chapelet avec grande confiance, cette excellente pratique a tout pouvoir sur Lui." La brave femme se mit à réciter la Petite Couronne de l'Enfant Jésus en demandant le soulagment de ses douleurs. La grâce si vivement souhaitée ne se fit pas attendre; la souplesse commença à regagner les jambes, si bien qu'après avoir récité un certain nombre de fois le petit chapelet, elle devint aussi alerte qu'auparavant; elle put monter les escaliers, ce qui lui était impossible depuis longtemps, circuler, vaquer à toutes ses occupations sans la moindre gêne. Inutile d'ajouter qu'elle témoigna une reconnaissance sans bornes à son céleste bienfaiteur et qu'elle ne passa aucun jour sans réciter la Petite Couronne, instrument de sa guérison.
Toutes les personnes de sa connaissance qui avaient été témoins de sa paralysie si opiniâtre, s'empressèrent, à leur tour, de réciter la Couronne de l'Enfant Jésus et de mettre toute leur confiance en Lui. Imitons-les, en pensant à ces paroles de la Vénérable Soeur Marguerite: "Qu'on porte et récite le petit chapelet de l'Enfant Jésus comme un mémorial de la grandeur et de l'innocence de Jésus dans la crèche et comme un lien qui nous unit à Lui."
Dans la formule de bénédiction de la Petite Couronne, le prêtre dit: "Eloignez, Seigeneur, de ceux qui portent et récitent cette couronne, en l'honneur des 12 années de la Sainte Enfance de Jésus, les démons qui sèment le mal; chassez les ennemis tant de l'âme que du corps, gardez-les de tout danger, protégez-les toujours et faites qu'ils arrivent sûrement à la vie éternelle." Chacun, après avoir lu ces lignes, voudra en faire l'heureuse expérience. Qu'on récite la Couronne avec piété et confiance tout spécialement pendant l'Avent, durant les fêtes de Noël et le 25e jour de chaque mois pour honorer la Naissance du Fils de Dieu: "Ce jour est précieux par les grandes grâces que le Divin Enfant daigne répandre", dit la Vénérable Marguerite du Saint-Sacrement.
Manière de réciter la Couronne
On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."
On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.
1. L'Annonciation.
2. La Visitations.
3. La Naissance.
4. L'Adoration des Bergers.
5. La circoncision.
6. L'Adoration des Mages.
7. La Présentation au Temple.
8. La Fuite en Égypte.
9. Le Séjour en Égypte.
10. Le Retour de l'Égypte.
11. La Vie cachée à Nazareth.
12. Jésus au milieu des Docteurs.
CONSÉCRATION DES ENFANTS
au Saint Enfant Jésus de Prague
O Divin Enfant Jésus, qui aimez d'un amour de prédilection les enfants sages, pieux, obéissants, appliqués au travail! Moi ............... dans le but de me rendre de plus en plus agréable à vos yeux, je m'offre et me consacre entièrement à Vous, pour le présent et pour l'avenir. Je prends la ferme résolution de Vous aimer de tout mon coeur et d'imiter parfaitement toutes vos vertus. Accordez-moi la grâce de grandir incessamment en sagesse, en piété, en vertus. Daignez surtout, je Vous en supplie, ô Jésus, mon Divin Modèle! conserver intactes l'innocence et la pureté de mon coeur.
Carmel de Meaux (Seine-et-Marne). Cum consensu Ordinarii

